INTERSYNDICALE ENSEIGNEMENT SUPERIEUR – RECHERCHE
Examens universitaires : le gouvernement doit répondre aux revendications pour permettre à tous les étudiants de valider leur semestre
Par ses tergiversations et son refus de répondre clairement aux revendications portées par les personnels et les étudiants depuis 14 semaines, le gouvernement porte aujourd’hui l’entière responsabilité des conséquences de la poursuite du conflit au sein des universités. Il est comptable de la situation et de l’avenir des étudiants.
Les organisations soussignées condamnent l’attitude fermée et agressive du gouvernement. Elles refusent la dramatisation à laquelle se livre de manière irresponsable et dangereuse le gouvernement, au travers des déclarations de V. Pécresse, X. Darcos et F. Fillon. Elles dénoncent la volonté de la Ministre d’enfermer la mobilisation actuelle dans le débat sur les examens universitaires pour mieux se défausser de ses propres responsabilités.
Dans de nombreuses universités, les communautés universitaires, dans le respect des prérogatives des CEVU et CA, ont trouvé des modalités d’examens, aménagés ou non, qui se mettent déjà en oeuvre, ce que le gouvernement feint d’ignorer. Les discussions se poursuivent ailleurs. La force de cette exceptionnelle mobilisation réside dans son unité. En l’absence de réponses du gouvernement, les organisations soussignées estiment que la mobilisation doit se poursuivre. Ses formes doivent permettre à tous les étudiants de valider leur semestre et/ou leur diplôme dans les meilleures conditions.
La validation du semestre et l’obtention des diplômes doivent reposer sur une juste évaluation des étudiants. Celle-ci suppose la mise en oeuvre d’aménagements de la fin de l’année universitaire (report du calendrier de sessions d’examens, compléments de formations, cours de rattrapages, meilleure prise en compte du contrôle continu, modifications du contenu des épreuves ou de leur forme, etc.). Ces aménagements ne sauraient être un effacement du mouvement, comme le sous-entend la Ministre. Il appartient aux étudiants et aux personnels de décider des modalités les plus adaptées au sein de chaque université, en fonction de la situation locale afin qu’aucun étudiant ne soit pénalisé.
Nous exigeons que la Ministre et les présidents d’universités apportent les garanties suivantes, préalables à une organisation de la fin du semestre qui ne pénalise aucun étudiant :
- les examens ne doivent porter que sur les enseignements effectivement réalisés pour tous
- les modalités de rattrapages ne doivent en aucun cas priver les étudiants de leurs droits (suppression des sessions de rattrapage par exemple)
- le versement des bourses ne saurait être interrompu au motif d'un manque d'assiduité
La mobilisation particulièrement forte et unitaire dans les universités exige des réponses. La stigmatisation, la dramatisation et les provocations verbales sont de nature à renforcer l’incompréhension et l’exaspération au sein des universités. Le gouvernement doit trouver le chemin du dialogue au lieu de jeter de l’huile sur le feu. C’est à lui, en satisfaisant les revendications, de créer les conditions qui permettent aux étudiants de valider leur année.
Paris, le 12 mai 2009 SNESUP-FSU – SNCS-FSU – SNEP-FSU – SNTRS-CGT - UNEF – SLU - SLR
Bonjour à toutes et à tous,
Le blog de Michelet est resté quelque peu à l'abandon ces derniers jours, faute de temps.
Cependant sachez qu'il restera en activité temps qu'il y aura des informations à faire passer sur les difficultés que rencontre l'université.
Voici donc des nouvelles fraiches pour se rendre compte que, malgré tout ce qui se dit et cette période d'examens, le mouvement n'est pas terminé. Et pensez aussi que le blog reste un espace de dialogue, donc n'hésitez pas à laisser vos commentaires.
Pour commencer, prenez le temps de signer l'appel de Florence pour un enseignement de l'histoire de l'art dans tous les pays de l'Union : http://www.apahau.org/
Bien à vous tous.
Appel de Florence
Cet "appel de Florence" est mis en ligne dans différents pays de l'Union européenne pour lui assurer une large publicité et diffusion.
L'APAHAU, (Association des professeurs en Archéologie et Histoire de l'art des Universités) est une association loi 1901. Elle a pour but de créer un lien entre les enseignants-chercheurs en Archéologie et Histoire de l'Art des établissements de l’enseignement supérieur, de favoriser le développement des études dans ces domaines et d’aider à la diffusion des résultats de la recherche en France et à l’étranger. Elle publie une revue Histoire de l'art.
