Bonjour à toutes et à tous,

Le blog de Michelet est resté quelque peu à l'abandon ces derniers jours, faute de temps.

Cependant sachez qu'il restera en activité temps qu'il y aura des informations à faire passer sur les difficultés que rencontre l'université.

Voici donc des nouvelles fraiches pour se rendre compte que, malgré tout ce qui se dit et cette période d'examens, le mouvement n'est pas terminé. Et pensez aussi que le blog reste un espace de dialogue, donc n'hésitez pas à laisser vos commentaires.

Pour commencer, prenez le temps de signer l'appel de Florence pour un enseignement de  l'histoire de l'art dans tous les pays de l'Union : http://www.apahau.org/

Bien à vous tous.

Appel de Florence


A l'occasion du colloque de Florence sur la didactique de l'histoire de l'art qui s'est tenu en vendredi et samedi 22-23 mai 2009, il a été décidé de lancer un "appel de Florence" pour sensibiliser les élites politiques, les futurs députés européens et l'opinion publique sur l'importance d'un enseignement d'histoire de l'art dans tous les pays de l'Europe, de l'école au lycée, pour mieux former les futurs citoyens européens.
Cet "appel de Florence" est mis en ligne dans différents pays de l'Union européenne pour lui assurer une large publicité et diffusion.

L'APAHAU, (Association des professeurs en Archéologie et Histoire de l'art des Universités) est une association loi 1901. Elle a pour but de créer un lien entre les enseignants-chercheurs en Archéologie et Histoire de l'Art des établissements de l’enseignement supérieur, de favoriser le développement des études dans ces domaines et d’aider à la diffusion des résultats de la recherche en France et à l’étranger. Elle publie une revue Histoire de l'art.

Un geste fort pour l’Europe : un enseignement de l’histoire de l’art dans tous les pays de l’Union. Chaque année, des millions de membres de l’Union européenne, ceux-là mêmes qui sont invités à voter le 7 juin, profitent du principe de libre circulation pour découvrir les paysages, les musées, les traces du passé et les œuvres d’art contemporain de leurs voisins européens. Comment faire de ce formidable mouvement, de ces multiples découvertes, en un capital européen, en une ressource pour l’édification de l’Europe ? En transformant, par un enseignement d’histoire de l’art à l’école, ce qui relève de la consommation en un processus d’acculturation, de prise de conscience d’un patrimoine commun, d’appropriation d’une histoire artistique vécue sous le signe de l’échange, depuis des millénaires, de Ségovie à Cracovie, d’Athènes à Édimbourg ou Copenhague, de Florence à Munich et à Budapest. Donner une dimension européenne à un tel enseignement d’histoire de l’art, qui n’existe à ce jour que dans quelques pays, l’instituer dans tous les pays d’Europe, ce serait, en associant les futurs citoyens d’Europe à leur propre histoire, donner un remarquable élan à une Europe de la culture. Alors que l’histoire de l’Europe a été faite pendant longtemps de conflits qui opposaient des peuples, de traités qui ont divisé arbitrairement un territoire, de langues imposées injustement, de dominations culturelles, alors que le fonctionnement de l’Union est vécu comme quelque chose de compliqué et de lointain, l’histoire des formes artistiques constitue pour l’Europe un continuel processus d’échanges, d’enrichissements mutuels à tout niveau de la création dans un espace commun, du modeste maçon de village (qui met en œuvre des savoirs et des références architecturales venant de différents pays), à Léonard de Vinci, Picasso et Ingmar Bergman. Ainsi, par l’apport des « Barbares », Rome put revivifier l’héritage artistique de la civilisation grecque ; dans l’Espagne des Omeyades se réalisa une brillante synthèse entre les cultures arabes et européennes, notamment dans l’architecture ; avant le premier conflit mondial, l’Art nouveau (également appelé selon les pays Jugendstil, Stile Liberty, Modern Style ou Modernismo) réunit, en dépit des tensions nationales et linguistiques, une communauté européenne des arts. Instituer un enseignement d’histoire de l’art à l’école dans tous les pays de l’Union permettrait à tous ses habitants de comprendre l’esprit de communauté artistique qui unit l’Europe depuis plus de trois millénaires. Les œuvres d’art, de la mosquée de Cordoue aux photos des châteaux d’eaux des Becher, étudiées dans leur dimension historique, sont la meilleure introduction aux religions, aux mouvement d’idées et aux civilisations qui ont forgé l’histoire du continent , et à la place artistique que peut tenir l’Europe dans la civilisation globale actuelle, alors que les formes artistiques empruntent de nouvelles voies et que les échanges s’accélèrent et se multiplient. Le langage des images, très présent dans les expressions les plus contemporaines, est commun à tous les citoyens de l’Union. Dans les 27 pays de l’Union, une formation d’au moins une heure hebdomadaire en histoire de l’art serait pour chaque jeune européen un moment précieux de rencontre avec la richesse artistique de sa cité, de son pays, de l’Europe, une incitation à la mobilité et à la découverte au sein du continent, d’intégration culturelle européenne dans le respect de l’histoire.. Du patrimoine industriel aux traditionnels beaux-arts, des vestiges archéologiques aux créations les plus contemporaines, cet enseignement serait naturellement ouvert : ouvert à toutes les composantes et populations qui forment l’Europe actuellement, et apte ainsi à mettre en confrontation les objets de la civilisation européenne avec les cultures du monde ; ouvert à l’avenir, en intégrant pleinement la création vivante. Un enseignement d’histoire de l’art, de l’école au lycée, dans tous les pays de l’Europe, est un geste que l’Union doit faire pour l’Europe, ses générations futures, la conscience de son avenir.

Signez l'appel ici : 
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vendredi 5 juin 2009

François Fillon : “C’est la première fois (…) qu’un gouvernement est capable de résister à un mouvement social comme celui qui a perturbé l’université

Le Premier ministre François Fillon s’est dit “fier” mardi que son gouvernement ait été “capable de résister” au mouvement social dans les universités tout en tenant bon “sur l’essentiel”.
“C’est la première fois en réalité depuis la réforme de l’université de 1984 qu’un gouvernement est capable de résister à un mouvement social comme celui qui a perturbé l’université”, s’est-il félicité lors d’un meeting de l’UMP à Clermont-Ferrand. “Nous n’avons pas résisté en faisant la sourde oreille”, a-t-il assuré, “nous avons écouté, modifié nos textes, renégocié, mais nous avons tenu bon sur l’essentiel”, a-t-il avancé.
“Ce que nous avons fait sera jugé par l’histoire comme le moment du début de la renaissance de l’université française et je veux vous dire ce soir que je suis fier d’avoir conduit le gouvernement dans ces difficultés”, a encore dit le Premier ministre.
Après plusieurs mois de conflit, et après avoir obtenu de sérieuses modification des réformes contestées, le mouvement de contestation des universitaires s’est calmé en mai, alors que les examens de fin d’année approchaient. AP (info. reproduite par Le Nouvel Obs)

mercredi 27 mai 2009

"Le fichier « Base élèves » : la France doit s’en expliquer devant les Nations unies", par Louise Fessard, Mediapart, 26 mai 2009

Face au fichier « Base élèves premier degré », qui conserve les informations recueillies lors de l’inscription de chaque enfant à l’école maternelle ou primaire, quelques parents et enseignants continuent à résister. Avec un succès étonnant vu leur petit nombre. Réunis au sein d’un collectif national de résistance à Base élèves (CNRBE), ils ont réussi à se faire entendre des Nations unies.

Ce mardi 26 mai, le gouvernement français doit s’expliquer publiquement devant le comité des droits de l’enfant, un organe de l’ ONU, à Genève, sur l’objectif et les garanties de ce fichier Base élèves, destiné à la gestion et au suivi du parcours scolaire des enfants.

La France a déjà été sommée en avril de répondre par écrit aux questions du comité. Pêle-mêle, celui-ci se demandait à quoi servait ce « stockage au niveau national de données nominatives », pourquoi le droit d’opposition ne pouvait pas s’exercer et quelles conséquences entraînerait « le refus des parents de fournir les informations requises sur leurs enfants ». Enfin il lui demandait de « préciser les différentes banques de données dans lesquelles les informations personnelles sur les enfants sont collectées, stockées et/ou conservées ». Les deux dernières questions demeurent sans réponse (lire le document français pages 11 et 12).

Expérimenté depuis fin 2004, ce fichier recense déjà 80% des élèves et doit être généralisé à la rentrée 2009. Devant la polémique, Xavier Darcos l’avait expurgé en juin 2008 des données les plus controversées telles que la nationalité des élèves, l’année de leur arrivée en France, la langue parlée à la maison, leur absentéisme, leur suivi médical ou psychologique, leur handicap éventuel, etc.

L’arrêté du 20 octobre 2008 « portant création de Base élèves » ne mentionne donc plus que les informations concernant l’élève, ses parents ou son responsable légal, ses besoins éducatifs particuliers (sans plus de détail), sa scolarité (classe, niveau, apprentissage d’une langue vivante) et ses activités péri-scolaires (transport, garderie, cantine, études surveillées).

Des dizaines de plaintes

Les données sont consultables en partie par la mairie, en totalité par l’inspection académique. Elles remontent aux rectorats et au niveau national de façon anonymisée. Les parents ou responsables légaux des élèves y ont désormais accès et peuvent demander des rectifications. En revanche, du fait de l’obligation de scolarité, argue le ministère de l’éducation nationale, ils ne peuvent pas s’opposer à la collecte d’informations, celles-ci ayant un caractère obligatoire.

Ces garanties n’ont pas rassuré parents et enseignants mobilisés. Depuis avril 2009, des dizaines de parents ont déposé plainte contre X, avec le soutien du syndicat de la magistrature et du syndicat des avocats, à Millau (Aveyron), à Grenoble (Isère), à Marseille (Bouches-du-Rhône) et à Montauban (Tarn-et-Garonne), ou s’apprêtent à le faire à Béziers (Hérault), Montpellier (Hérault) et Foix (Ariège).

Même si le fichier Base élèves a été déclaré à la Cnil, Philippe Chaudon estime qu’il « contrevient à la loi Informatiques et libertés de 1978 notamment du fait que les parents n’avaient jusqu’à l’arrêté du 20 octobre 2008 pas connaissance de la collecte des données de leur enfant et pas de droit de rectification de celles-ci. Ils remplissaient les fiches qu’on leur donnait à la rentrée sans savoir qu’elles étaient ensuite traitées informatiquement ». « Dans trois des villes concernées, à Marseille, Millau et Grenoble, des enquêtes préliminaires ont été ouvertes et des parents ont été entendus à Millau », se réjouit Jean-Jacques Gandini, avocat au barreau de Montpellier et membre du Syndicat des avocats de France. « Cela veut dire que les procureurs de la République concernés considèrent la plainte comme suffisamment sérieuse pour être examinée. »

Destinataire final de la plainte ? « Certainement pas les directeurs d’école, précise Philippe Chaudon, un des avocats du collectif et membre du Syndicat des avocats de France. Si on fait vite, X ce serait Xavier. » De leur côté, quelque 200 directrices et directeurs d’école refusent ouvertement de renseigner le fichier. L’un d’eux, Jean-Yves Le Gall, a été démis en février de son titre de directeur de l’école primaire de Notre-Dame-de-Vaulx en Isère par son inspection académique.