Un geste fort pour l’Europe : un enseignement de l’histoire de l’art dans tous les pays de l’Union. Chaque année, des millions de membres de l’Union européenne, ceux-là mêmes qui sont invités à voter le 7 juin, profitent du principe de libre circulation pour découvrir les paysages, les musées, les traces du passé et les œuvres d’art contemporain de leurs voisins européens. Comment faire de ce formidable mouvement, de ces multiples découvertes, en un capital européen, en une ressource pour l’édification de l’Europe ? En transformant, par un enseignement d’histoire de l’art à l’école, ce qui relève de la consommation en un processus d’acculturation, de prise de conscience d’un patrimoine commun, d’appropriation d’une histoire artistique vécue sous le signe de l’échange, depuis des millénaires, de Ségovie à Cracovie, d’Athènes à Édimbourg ou Copenhague, de Florence à Munich et à Budapest. Donner une dimension européenne à un tel enseignement d’histoire de l’art, qui n’existe à ce jour que dans quelques pays, l’instituer dans tous les pays d’Europe, ce serait, en associant les futurs citoyens d’Europe à leur propre histoire, donner un remarquable élan à une Europe de la culture. Alors que l’histoire de l’Europe a été faite pendant longtemps de conflits qui opposaient des peuples, de traités qui ont divisé arbitrairement un territoire, de langues imposées injustement, de dominations culturelles, alors que le fonctionnement de l’Union est vécu comme quelque chose de compliqué et de lointain, l’histoire des formes artistiques constitue pour l’Europe un continuel processus d’échanges, d’enrichissements mutuels à tout niveau de la création dans un espace commun, du modeste maçon de village (qui met en œuvre des savoirs et des références architecturales venant de différents pays), à Léonard de Vinci, Picasso et Ingmar Bergman. Ainsi, par l’apport des « Barbares », Rome put revivifier l’héritage artistique de la civilisation grecque ; dans l’Espagne des Omeyades se réalisa une brillante synthèse entre les cultures arabes et européennes, notamment dans l’architecture ; avant le premier conflit mondial, l’Art nouveau (également appelé selon les pays Jugendstil, Stile Liberty, Modern Style ou Modernismo) réunit, en dépit des tensions nationales et linguistiques, une communauté européenne des arts. Instituer un enseignement d’histoire de l’art à l’école dans tous les pays de l’Union permettrait à tous ses habitants de comprendre l’esprit de communauté artistique qui unit l’Europe depuis plus de trois millénaires. Les œuvres d’art, de la mosquée de Cordoue aux photos des châteaux d’eaux des Becher, étudiées dans leur dimension historique, sont la meilleure introduction aux religions, aux mouvement d’idées et aux civilisations qui ont forgé l’histoire du continent , et à la place artistique que peut tenir l’Europe dans la civilisation globale actuelle, alors que les formes artistiques empruntent de nouvelles voies et que les échanges s’accélèrent et se multiplient. Le langage des images, très présent dans les expressions les plus contemporaines, est commun à tous les citoyens de l’Union. Dans les 27 pays de l’Union, une formation d’au moins une heure hebdomadaire en histoire de l’art serait pour chaque jeune européen un moment précieux de rencontre avec la richesse artistique de sa cité, de son pays, de l’Europe, une incitation à la mobilité et à la découverte au sein du continent, d’intégration culturelle européenne dans le respect de l’histoire.. Du patrimoine industriel aux traditionnels beaux-arts, des vestiges archéologiques aux créations les plus contemporaines, cet enseignement serait naturellement ouvert : ouvert à toutes les composantes et populations qui forment l’Europe actuellement, et apte ainsi à mettre en confrontation les objets de la civilisation européenne avec les cultures du monde ; ouvert à l’avenir, en intégrant pleinement la création vivante. Un enseignement d’histoire de l’art, de l’école au lycée, dans tous les pays de l’Europe, est un geste que l’Union doit faire pour l’Europe, ses générations futures, la conscience de son avenir.
Signez l'appel ici :
mardi 12 mai 2009
A lire : Xavier Darcos sur RTL 11/05/09
Les propos de Xavier Darcos ...
J-M Aphatie : Certaines universités françaises vont entrer dans leur quinzième semaine de désordre. Parmi les causes de ces désordres, le décret qui réorganise la formation des futurs professeurs ; et une rumeur dit, Xavier Darcos, que vous pourriez modifier ce décret cette semaine. Vrai ou faux ?
Xavier Darcos : Non. Nous sommes en discussion. L'affaire est compliquée à comprendre du grand public, n'est-ce-pas. Il s'agit de savoir si oui ou non on va recruter les professeurs à bac + 5. Tout le monde est d'accord. C'est comme ça dans tous les pays développés et ça permettra surtout d'améliorer les débuts de carrière des enseignants. Ils seront mieux payés. Or, aujourd'hui, ils sont recrutés pour la plupart d'entre eux à bac + 3. Comment passe-t-on de bac + 3 à bac + 5. Bac + 3 en 2009 ; Bac + 5 en 2011. Comment fait-on entre les deux ? Donc, c'est la question que nous posons aujourd'hui. Nous avons déjà décidé de maintenir les épreuves, les mêmes que celles de naguère pour éviter que les préparations soient troublées. Maintenant, nous essayons de voir comment ceux qui seront dans l'intermédiaire en M1, c'est-à-dire en quatrième année, comment nous pourrons ou pas les recruter. Ce sont des questions qui sont aujourd'hui en discussion. Mais ça a toujours été l'objet de la discussion de fond.
J-M Aphatie : Mais vous espérez sortir quand même de tous ces troubles, cette semaine, en proposant des choses ou vous n'en proposerez pas de nouvelles aux partenaires syndicaux ?
Xavier Darcos : Mais nous ne faisons que cela. Il y a une commission même qui a été mise en place, qui est présidée par le recteur de Bordeaux, monsieur Marois et le président de Toulouse Mirail, monsieur Fillastre qui accompagnent les suivis de la réforme. La discussion n'a pas cessée. De toute façon, vous voyez bien, Jean-Michel Aphatie, ne tournons pas autour du pot, que dans les vingt universités qui sont -pour partie- encore troublées sur 85, il ne s'agit pas de savoir si on est pour ou contre ceci ou cela, il s'agit de quelques dizaines d'individus qui bloquent les établissements et qui font que les élèves les plus modestes, ceux qui financent leurs études, ceux qui ont besoin d'avoir leur diplôme avant l'été, ceux dont les familles se saignent aux quatre veines pour leur payer des études, eh bien ceux-là, ils seront dans une difficulté énorme. Ils ne pourront pas peut-être valider leur semestre. Les blocages qui persistent ne sont pas légitimes, selon vous aujourd'hui, Xavier Darcos ? Les blocages qui persistent nuisent aux étudiants les plus fragiles. Et pensez aux étudiants étrangers ! Aujourd'hui, il y a des étudiants qui vont avoir des diplômes partout, des diplômes prestigieux. Ils sont à Princeton, ils sont à Cambridge, ils sont à Law Down School of Economics, ils sont à Madrid's, ils sont à Hambourg et ils ne sont plus dans certaines de nos universités et tout cela est extrêmement grave. Je dis d'ailleurs à ces bloqueurs : méfiez-vous ! parce que l'opinion se retourne, les étudiants ne supportent plus, les familles non plus ; et il n'y aura pas de diplôme, il n'y aura pas de licence ès-grève, de mastère en pétition ou de doctorat en blocage. Donc, on ne donnera pas de diplôme à ceux qui auront fait en sorte que les universités ne fonctionnent pas.