Les détracteurs soulignent les risques de connexion avec d’autres fichiers et la constitution d’une sorte de « casier judiciaire » que traînera l’élève durant tout son parcours.

Un identifiant élève conservé 35 ans

« Base élèves a été édulcoré mais on a vu apparaître un autre fichier, la base nationale des identifiants élèves (BNIE), qui conserve les données pendant 35 ans et est évolutif, explique Joseph Ulla, directeur de l’école du Rougier à Montlaur (Aveyron), qui refuse depuis 2006 de renseigner Base élèves. Dès qu’on rentre les données d’un enfant dans Base élèves, l’ordinateur se connecte à ce fichier et attribue un identifiant national (INE) à l’enfant qui le suivra durant toute sa scolarité, de la maternelle à l’université. Nous n’avons pas à jouer les auxiliaires de police : il faut laisser à l’élève sa marge d’erreur, son temps d’enfance. » Tout le système éducatif, soit quelque 13 millions d’enfants et d’adolescents, est concerné par la base nationale des identifiants élèves.

Curieusement un tel identifiant concerne déjà depuis 1995 les élèves de collège et de lycée, tous inscrits dans le logiciel « scolarité » devenu « Sconet » en 2006, sans provoquer plus de réactions dans l’opinion publique. « Cet identifiant existait déjà dans le secondaire mais il était attribué rectorat par rectorat, explique Stéphanie Pouget, une des parents d’élève membres du CNRBE. A l’occasion de la création de Base élèves, le ministère de l’éducation nationale a décidé d’attribuer un INE dès l’âge de 3 ans et de centraliser les données via la BNIE. » Elle a porté plainte contre X avec une dizaine de parents grenoblois car elle n’accepte pas que les données de ses trois enfants (aujourd’hui un en primaire et deux au collège) aient été « entrées sans qu’on le sache » et « dans un fichier qui à l’époque n’était pas légal et n’existait même pas dans les textes ».

Sur le fond, parents et enseignants regrettent surtout que la décision de stocker les informations de près de 6,5 millions d’élèves dans Base élèves n’ait fait l’objet d’aucun débat public. « Ça s’est fait comme ça, région par région d’abord sur la base du volontariat, témoigne Stéphanie Pouget. Base élèves est parfois arrivé dans les écoles avec l’outil informatique, sans aucune réflexion sur les conséquences de l’informatisation. »

« Ce fichage aurait dû se faire dans le cadre d’une loi pour éviter les dérives, estime Jean-Jacques Gandini. Avec un arrêté pris de façon administrative, nous sommes à la merci des gens qui s’en occupent. Nous connaissons l’histoire du STIC (Système de traitement des infractions constatées) avec plus d’un million de personnes fichées à tort. »

vendredi 22 mai 2009

DU PROCESSUS DE BOLOGNE À LA L.R.U, UNE CATASTROPHE ANNONCÉE



Cette vidéo est une conférence donnée par Geneviève Azam, Enseignante-Chercheure (en économie à l'université Toulouse 2 Le Mirail), membre du conseil scientifique d’Attac, le 23 mars 2009 à l'UTM (initiée par l'AG des personnels de Toulouse 2, ouverte à toutes et tous). Elle dure 1h00 et apporte une vision d'ensemble qui permet de bien se rendre compte que ce qui se passe pour les universités françaises s'inscrit dans un programme beaucoup plus vaste qui touche toutes les universités européennes.

Economisme et panlibéralisme : l'Université et les objectifs de l'OCDE

OCDE
Réformes économiques : objectif croissance 2009
Notes par pays (mars 2009)

La liste ci-dessous ne concerne que les pays membres de l’Union européenne, et parmi eux uniquement ceux pour lesquels les problèmes de l’Université sont abordés.

Allemagne
Mesures prises : dans plusieurs Länder, les universités peuvent maintenant sélectionner les étudiants et percevoir des frais de scolarité, ce qui rend plus flexible la gestion des ressources. La durée des cours universitaires a été réduite et le numerus clausus a été assoupli.
Recommandations : donner aux universités dans les Länder, qui n’ont pas encore pris de mesures en ce sens, plus de flexibilité dans la sélection des étudiants.

Autriche
Mesures prises : le premier contrat triennal de performance a été conclu en 2007 entre les universités et le gouvernement; il comporte une budgétisation fondée sur des indicateurs, de nature à renforcer le financement et l’autonomie des universités : 20 % du budget de l’université sont maintenant attribués en fonction d’indicateurs qualitatifs et quantitatifs liés aux résultats.
Recommandations : autoriser les universités à sélectionner les étudiants et à fixer leurs propres frais de scolarité afin d’améliorer la qualité du service et les incitations des étudiants. Mettre en place un dispositif de prêts remboursables en fonction du revenu ultérieur afin d’éviter l’exclusion des étudiants démunis issus de milieux pauvres.

Finlande
Réduire le temps d’attente nécessaire pour pouvoir entrer dans l’enseignement supérieur afin de faire baisser l’âge moyen des étudiants à l’université, qui compte actuellement parmi les plus élevés en Europe. Réduire la longue durée des études universitaires (en particulier pour le premier cycle) en incitant davantage les étudiants à achever rapidement leurs études et à entrer plus tôt sur le marché du travail grâce à la mise en place de frais de scolarité et au développement des prêts étudiants.

France
Élargir l’autonomie des universités au-delà de ce qui a été réalisé en 2007, surtout pour la gestion budgétaire, le recrutement et la rémunération du personnel. De plus, bien qu’on ait facilité les donations de fondations privées aux universités, de nouvelles mesures sont nécessaires pour favoriser le financement privé des universités, notamment en ayant davantage recours aux droits de scolarité, cette mesure se doublant de prêts étudiants remboursables en fonction du revenu ultérieur.

Grèce
Mettre en œuvre rigoureusement les réformes récentes concernant l’enseignement supérieur et les prolonger par des changements plus décisifs, en accordant plus d’autonomie aux universités et en subordonnant leur financement à une évaluation de leurs performances.

Hongrie
Mettre en place à l’université des droits de scolarité se doublant de prêts étudiants remboursables en fonction du revenu ultérieur.

Irlande
Envisager des frais de scolarité pour l’enseignement supérieur, financés par des prêts étudiants, de façon que les établissements d’enseignement supérieur répondent mieux aux besoins des étudiants.

Italie
Les taux d’obtention d’un diplôme sont faibles dans l’enseignement supérieur par rapport à la moyenne de l’OCDE. Les taux élevés d’abandon à ce degré d’enseignement diminuent l’offre de capital humain et représentent un gaspillage de ressources dans les établissements universitaires.
Mesures prises : une loi adoptée en août 2008 autorise les universités publiques à se transformer en fondations privées. Une loi adoptée au début de 2009 prévoit d’accroître la part des financements calculés en fonction des résultats dans le financement public, mais il reste à définir les modalités de sa mise en oeuvre.
Recommandations : développer les investissements financiers privés dans l’enseignement supérieur en augmentant les frais de scolarité et l’apport de fonds privés, afin d’accroître l’offre (qualitativement et quantitativement) de places à l’université et de faire baisser les taux d’abandon; mettre en place des prêts étudiants remboursables en fonction du revenu ultérieur.

Pologne
Instaurer des droits de scolarité pour les étudiants à temps plein dans les établissements publics d’enseignement supérieur, en même temps que des régimes plus généreux de bourses sous conditions de ressources et de prêts étudiants remboursables en fonction des revenus.

République tchèque
Les inscriptions dans l’enseignement supérieur augmentent rapidement, mais les taux d’obtention de diplômes demeurent faibles, ce qui freine l’innovation et la croissance de la productivité. L’expansion de l’enseignement supérieur exige davantage de ressources et des incitations plus efficaces aussi bien pour les étudiants que pour les établissements.
Mesures prises : aucune mesure significative n’a été prise. Des propositions sont élaborées en vue de lier le financement à des indicateurs de résultats et de qualité.
Recommandations : instaurer dans les établissements publics des droits de scolarité se doublant de prêts étudiants remboursables en fonction du revenu. Faciliter la coopération entre employeurs et universités pour mieux répondre à l’évolution des besoins de qualifications sur le marché du travail. Élargir l’éventail des programmes et améliorer l’accès des adultes aux études, en particulier pour les formations courtes.

Slovaquie
Le taux d’inscription dans l’enseignement supérieur, certes en hausse, est faible au regard des autres pays de l’OCDE, ce qui a des répercussions négatives sur la performance du marché du travail et sur la productivité.
Mesures prises : les Universités ont été autorisées à percevoir des droits de scolarité auprès des étudiants à temps partiel. Les autorités ont lancé le programme de modernisation Slovaquie 21, qui prévoit des mesures à court et moyen terme pour renforcer le cadre institutionnel de l’enseignement.
Recommandations : rendre les études supérieures plus attrayantes en proposant des programmes à visée professionnelle d’une durée de deux à trois ans. Étendre les droits de scolarité aux étudiants à temps plein et instaurer des prêts étudiants remboursables en fonction des revenus.

Suède
Développer les prêts par rapport aux bourses pour l’aide financière aux études supérieures et instaurer des droits de scolarité pour accélérer l’entrée des étudiants dans la vie active.

jeudi 23 avril 2009

Communiqué de Bertrand MONTHUBERT, Secrétaire national du Parti Socialiste à la Recherche et à l’Enseignement supérieur Décret sur le statut des enseignants-chercheurs : Le gouvernement joue la crise

Le nouveau décret relatif au statut des enseignants-chercheurs est examiné aujourd’hui en conseil des ministres, dans la perspective d’une promulgation probablement très rapide.

Le gouvernement aurait tort de croire qu’il pourrait mettre un terme au conflit « en sifflant la fin de la récréation », comme le tente très maladroitement la ministre la Recherche et de l’Enseignement supérieur. Celle-ci semble surtout pressée de lancer sa campagne régionale.

Le mépris vis-à-vis du monde de la Recherche et de l’université mobilisé depuis dix semaines est manifeste. Le chef de l’État et sa ministre refusent d’entendre les critiques qui montent de toutes parts. La rupture avec la communauté universitaire et scientifique se creuse au risque d’une radicalisation du conflit dont le pouvoir serait le premier responsable.

Le Parti socialiste réclame une autre politique de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, respectueuse des principes d’indépendance et de dynamisme essentiels pour l’avenir de notre société. Les socialistes préconisent entre autres, le développement de l’emploi scientifique, l’autonomie nécessaire aux universitaires et chercheurs, le remplacement de la loi LRU de 2007 et de la loi sur la recherche de 2005.

L’autosatisfaction affichée encore ce matin par le Premier ministre est totalement décalée au regard de la réalité du mouvement social engagé et surtout des enjeux de la Recherche et de l’Enseignement supérieur.