J-M Aphatie : Certaines universités françaises vont entrer dans leur quinzième semaine de désordre. Parmi les causes de ces désordres, le décret qui réorganise la formation des futurs professeurs ; et une rumeur dit, Xavier Darcos, que vous pourriez modifier ce décret cette semaine. Vrai ou faux ?
Xavier Darcos : Non. Nous sommes en discussion. L'affaire est compliquée à comprendre du grand public, n'est-ce-pas. Il s'agit de savoir si oui ou non on va recruter les professeurs à bac + 5. Tout le monde est d'accord. C'est comme ça dans tous les pays développés et ça permettra surtout d'améliorer les débuts de carrière des enseignants. Ils seront mieux payés. Or, aujourd'hui, ils sont recrutés pour la plupart d'entre eux à bac + 3. Comment passe-t-on de bac + 3 à bac + 5. Bac + 3 en 2009 ; Bac + 5 en 2011. Comment fait-on entre les deux ? Donc, c'est la question que nous posons aujourd'hui. Nous avons déjà décidé de maintenir les épreuves, les mêmes que celles de naguère pour éviter que les préparations soient troublées. Maintenant, nous essayons de voir comment ceux qui seront dans l'intermédiaire en M1, c'est-à-dire en quatrième année, comment nous pourrons ou pas les recruter. Ce sont des questions qui sont aujourd'hui en discussion. Mais ça a toujours été l'objet de la discussion de fond.
J-M Aphatie : Mais vous espérez sortir quand même de tous ces troubles, cette semaine, en proposant des choses ou vous n'en proposerez pas de nouvelles aux partenaires syndicaux ?
Xavier Darcos : Mais nous ne faisons que cela. Il y a une commission même qui a été mise en place, qui est présidée par le recteur de Bordeaux, monsieur Marois et le président de Toulouse Mirail, monsieur Fillastre qui accompagnent les suivis de la réforme. La discussion n'a pas cessée. De toute façon, vous voyez bien, Jean-Michel Aphatie, ne tournons pas autour du pot, que dans les vingt universités qui sont -pour partie- encore troublées sur 85, il ne s'agit pas de savoir si on est pour ou contre ceci ou cela, il s'agit de quelques dizaines d'individus qui bloquent les établissements et qui font que les élèves les plus modestes, ceux qui financent leurs études, ceux qui ont besoin d'avoir leur diplôme avant l'été, ceux dont les familles se saignent aux quatre veines pour leur payer des études, eh bien ceux-là, ils seront dans une difficulté énorme. Ils ne pourront pas peut-être valider leur semestre. Les blocages qui persistent ne sont pas légitimes, selon vous aujourd'hui, Xavier Darcos ? Les blocages qui persistent nuisent aux étudiants les plus fragiles. Et pensez aux étudiants étrangers ! Aujourd'hui, il y a des étudiants qui vont avoir des diplômes partout, des diplômes prestigieux. Ils sont à Princeton, ils sont à Cambridge, ils sont à Law Down School of Economics, ils sont à Madrid's, ils sont à Hambourg et ils ne sont plus dans certaines de nos universités et tout cela est extrêmement grave. Je dis d'ailleurs à ces bloqueurs : méfiez-vous ! parce que l'opinion se retourne, les étudiants ne supportent plus, les familles non plus ; et il n'y aura pas de diplôme, il n'y aura pas de licence ès-grève, de mastère en pétition ou de doctorat en blocage. Donc, on ne donnera pas de diplôme à ceux qui auront fait en sorte que les universités ne fonctionnent pas.
"C dans l'air" F5 - émission du Lundi 11 Mai : " Qui veut tuer la Fac ?"
Le Lundi 11 Mai à 17h44, France 5 proposait, dans le cadre de l'émission "C dans l'air" présenté par Thierry Guerrier, un débat sur le mouvement universitaire intitulé "Qui veut tuer la fac?"
La vidéo vous est mise à disposition depuis le blog, il vous suffit de cliquer sur le titre de l'article.
C DANS L'AIR 11/05/09 17h45
Durée: 01:08
Episode: Numero 181
Magazine de 65' présenté par Thierry Guerrier et coproduit par France 5 / Maximal Productions. Réalisation : Jean-François Verzele, Jacques Willerlin et Pascal Hendrick. Rédaction en chef : Manuel Saint-Paul. Production : Jérôme Bellay. Musique : J. Baur. 2009.
La vidéo vous est mise à disposition depuis le blog, il vous suffit de cliquer sur le titre de l'article.
C DANS L'AIR 11/05/09 17h45
Durée: 01:08
Episode: Numero 181
Magazine de 65' présenté par Thierry Guerrier et coproduit par France 5 / Maximal Productions. Réalisation : Jean-François Verzele, Jacques Willerlin et Pascal Hendrick. Rédaction en chef : Manuel Saint-Paul. Production : Jérôme Bellay. Musique : J. Baur. 2009.
lundi 11 mai 2009
Les Mercredi de Michelet, Dixième Edition. Mercredi 13 Mai
Les Mercredi de
MICHELET
MICHELET
11h - 12h30 : Un membre d'ACRIMED revient sur le traitement médiatique de la mobilisation universitaire et des mouvements sociaux
12h30 - 13h30 : Casse-croûte de grève
13h30 - 15h30 : Quelle place pour les libertés individuelles et la création dans l’environnement numérique ? Jérémie ZIMMERMANN co-fondateur de la Quadrature du Net revient sur la loi HADOPI pour en livrer une lecture critique et nourrir le débat.
15h30 - 17h : L’Université du BazArt’ par la Compagnie Les Avatars, ou comment se perdre entre théâtre et enseignement (« Une peinture agissante et parlante », l’Abbé d’Aubignac ; « J’y fus moi même trompé ! », Jean de La Fontaine
18h30 - 21h : Projections du Comité Cinéma : "Au Piquet !" de Jean-Jacques N ?Diaye (15min) suivit de "Paroles de grève" de Sabrina Malek et Arnaud Soulier (52min). Retour sur les grèves de 1995 en présence de travailleurs mobilisés et de cinéastes militants .
Michelet, Institut d’Art et d’Archéologie
- 3, rue Michelet - 75006 Paris
Metro : Vavin/ Raspail; Rer B : Luxembourg/ Port-Royal; Bus 38 : Val De Grâce
Calendrier du Mercredi 20 Mai, Michelet
14h : A.G. Centrale ( réunissant les UFRs Mobilisés ) de Paris 1 à Michelet dans le Grand Amphithéâtre.
Venez Nombreux !
Venez Nombreux !
Calendrier du Vendredi 15 Mai, Paris
SORBONNE
10h-17h, Amphi Lefebvre. Séminaire « Marx au XXIe siècle : l’esprit et la lettre », animé par Stathis Kouvelakis (Londres, King’s College), Isabelle Garo (Paris, Lycée Chaptal) et Jean Salem (Paris 1)
Journée d’étude :
10h00. Rousseau et le marxisme, ouverture et thématiques Luc Vincenti (Université Paul Valéry-Montpellier 3, et CHSPM)
10h45. Rousseau et le marxisme, ouverture et thématiques Andrew Levine (University of Maryland), interprète Stathis Kouvelakis (King’s College, London)
11h30. Le commentaire marxiste de Rousseau en Italie. Actualité d¹une tradition Alberto Burgio (Université de Bologne), interprète Saverio Ansaldi (Université Paul Valéry-Montpellier 3)
14h. Un Rousseau peut en cacher un autre : Althusser lecteur du second Discours Bruno Bernadi (professeur de philosophie en classes préparatoires au Lycée Thiers à Marseille & Collège international de philosophie)
14h45. Table-ronde Rousseau, le marxisme et l’histoire. Bertrand Binoche, Jacques Guilhaumou et Claude Mazauric
PARIS 1 HORS LES MURS
« Printemps des luttes ». Avec le collectif convergence pour la défense des services publics. Rendez-vous : place Stalingrad, à la Rotonde 11h 4h45
-11h00 : Apéritif offert (FSU)
-11h30-12H30 : Débat sur la Poste
-12h45-13h45 : Débat sur l’Education
-14h00-15h00 : Débat sur la Santé
-15h15-16h15 : Débat sur l’attaque généralisée des Services Publics
-16h15-16h30 : Conclusion et remerciements
10h-17h, Amphi Lefebvre. Séminaire « Marx au XXIe siècle : l’esprit et la lettre », animé par Stathis Kouvelakis (Londres, King’s College), Isabelle Garo (Paris, Lycée Chaptal) et Jean Salem (Paris 1)
Journée d’étude :
10h00. Rousseau et le marxisme, ouverture et thématiques Luc Vincenti (Université Paul Valéry-Montpellier 3, et CHSPM)
10h45. Rousseau et le marxisme, ouverture et thématiques Andrew Levine (University of Maryland), interprète Stathis Kouvelakis (King’s College, London)
11h30. Le commentaire marxiste de Rousseau en Italie. Actualité d¹une tradition Alberto Burgio (Université de Bologne), interprète Saverio Ansaldi (Université Paul Valéry-Montpellier 3)
14h. Un Rousseau peut en cacher un autre : Althusser lecteur du second Discours Bruno Bernadi (professeur de philosophie en classes préparatoires au Lycée Thiers à Marseille & Collège international de philosophie)
14h45. Table-ronde Rousseau, le marxisme et l’histoire. Bertrand Binoche, Jacques Guilhaumou et Claude Mazauric
PARIS 1 HORS LES MURS
« Printemps des luttes ». Avec le collectif convergence pour la défense des services publics. Rendez-vous : place Stalingrad, à la Rotonde 11h 4h45
-11h00 : Apéritif offert (FSU)
-11h30-12H30 : Débat sur la Poste
-12h45-13h45 : Débat sur l’Education
-14h00-15h00 : Débat sur la Santé
-15h15-16h15 : Débat sur l’attaque généralisée des Services Publics
-16h15-16h30 : Conclusion et remerciements
Calendrier du jeudi 14 Mai, Paris
INSTITUT DE GEOGRAPHIE
11h30, Grand Amphi « Des portes, des fenêtres et des cloisons : questionner les espaces domestiques » : conférence-débat proposée par Béatrice Collignon, sur la base de la projection du film : Des iglous aux maisons contemporaines, paroles de femmes inuit (2000, B. Collignon) et des textes indiqués en bibliographie (voir rubrique Ressources).
PANTHEON
11h, Salle 1 (à confirmer). AG des personnels de Paris 1
11h30, Grand Amphi « Des portes, des fenêtres et des cloisons : questionner les espaces domestiques » : conférence-débat proposée par Béatrice Collignon, sur la base de la projection du film : Des iglous aux maisons contemporaines, paroles de femmes inuit (2000, B. Collignon) et des textes indiqués en bibliographie (voir rubrique Ressources).
PANTHEON
11h, Salle 1 (à confirmer). AG des personnels de Paris 1
Calendrier du Mercredi 13 Mai, Paris
INSTITUT DE GEOGRAPHIE
15h, Salle à déterminer. « Les Andes équatoriennes dans la mobilisation : migration, nouveaux acteurs et nouveaux territoires » : conférence-débat proposée par Nasser Rebaï.
17h, Salle à déterminer « L’usure de la Terre, problématique écologique et géographique » : conférence-débat proposée par Jean-Albert Guieysse.