Moderniser l’université, c’est aussi défendre un idéal, par la Conférence des Présidents d’Université-Le Monde, Mercredi 22 Avril 2009

Un mouvement national de protestation s’exprime dans les universités françaises depuis plusieurs semaines. Ce mouvement est consécutif à des projets de réformes empilées, lancées le plus souvent dans la précipitation, et sans dialogue préalable suffisamment large. Protestation à laquelle s’est ajoutée l’incompréhension de la communauté devant des suppressions de postes et la mise en cause des organismes de recherche. Il en a résulté de vives réactions avec colère et désarroi de la communauté universitaire, même si ses analyses étaient parfois contradictoires.

Certaines inquiétudes et contestations sont légitimes, tout comme est nécessaire la modernisation de notre enseignement supérieur. L’ampleur du mouvement a permis l’ouverture de négociations qui ont abouti à un retrait de fait des textes incriminés, au rétablissement des moyens correspondant aux postes supprimés, ainsi qu’à l’engagement de ne pas en supprimer d’autres ; des négociations sont encore en cours ou programmées, en particulier sur la formation des maîtres, sur la recherche et sur le système d’allocation des moyens. Ces négociations doivent être absolument engagées par les ministères concernés avec toutes les parties.

La nouvelle crise que traversent les universités françaises n’a que trop duré, car sa prolongation nuit gravement à leur image, à leur réputation et à leur attractivité. Cette crise qui perdure empêche une partie d’entre elles de remplir leurs missions fondamentales, notamment au bénéfice des étudiants les plus démunis, et ne peut que décevoir tous ceux qui, se fondant sur la réputation internationale de nos établissements, ont fait le pari d’y venir du monde entier.

A la déstabilisation de nos établissements, s’ajoutent désormais des modes d’action qui sont aux antipodes des valeurs universitaires de dialogue et de respect : agressions physiques et verbales contre des responsables et des personnels universitaires, annonces fracassantes de délivrance complaisante de diplômes, entraves au droit d’étudier librement, harcèlement systématique des instances délibératives et décisionnelles dans les établissements, détérioration des locaux. Nous ne pouvons pas accepter que s’installe une telle violence dans des lieux qui ne vivent que par la liberté et la tolérance intellectuelles. Non, ce n’est pas ainsi que nous concevons nos universités. Si de nouvelles avancées peuvent être obtenues par la mobilisation, il est impératif que d’autres formes d’action lui succèdent.

Les signataires de ce texte partagent tous l’idée que les universités constituent une chance pour la nation. Comme toutes les universités européennes, nos établissements seront autonomes, ils définiront de manière collégiale leur projet au service du savoir, des usagers et des territoires. Nous ne pouvons imaginer que le fonctionnement démocratique de nos universités soit mis au seul service des ordres d’un ministère ou de quelque instance nationale que ce soit. Nous sommes favorables à l’autonomie d’établissements publics, assurant un service public, une véritable autonomie d’hommes et de femmes libres et responsables, réunis autour d’un projet et assumant leurs choix dans des conseils élus. Nous restons également attachés à un Etat régulateur qui assure, mieux qu’il ne l’a fait jusqu’à présent, l’égalité sur tout le territoire entre les citoyens, et entre les fonctionnaires.

L’université est une chance pour les étudiants et salariés qui y trouvent une culture et une formation ouverte et pluridisciplinaire, une chance pour tous ceux à qui elle permet, surtout en cette période de crise économique, financière et sociale, d’obtenir un diplôme et une bonne préparation à l’insertion professionnelle.

L’université est une chance pour le développement des savoirs fondamentaux, de la recherche et de l’innovation, une chance pour notre rayonnement international, pour notre pays et l’équilibre de nos territoires. L’université a une tradition d’impertinence et de bouillonnement critique, et elle est aussi et d’abord lieu de créativité intellectuelle et d’humanisme.

Cette chance doit être préservée car elle est notre bien commun.

Nous ne ferons pas progresser l’université dans la cacophonie institutionnelle et dans la confusion politique. Nous ne moderniserons pas l’université en affaiblissant les valeurs qui la fondent. Nous ne sauverons pas l’université en détruisant sa crédibilité auprès de tous ceux qui ont foi en elle et qui comptent sur elle. Nous ne renforcerons pas l’université en en faisant le champ clos de conflits politiques et sociaux qui, pour réels qu’ils soient, lui sont en partie extérieurs.

Nous demandons donc solennellement que tous ceux qui sont attachés aux instances universitaires élues et représentatives en garantissent le fonctionnement démocratique. Nous demandons que soit respecté le droit d’étudier et de travailler dans les universités et qu’au plus vite, les enseignements puissent reprendre et être réorganisés partout où ils sont ou ont été perturbés. De même, nous demandons que des solutions adaptées permettent qu’une validation claire garantisse la qualité des diplômes délivrés. Nous demandons enfin que l’emporte de part et d’autre, au niveau national comme au niveau local, la volonté de négociation et de compromis dans le respect des personnes et des personnels, des institutions et des étudiants.

Nous formulons aussi le voeu pressant que soient maintenant trouvés un autre rythme et d’autres modalités pour les réformes à venir. L’enseignement supérieur a considérablement évolué pendant ces quarante dernières années et continuera à le faire, au rythme de la société et parfois en la précédant, sans qu’il soit besoin de réformes précipitées.

Car il faut surtout maintenant convaincre les pouvoirs publics et la société tout entière d’investir plus massivement dans les universités : cette idée fait son chemin, mais ce n’est pas un acquis irréversible, et il faut que nous sachions maintenir et renforcer la confiance dans les établissements qui assument la plus grande part des missions d’enseignement supérieur et de recherche de notre pays.