PMF
10h-11h, amphi H. Réunion pédagogique en L2S4 Statistiques et histoire à destination des étudiants de L2 par Frédéric Saly-Giocanti.
Paris 1 et 4 : Michelet
Dixième édition des Mercredi de Michelet. Institut d’Art et d’Archéologie - 3, rue Michelet - 75006 Paris. Grand Amphithéâtre
11h - 12h30 : Un membre d'ACRIMED revient sur le traitement médiatique de la mobilisation universitaire et des mouvements sociaux
12h30 - 13h30 : Casse-croûte de grève
13h30 - 15h30 : Quelle place pour les libertés individuelles et la création dans l’environnement numérique ? Jérémie ZIMMERMANN co-fondateur de la Quadrature du Net revient sur la loi HADOPI pour en livrer une lecture critique et nourrir le débat.
15h30 - 17h : L’Université du BazArt’ par la Compagnie Les Avatars, ou comment se perdre entre théâtre et enseignement (« Une peinture agissante et parlante », l’Abbé d’Aubignac ; « J’y fus moi même trompé ! », Jean de La Fontaine
18h30 - 21h : Projections du Comité Cinéma : "Au Piquet !" de Jean-Jacques N ?Diaye (15min) suivit de "Paroles de grève" de Sabrina Malek et Arnaud Soulier (52min). Retour sur les grèves de 1995 en présence de travailleurs mobilisés et de cinéastes militants.
15h, Salle à déterminer. « Les Andes équatoriennes dans la mobilisation : migration, nouveaux acteurs et nouveaux territoires » : conférence-débat proposée par Nasser Rebaï.
17h, Salle à déterminer « L’usure de la Terre, problématique écologique et géographique » : conférence-débat proposée par Jean-Albert Guieysse.
PMF
10h-11h, amphi H. Réunion pédagogique en L2S4 Statistiques et histoire à destination des étudiants de L2 par Frédéric Saly-Giocanti.
Paris 1 et 4 : Michelet
Dixième édition des Mercredi de Michelet. Institut d’Art et d’Archéologie - 3, rue Michelet - 75006 Paris. Grand Amphithéâtre
11h - 12h30 : Un membre d'ACRIMED revient sur le traitement médiatique de la mobilisation universitaire et des mouvements sociaux
12h30 - 13h30 : Casse-croûte de grève
13h30 - 15h30 : Quelle place pour les libertés individuelles et la création dans l’environnement numérique ? Jérémie ZIMMERMANN co-fondateur de la Quadrature du Net revient sur la loi HADOPI pour en livrer une lecture critique et nourrir le débat.
15h30 - 17h : L’Université du BazArt’ par la Compagnie Les Avatars, ou comment se perdre entre théâtre et enseignement (« Une peinture agissante et parlante », l’Abbé d’Aubignac ; « J’y fus moi même trompé ! », Jean de La Fontaine
18h30 - 21h : Projections du Comité Cinéma : "Au Piquet !" de Jean-Jacques N ?Diaye (15min) suivit de "Paroles de grève" de Sabrina Malek et Arnaud Soulier (52min). Retour sur les grèves de 1995 en présence de travailleurs mobilisés et de cinéastes militants.
Calendrier du Mardi 12 Mai, Paris
Michelet
11h-12h Réunion d'information (Validation du semestre) du centre Michelet pour les étudiants de L3 dans le grand Amphithéâtre.
12h, A.G. unitaire P1 & P4 dans le Grand Amphithéâtre
PMF
9h-12h, salles du 12ème étage. Rendez-vous pédagogiques d’histoire ancienne et d’histoire médiévale : accueil des étudiants de L2 par les enseignants.
9h30 à 10h30 Réunion d'information (Validation du semestre) au centre PMF en Amphi I pour les étudiants de L1 et de L2
SORBONNE
14h-17h00, Salle Picard. Cycle de conférences alternatives "Le mouvement des étudiants en Europe centrale et orientale aux XIXe et XXe siècles" : conférence d’Alain Soubigou et des étudiants Erasmus.
UNIVERSITE HORS LES MURS
10h précises, rendez-vous au Cinéma le Panthéon (13, rue Victor Cousin). Entrée gratuite.
Dans le cadre de l’option sociologie du Mastère de Philosophie et Société de l’UFR de Philosophie de l’Université de Paris 1, projection suivie d’un débat du film SOLEIL VERT (1973, de R. Fleischer avec Charlton Heston et Edward G. Robinson) : débat animé jusqu’à 13h par Alain Gras (Sociologie), Sophie Poirot-Delpech (Sociologie), Ruth Stegassy (France-culture), Yves Cochet (Député de Paris).
11h-12h Réunion d'information (Validation du semestre) du centre Michelet pour les étudiants de L3 dans le grand Amphithéâtre.
12h, A.G. unitaire P1 & P4 dans le Grand Amphithéâtre
PMF
9h-12h, salles du 12ème étage. Rendez-vous pédagogiques d’histoire ancienne et d’histoire médiévale : accueil des étudiants de L2 par les enseignants.
9h30 à 10h30 Réunion d'information (Validation du semestre) au centre PMF en Amphi I pour les étudiants de L1 et de L2
SORBONNE
14h-17h00, Salle Picard. Cycle de conférences alternatives "Le mouvement des étudiants en Europe centrale et orientale aux XIXe et XXe siècles" : conférence d’Alain Soubigou et des étudiants Erasmus.
UNIVERSITE HORS LES MURS
10h précises, rendez-vous au Cinéma le Panthéon (13, rue Victor Cousin). Entrée gratuite.
Dans le cadre de l’option sociologie du Mastère de Philosophie et Société de l’UFR de Philosophie de l’Université de Paris 1, projection suivie d’un débat du film SOLEIL VERT (1973, de R. Fleischer avec Charlton Heston et Edward G. Robinson) : débat animé jusqu’à 13h par Alain Gras (Sociologie), Sophie Poirot-Delpech (Sociologie), Ruth Stegassy (France-culture), Yves Cochet (Député de Paris).
Calendrier du Lundi 11 Mai, Paris
INSTITUT d’ART ET D’ARCHÉOLOGIE
13h, Amphi. AG des UFR mobilisés de Paris 1
INSTITUT DE GEOGRAPHIE
* 10h, Salle à déterminer « La crise du politique : analyse autour d’un manifeste » : débat autour de l’introduction et du premier chapitre de L’insurrection qui vient , du Comité invisible, proposé par Jean Gardin.
* 15h-17h, Salle à déterminer. Réunion des enseignants, personnel, et étudiants mobilisés
* 17h30, Salle à déterminer Réunion des enseignants de l¹UFR de géographie au sujet de la rétention des notes.
PMF
* 14h-17h, salles du 12e étage. Rendez-vous pédagogiques d’histoire ancienne et d’histoire médiévale : accueil des étudiants de L2 par les enseignants.
SORBONNE
11h-13h, Amphi Descartes AG de l’UFR d’histoire de Paris 1
13h, Amphi. AG des UFR mobilisés de Paris 1
INSTITUT DE GEOGRAPHIE
* 10h, Salle à déterminer « La crise du politique : analyse autour d’un manifeste » : débat autour de l’introduction et du premier chapitre de L’insurrection qui vient , du Comité invisible, proposé par Jean Gardin.
* 15h-17h, Salle à déterminer. Réunion des enseignants, personnel, et étudiants mobilisés
* 17h30, Salle à déterminer Réunion des enseignants de l¹UFR de géographie au sujet de la rétention des notes.
PMF
* 14h-17h, salles du 12e étage. Rendez-vous pédagogiques d’histoire ancienne et d’histoire médiévale : accueil des étudiants de L2 par les enseignants.
SORBONNE
11h-13h, Amphi Descartes AG de l’UFR d’histoire de Paris 1
France Inter : Universités-14 semaines de conflit
Mercredi 6 mai, sur France-Inter, Isabelle This (Sauvons la Recherche) a souligné la "colère intacte" des universitaires.
France Inter - Universités : 14 semaines de conflit
envoyé par franceinter - News videos hot off the press.
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France Inter - Universités : 14 semaines de conflit
envoyé par franceinter - News videos hot off the press.
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dimanche 10 mai 2009
Sondage par "Le Monde - Votre Avis" + Article Blog
Le Monde - Votre Avis
Le sondage que je vous présente date du dimanche 10 Mai ( date de création de l'article ) aussi faut-il comprendre que celui ci évolue.
Question du vendredi 08 mai 2009
Sur la tenue des examens dans les universités en grève, estimez-vous qu’il faut…
… mettre en place cette année une session d’examen allégée pour ne pas faire perdre une année aux étudiants : 26,5 %
… ou retarder les examens le temps nécessaire pour rattraper les cours, quitte à faire perdre une année aux étudiants : 66,4 %
... Sans opinion : 7 %
Nombre de votants : 7286
En plus de ce sondage je vous propose de la lecture :
... en cliquant sur le titre vous aurez accès au blog "Actu bien pris tes comprimés" qui présente un article intitulé "Blocages" portant sur l'actuel mouvement universitaire.
N'hésitez pas à laissez vos commentaires sur ce sondage et cet article sur le blog de Michelet
Le sondage que je vous présente date du dimanche 10 Mai ( date de création de l'article ) aussi faut-il comprendre que celui ci évolue.
Question du vendredi 08 mai 2009
Sur la tenue des examens dans les universités en grève, estimez-vous qu’il faut…
… mettre en place cette année une session d’examen allégée pour ne pas faire perdre une année aux étudiants : 26,5 %
… ou retarder les examens le temps nécessaire pour rattraper les cours, quitte à faire perdre une année aux étudiants : 66,4 %
... Sans opinion : 7 %
Nombre de votants : 7286
En plus de ce sondage je vous propose de la lecture :
... en cliquant sur le titre vous aurez accès au blog "Actu bien pris tes comprimés" qui présente un article intitulé "Blocages" portant sur l'actuel mouvement universitaire.
N'hésitez pas à laissez vos commentaires sur ce sondage et cet article sur le blog de Michelet
Lettre de L'A.G. UMLV ( Université Marne La Vallée ) aux Élus
Je vous invite à vous rendre sur ce lien :
http://coinb.free.fr/univ/elus/index.html
( Cliquez sur le titre pour vous y rendre directement )
Vous y trouverez, comme l'indique le titre de l'article, la lettre rédigée et envoyée par les personnels enseignants, Biatos et des étudiants de l’université Marne-la-Vallée aux élus des différents partis, ainsi que les réponses et les débats relatifs aux propositions de lois
http://coinb.free.fr/univ/elus/index.html
( Cliquez sur le titre pour vous y rendre directement )
Vous y trouverez, comme l'indique le titre de l'article, la lettre rédigée et envoyée par les personnels enseignants, Biatos et des étudiants de l’université Marne-la-Vallée aux élus des différents partis, ainsi que les réponses et les débats relatifs aux propositions de lois
Calendrier du Lundi 11 Mai, Michelet
À partir de 8h30 : Réunion du Comité de Mobilisation de Michelet
Cette réunion est ouverte à tous
-Rappel-
Important : À
13h aura lieu l'assemblée générale centrale ( réunissant tous les UFRs mobilisés ) de Paris 1.
Cette A.G. permettra, à maintenant 4 semaines des dates d'examens imposées ( soit 2 semaines avant la fin des cours + 2 semaines libres ), de définir clairement la position de Paris 1 sur la question de la Validation du 2°/4°/6° semestre ( selon les années ) et sa position sur l'actuelle mobilisation.
Venez nombreux et surtout exprimez vous.