Nous voulons en somme que nos universités puissent se consacrer à ce pourquoi elles sont conçues et financées, ce pourquoi nous avons choisi d’y travailler : la formation et l’insertion réussies de diplômés hautement qualifiés, la recherche de pointe et l’innovation sociale et technologique, la construction du futur et le rayonnement international de nos régions et de notre pays.

L’université est une chance... Préservons-la !

Lionel Collet, président de la CPU,
Simone Bonnafous, université Paris-XII-Val-de-Marne/vice-présidente de la CPU,
Jacques Fontanille, université de Limoges/vice-président de la CPU.
Membres du conseil d’administration de la CPU :

Yvon Berland, université Aix-Marseille-II - Méditerranée,
Khaled Bouabdallah, université de Saint-Etienne-Jean Monnet,
Alain Brillard, université de Mulhouse-Haute-Alsace,
Gilbert Casamatta, Institut national polytechnique de Toulouse,
Philippe Dulbecco, université Clermont-Ferrand-I - université d’Auvergne,
Daniel Filâtre, université Toulouse-II-Le Mirail,
Jean-Pierre Finance, université Nancy-I - Henri-Poincaré,
Camille Galap, université du Havre,
Jean-Pierre Gesson, université de Poitiers,
Axel Kahn, université Paris-Descartes,
Yves Lecointe, université de Nantes,
Eric Martin, université de Bretagne-Sud - Lorient - Vannes,
Jean-Loup Salzmann, université Paris-Nord,
Louis Vogel, université Paris-II - Panthéon-Assas.

"Interdiction politique" d’un cours hors les murs au Museum National d'Histoire Naturelle. Témoignage

*Je suis inquiet, très, très inquiet...*

Vendredi dernier, à titre de solidarité avec mes collègues enseignants de l’Université de Paris 8 engagés, en tant que titulaires et chercheurs de l’Education Nationale, dans une opposition difficile à Valérie Pécresse, j’ai décidé de tenir mon cours sur la biodiversité et l’origine de la protection des espèces et des espaces, que je donne habituellement dans les locaux du département de Géographie (où j’enseigne depuis 20 ans), dans l’espace du Jardin des Plantes (Muséum National d’Histoire Naturelle), là où fut inventée la protection de la nature. Une façon, avec ce « cours hors les murs », de faire découvrir ces lieux aux étudiants et d’être solidaire avec la grogne actuelle mais sans les pénaliser avant leur s partiels.

Mardi, arrivé à 14 h 30, avant les étudiants, j’ai eu la surprise de me voir interpeller dés l’entrée franchie par le chef du service de sécurité tout en constatant que les deux portes du 36 rue Geoffroy Saint Hilaire était gardées par des vigiles...

« Monsieur Vadrot ? ».
euh...oui
Je suis chargé de vous signifier que l’accès du Jardin des Plantes vous est interdit
Pourquoi ?
Je n’ai pas à vous donner d’explication....
Pouvez vous me remettre un papier me signifiant cette interdiction ?
Non, les manifestations sont interdites dans le Muséum
Il ne s’agit pas d’une manifestation, mais d’un cours en plein air, sans la moindre pancarte...
C’est non....
Les étudiants, qui se baladent déjà dans le jardin, reviennent vers l’entrée, le lieu du rendez vous. Le cours se fait donc, pendant une heure et demie, dans la rue, devant l’entrée du Muséum. Un cours qui porte sur l’histoire du Muséum, l’histoire de la protection de la nature, sur Buffon. A la fin du cours, je demande à nouveau à entrer pour effectuer une visite commentée du jardin. Nouveau refus, seuls les étudiants peuvent entrer, pas leur enseignant. Ils entrent et, je décide de tenter ma chance par une autre grille, rue de Buffon. Où je retrouve des membres du service de sécurité qui, possédant manifestement mon signalement, comme les premiers, m’interdisent à nouveau l’entrée.

Evidemment, je finis pas le fâcher et exige, sous peine de bousculer les vigiles, la présence du Directeur de la surveillance du Jardin des Plantes. Comme le scandale menace il finit par arriver. D’abord parfaitement méprisant, il finit pas me réciter mon CV et le contenu de mon blog. Cela commencer à ressembler à un procès politique, avec descriptions de mes opinions, faits et gestes. D’autres enseignants du département de Géographie, dont le Directeur Olivier Archambeau, président du Club des Explorateurs, Alain Bué et Christian Weiss, insistent et menacent d’un scandale.

Le directeur de la Surveillance, qui me dit agir au nom du Directeur du Muséum (où je pensais être honorablement connu), commençant sans doute à discerner le ridicule de sa situation, finit par nous faire une proposition incroyable, du genre de celle que j’ai pu entendre autrefois, comme journaliste, en Union soviétique :

Ecoutez, si vous me promettez de ne pas parler de politique à vos étudiants et aux autres professeurs, je vous laisse entrer et rejoindre les étudiants...
Je promets et évidemment ne tiendrai pas cette promesse, tant le propos est absurde.

J’entre donc avec l’horrible certitude que, d’ordre du directeur et probablement du ministère de l’Education Nationale, je viens de faire l’objet d’une « interdiction politique ». Pour la première fois de mon existence, en France.

Je n’ai réalisé que plus tard, après la fin de la visite se terminant au labyrinthe du Jardin des Plantes, à quel point cet incident était extra-ordinaire et révélateur d’un glissement angoissant de notre société. Rétrospectivement, j’ai eu peur, très peur...

CM Vadrot

Communiqué de SLU, 22 avril 2009

ASSEZ DES MENSONGES D’ÉTAT !
Après le mépris de Nicolas Sarkozy, celui de Valérie Pécresse puis de François Fillon

Les faits sont têtus, et il ne suffit pas d’une communication fondée sur le mensonge pour les modifier ; c’est pourtant ce que tentent Valérie Pécresse et François Fillon ces jours-ci, pour habiller d’effets de manche ce qui n’est rien d’autre qu’un passage en force et une véritable provocation. Non, le mouvement des universitaires n’est pas minoritaire. Non, le décret sur le statut des enseignants-chercheurs ne leur confère pas davantage de liberté ; non, la « mastérisation » ne permet pas d’élever le niveau de recrutement des enseignants ; non, les moyens accordés aux universités ne sont pas, dans la plupart des cas, en augmentation.

Valérie Pécresse a envoyé le vendredi 17 avril une lettre à la CPU qui laisse pantois tout lecteur quelque peu informé. Son intervention au Talk du Figaro mardi 21 avril est du même acabit, de même que l’intervention de François Fillon sur France Inter le matin du mercredi 22 avril.

Dans quel univers vivent-ils donc, où les mots n’ont plus le sens qu’on croyait pouvoir raisonnablement leur donner ? Le « profond respect » que Monsieur Fillon professe pour les enseignants-chercheurs n’est pas loin des « preuves d’amour » que Madame Pécresse prétend leur donner encore et toujours. Un tel « respect » qui considère que les enseignants-chercheurs sont incapables de comprendre le texte d’un décret qui les concerne s’appelle du mépris Mais ce n’est pas sur le terrain des sentiments que nous les attendons : c’est sur celui des faits. Or, ces faits sont têtus : 1/ la concertation dont se prévaut la ministre est une mascarade ; 2/ l’ensemble de l’argumentation gouvernementale relève du pur et simple mensonge. Cela fait 11 semaines que cela dure. Ça suffit !

2 représentants des syndicats sur 35 ont approuvé le nouveau décret sur les statuts

Valérie Pécresse nous a elle-même obligés à déclencher le plus long mouvement social de l’université française depuis des décennies (près de trois mois de grève bientôt pour nombre de collègues et d’universités). Son autosatisfaction prêterait à sourire si les problèmes n’étaient extrêmement sérieux. De plan de communication en « concertations » (consistant à laisser parler ses interlocuteurs sans tenir compte de ce qu’ils disent), Madame la Ministre s’est en fait montrée incapable d’instaurer le moindre dialogue avec la grande majorité de la communauté universitaire. La disparition complète de la soi-disant mission de médiation confiée à Mme Bazy-Malaurie, pourtant annoncée avec tambours et trompettes début février, l’indiquait déjà.

Le projet de décret relatif au statut des enseignants-chercheurs n’est en rien « parfaitement conforme aux aspirations des universitaires » comme l’affirmait encore, sans plaisanter, François Fillon ce matin.

Faut-il rappeler que plusieurs dizaines de Conseils d’administration et de conseils scientifiques d’universités françaises ont voté des motions demandant le retrait de ce projet en l’état ? Faut-il rappeler une fois encore les déclarations sans ambiguïtés de l’ensemble des sociétés savantes allant dans le même sens ? Faut-il rappeler que les syndicats de l’enseignement supérieur ont refusé massivement le projet ? Ainsi, dans les deux organisations paritaires CTPU et CSFPE, Valérie Pécresse n’a recueilli que de maigres fruits « de la réécriture de ce décret en concertation avec les organisations syndicales » (Talk Figaro, 21 avril 2009) : elle n’a trouvé que 2 représentants syndicaux sur les 35 que comptent les deux instances pour approuver son projet de décret [1].

Il n’y a eu en réalité qu’une concertation choisie, avec des interlocuteurs qui étaient susceptibles d’accepter in fine les projets ministériels. Mme Pécresse le sait. Nous le savons. Qu’elle cesse de mentir. Sur ce point comme sur les autres.

L’accumulation de mensonges ne fait pas une vérité

L’image trompeuse que le gouvernement veut donner à l’opinion est la suivante : un mouvement serait né parce qu’un projet de décret aurait été « mal compris » (F. Fillon sur France Inter) – par des gens dont le métier est pourtant précisément de bien comprendre des phénomènes complexes. Depuis, ce « décret a été réécrit intégralement ». Il « préserve totalement la liberté des enseignants-chercheurs » et ferait du métier d’enseignant-chercheur « un métier revalorisé », y compris financièrement puisque « les salaires de début de carrière augmenteront jusqu’à 25% » (rappelons que cette revalorisation est totalement indépendante de la modification du statut des enseignants-chercheurs : elle fait d’ailleurs l’objet d’un décret distinct, adopté ce matin en Conseil des Ministres). Il serait donc « parfaitement conforme aux aspirations des universitaires », ce que la « CPU a d’ailleurs confirmé » au chef du gouvernement pas plus tard qu’hier. Aujourd’hui, le « mouvement est très minoritaire » - même si François Fillon reconnaît plus d’une vingtaine d’universités affectées par le mouvement, ce qui est un progrès par rapport aux propos de sa ministre qui il y a un mois n’en avouait qu’une douzaine… - et donnerait lieu à des débordements inacceptables. Mais où sont donc ces nombreux « débordements » ? Il y en a eu certes ici et là mais ce qui est surtout étonnant, c’est qu’un mouvement si long et si mal compris de ses interlocuteurs ministériels n’ait pas donné lieu à de plus nombreux dérapages. Une fois de plus, il faut le constater : le sens des responsabilités et la sérénité ont été de notre côté beaucoup plus que de celui de nos adversaires. Enfin, pour F. Fillon, « il est [donc] temps que ce mouvement s’arrête. »