Cette réunion est ouverte à tous
-Rappel-
Important : À
13h aura lieu l'assemblée générale centrale ( réunissant tous les UFRs mobilisés ) de Paris 1.
Cette A.G. permettra, à maintenant 4 semaines des dates d'examens imposées ( soit 2 semaines avant la fin des cours + 2 semaines libres ), de définir clairement la position de Paris 1 sur la question de la Validation du 2°/4°/6° semestre ( selon les années ) et sa position sur l'actuelle mobilisation.
Venez nombreux et surtout exprimez vous.
jeudi 7 mai 2009
mercredi 6 mai 2009
Compte-rendu de l'AG unitaire du Mardi 5 Mai, Michelet
La dernière AG unitaire du centre Michelet qui s'est tenue en date du Mardi 5 Mai a voté la reconduite de la grève et de l'ensemble de la plate-forme de revendications.
Elle s'est aussi prononcé pour la non-tenue des examens à la majorité des voies.
Elle s'est aussi prononcé pour la non-tenue des examens à la majorité des voies.
Calendrier Jeudi 7 Mai
AG unitaire Paris I & Paris IV, Enseignants/Étudiants/BIATOSS, Amphi Richelieu Sorbonne à 11h
Ronde intempéstive des obstinés à 12h autour du Panthéon
Réunion du Comité de Mobilisation de Michelet à 18h pour discuter de la question des examens.
Ronde intempéstive des obstinés à 12h autour du Panthéon
Réunion du Comité de Mobilisation de Michelet à 18h pour discuter de la question des examens.
Libellés :
Actions,
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Comité de Mobilisation Michelet,
Manifestation,
RDV
Calendrier du Mardi 12 Mai, Michelet
La prochaine A.G. unitaire de l'Institut Michelet aura lieu le Mardi 12 Mai à 12h dans le Grand Amphithéâtre
lundi 4 mai 2009
Paris 4 : grève reconduite jusqu’au 11 Mai, Lundi 4 Mai 2009, Sorbonne
L’Assemblée Générale des personnels (enseignants et biatoss) de Paris 4, réunie a 12h ce jour en l’amphi Milne-Edwards a reconduit la grève, jusqu’à la prochaine AG du 11 mai, même lieu, même heure.
ABS : 9
CONTRE : 12
POUR : 178
ABS : 9
CONTRE : 12
POUR : 178
RONDE INFINIE DES OBSTINÉS : L’ULTIMATUM DES MILLE ET UNE HEURES, Lundi 4 Mai 2009
Texte lu à la conférence de presse de ce midi
RONDE INFINIE DES OBSTINÉS : L’ULTIMATUM DES MILLE ET UNE HEURES
Depuis mille heures, nous tournons place de Grève, jour et nuit, comme nous l’avions annoncé lorsque nous sommes venus y déposer notre ultimatum, le 16 mars.
Depuis mille heures, des enseignants chercheurs, des chercheurs, des personnels biatoss, des étudiants, les IUFM, des artistes, des citoyens ayant à coeur de défendre l’indépendance de la pensée, marchent jour et nuit pour manifester leur refus de la LRU.
Depuis mille heures, ce sont plusieurs milliers de personnes qui se sont succédé en place de grève, issues de toutes les universités d’Ile de France, et parfois même de province, de toutes les disciplines. Des universitaires que la loi LRU voudrait placer en concurrence les uns avec les autres témoignent, ici, de leur entière solidarité, de cette idée d’une communauté que les tenants du marché ne sauraient ni admettre ni peut-être même comprendre.
Depuis mille heures, nous avons défendu une idée de l’université ouverte sur l’avenir, populaire, démocratique, tout entière vouée à sa mission qui est de former des générations d’étudiants et de contribuer à la création de savoirs nouveaux.
Aujourd’hui, alors que la mille-et-unième heure vient de passer, force est de constater que le gouvernement n’a rien voulu entendre de nos revendications. Il s’est entêté à tenir une posture idéologique qui admet pour seul prédicat la rentabilité immédiate, qui stigmatise le risque de la pensée comme un luxe inutile et toutes libertés de recherche comme autant de privilèges. Aux négociations, ce gouvernement a préféré s’en tenir à la menace et au mensonge.
Mais à trop vouloir affirmer que tous les problèmes sont résolus et que le mouvement des universités s’essouffle, cette politique de communication a perdu toute crédibilité.
Et c’est ici la première victoire de notre ronde infinie des obstinés et du mouvement universitaire. Depuis plus de mille heures, y ont tourné des universitaires dont certains assumaient une grève totale de leur service enseignant, tandis que d’autres substituaient aux cours habituels des séminaires de grève, et que d’autres encore,en raison de la préparation de concours, apportaient à leurs étudiants la totalité des enseignements dont ils pouvaient avoir besoin. Cette hétérogénéité n’a jamais occasionné la moindre dissension parmi nous, et la ronde a permis à chacun de marquer sa détermination, de s’inscrire dans un
mouvement de résistance face à une politique que tous condamnent avec la même fermeté.
La ronde infinie des obstinés, en convergence avec tous ceux qui luttent contre ces décrets, témoigne de notre engagement à obtenir leur abrogation, et dès maintenant à en refuser l’application. Les maquettes de mastérisation continueront de tourner dans l’infini de notre refus et les modulations de service se dissoudront dans notre commune obstination.
Au silence des gouvernants, la ronde infinie des obstinés oppose le flux permanent de nos paroles. Et sous chacune de ces paroles, c’est un nouvel acte contre cette politique qui est inventé.
À travers ces mille heures de marche ininterrompue, c’est bien une résistance qui s’est engagée. Et cette résistance s’exercera jusqu’à ce que le gouvernement apporte des réponses à la mesure de la crise profonde qu’il a provoquée par la LRU, et jusqu’à ce qu’il ouvre de véritables négociations.
Non seulement la ronde infinie des obstinés n’est pas prête de se dissoudre, mais elle compte bien intensifier son action, se trouver de nouveaux terrains d’application et de nouvelles déclinaisons temporelles de l’infini.
A l’issue de ces mille heures, c’est donc un second ultimatum que nous posons aujourd’hui. Aucun des quatre points qui ont suscité notre présence place de grève n’a reçu de réponse satisfaisante. La ronde infinie des obstinés tout au long du mois de mai déclenchera donc autant de rondes intempestives que cela sera nécessaire, à Paris comme en Province. Que nos ministres de tutelle le sachent, notre marche lancinante et déterminée n’est pas prête de rompre. Elle entre dans une dynamique centrifuge, elle réapparaîtra plus massive et intempestive et s’associera plus encore aux autres secteurs en lutte.
Ainsi, si le 1er juin, aucune avancée significative de nos tevendications n’est constatée, la ronde infinie des obstinés s’invitera
dans le débat des élections européennes. De toutes les universités, nous convergerons vers un nouveau point de ronde et nous reprendrons notre marche, jour et nuit, pour rappeler à l’opinion le peu de cas que ce gouvernement fait de l’université et de notre avenir à tous.
Nous serons présents à cet appel car, tous, nous sommes intensément obstinés et l’infini est de notre côté.
RONDE INFINIE DES OBSTINÉS : L’ULTIMATUM DES MILLE ET UNE HEURES
Depuis mille heures, nous tournons place de Grève, jour et nuit, comme nous l’avions annoncé lorsque nous sommes venus y déposer notre ultimatum, le 16 mars.
Depuis mille heures, des enseignants chercheurs, des chercheurs, des personnels biatoss, des étudiants, les IUFM, des artistes, des citoyens ayant à coeur de défendre l’indépendance de la pensée, marchent jour et nuit pour manifester leur refus de la LRU.
Depuis mille heures, ce sont plusieurs milliers de personnes qui se sont succédé en place de grève, issues de toutes les universités d’Ile de France, et parfois même de province, de toutes les disciplines. Des universitaires que la loi LRU voudrait placer en concurrence les uns avec les autres témoignent, ici, de leur entière solidarité, de cette idée d’une communauté que les tenants du marché ne sauraient ni admettre ni peut-être même comprendre.
Depuis mille heures, nous avons défendu une idée de l’université ouverte sur l’avenir, populaire, démocratique, tout entière vouée à sa mission qui est de former des générations d’étudiants et de contribuer à la création de savoirs nouveaux.
Aujourd’hui, alors que la mille-et-unième heure vient de passer, force est de constater que le gouvernement n’a rien voulu entendre de nos revendications. Il s’est entêté à tenir une posture idéologique qui admet pour seul prédicat la rentabilité immédiate, qui stigmatise le risque de la pensée comme un luxe inutile et toutes libertés de recherche comme autant de privilèges. Aux négociations, ce gouvernement a préféré s’en tenir à la menace et au mensonge.
Mais à trop vouloir affirmer que tous les problèmes sont résolus et que le mouvement des universités s’essouffle, cette politique de communication a perdu toute crédibilité.
Et c’est ici la première victoire de notre ronde infinie des obstinés et du mouvement universitaire. Depuis plus de mille heures, y ont tourné des universitaires dont certains assumaient une grève totale de leur service enseignant, tandis que d’autres substituaient aux cours habituels des séminaires de grève, et que d’autres encore,en raison de la préparation de concours, apportaient à leurs étudiants la totalité des enseignements dont ils pouvaient avoir besoin. Cette hétérogénéité n’a jamais occasionné la moindre dissension parmi nous, et la ronde a permis à chacun de marquer sa détermination, de s’inscrire dans un
mouvement de résistance face à une politique que tous condamnent avec la même fermeté.
La ronde infinie des obstinés, en convergence avec tous ceux qui luttent contre ces décrets, témoigne de notre engagement à obtenir leur abrogation, et dès maintenant à en refuser l’application. Les maquettes de mastérisation continueront de tourner dans l’infini de notre refus et les modulations de service se dissoudront dans notre commune obstination.
Au silence des gouvernants, la ronde infinie des obstinés oppose le flux permanent de nos paroles. Et sous chacune de ces paroles, c’est un nouvel acte contre cette politique qui est inventé.
À travers ces mille heures de marche ininterrompue, c’est bien une résistance qui s’est engagée. Et cette résistance s’exercera jusqu’à ce que le gouvernement apporte des réponses à la mesure de la crise profonde qu’il a provoquée par la LRU, et jusqu’à ce qu’il ouvre de véritables négociations.
Non seulement la ronde infinie des obstinés n’est pas prête de se dissoudre, mais elle compte bien intensifier son action, se trouver de nouveaux terrains d’application et de nouvelles déclinaisons temporelles de l’infini.
A l’issue de ces mille heures, c’est donc un second ultimatum que nous posons aujourd’hui. Aucun des quatre points qui ont suscité notre présence place de grève n’a reçu de réponse satisfaisante. La ronde infinie des obstinés tout au long du mois de mai déclenchera donc autant de rondes intempestives que cela sera nécessaire, à Paris comme en Province. Que nos ministres de tutelle le sachent, notre marche lancinante et déterminée n’est pas prête de rompre. Elle entre dans une dynamique centrifuge, elle réapparaîtra plus massive et intempestive et s’associera plus encore aux autres secteurs en lutte.
Ainsi, si le 1er juin, aucune avancée significative de nos tevendications n’est constatée, la ronde infinie des obstinés s’invitera
dans le débat des élections européennes. De toutes les universités, nous convergerons vers un nouveau point de ronde et nous reprendrons notre marche, jour et nuit, pour rappeler à l’opinion le peu de cas que ce gouvernement fait de l’université et de notre avenir à tous.
Nous serons présents à cet appel car, tous, nous sommes intensément obstinés et l’infini est de notre côté.
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