De telles affirmations constituent une injure à une communauté qui est particulièrement bien placée pour savoir qu’il ne suffit pas d’affirmer des faits pour que ceux-ci soient établis. Les « résultats » que Valérie Pécresse et François Fillon se targuent de façon grotesque d’avoir obtenus sont pourtant loin de nous « rassurer » : les prétendues « concessions » gouvernementales n’ont en rien altéré la logique des réformes en cours. La remise en cause radicale du statut des enseignants-chercheurs mettra fin à leur indépendance et à leur égalité (voir à ce sujet l’analyse du collectif des juristes Défense de l’Université ), le nouveau statut est inacceptable sans fixation d’une référence chiffrée précise à un maximum d’heures d’enseignement et sans remise en cause de toute modulation de service à la hausse. En outre, ce décret n’est pas la seule raison de notre colère. La destruction de la formation disciplinaire et professionnelle des futurs collègues du premier et du second degré est toujours à l’ordre du jour (elle n’est que repoussée, et encore partiellement, d’un an), avec à la clé, une précarisation de masse dans l’ensemble de l’enseignement public.

La série de mensonges accumulés par le gouvernement met gravement en jeu l’autorité de la parole de l’État, et l’attitude du gouvernement sur ces dossiers dénote un autoritarisme forcené bien contraire à la prétendue « autonomie » dont bénéficieraient les universités. Ainsi, Mme Pécresse fait passer au Conseil d’Etat puis au Conseil des Ministres le décret statutaire en pleine période de vacances universitaires (craint-elle à ce point la réaction d’une « minorité » d’universitaires ?). Elle fait fi des prérogatives de l’AERES pour confier directement aux services du ministère l’évaluation des quelques maquettes « métiers de l’enseignement », suite au refus par l’AERES d’évaluer la campagne actuelle . Elle ignore l’assemblée plénière de la CPU qui a pourtant reconnu le caractère inapplicable de la mastérisation en l’état et exigé une prise de position urgente du gouvernement concernant la préparation aux concours pour 2009-2010. Autrement dit : quand même des instances inféodées au gouvernement sont saisies de doute, on les contourne.

En simplifiant les choses jusqu’à la caricature et au mensonge, en faisant mine subitement de s’intéresser aux étudiants les plus fragiles socialement alors même qu’une proposition de loi vise à instituer un prêt étudiant qui irait de pair avec une augmentation considérable des droits d’inscription, en annonçant de façon aussi tonitruante qu’irréaliste que le ministère « vérifiera que les cours ont été rattrapés », le gouvernement fait également preuve d’un populisme irresponsable.

Dès lors, parfaitement conscients des enjeux pour l’université française et ses étudiants, nous pensons donc au contraire que le temps n’est pas venu de « reprendre une activité normale ». La coupe est désormais plus que pleine. Le mouvement du monde de l’enseignement supérieur et de la recherche n’est ni mal comprenant, ni minoritaire, ni près de s’arrêter : nous le prouverons dans les jours qui viennent.

22 avril 2009
Notes
[1] - au CTPU du 24 mars 2009 : Favorable au texte : 17 (soit 15 administration, 2 AutonomeSup) ; Abstention : 5 (UNSA, SGEN) ; Ont quitté la réunion : 8 (SNESUP, FO)

au Conseil supérieur de la Fonction Publique d’État (CSFPE) du 9 avril 2009 : Pour l’adoption : 20 (administration) ; Contre : 11 (CGT, FO, Solidaires, FSU) ; Abstentions : 9 (CFDT, CFTC, CGC, UNSA)

Le gouvernement ne recule devant rien. Surtout pas devant la laïcité.

Dès le mois de Janvier 2009, il avait été question d’un accord France-Vatican : “Selon cet accord, les diplômes délivrés par les instituts catholiques contrôlés par le Vatican seront reconnus en France au même titre que les diplômes délivrés par les universités publiques. Non seulement cet accord porte sur les diplômes canoniques, ce qui peut se concevoir mais mériterait discussion, puisque les diplômes canoniques font partie du champ initial des instituts catholiques, mais aussi sur les formations profanes, ce qui est proprement inacceptable.” Remember l’instituteur et le curé …

Cet accord avait été très vigoureusement dénoncé comme portant atteinte à la laïcité, notamment par la CPU dans sa lettre à Nicolas Sarkozy du 6 Janvier, ainsi que par la 3ème coordination nationale des universités.

Aujourd’hui, cet accord a finalement été adopté, et pas seulement pour les disciplines “canoniques” ! Ce décret n’est pas seulement une honte c’est un scandale gravissime qui revient sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat et sur la laïcité.
Sa logique est liée au traité européen qui reconnaît le vatican comme un état et qui permet de considérer les diplômes décernés par ses universités comme des diplômes d”Etat. Une petite porte ouverte par laquelle on fait sortir la laïcité… L’accord avec le Vatican aurait du faire l’objet d’un débat parlementaire et aurait du être présenté devant le conseil constitutionnel. C’est inacceptable
cf. http://www.legifrance.gouv.fr

Décret du 16 avril 2009 sur la reconnaissance des grades et diplômes de l’enseignement supérieur catholique.

JORF n°0092 du 19 avril 2009 page 6746 texte n° 10

DECRET
Décret n° 2009-427 du 16 avril 2009 portant publication de l’accord entre la République française et le Saint-Siège sur la reconnaissance des grades et diplômes dans l’enseignement supérieur (ensemble un protocole additionnel d’application), signé à Paris le 18 décembre 2008 (1)
NOR: MAEJ0903904D
Le Président de la République,
Sur le rapport du Premier ministre et du ministre des affaires étrangères et européennes,
Vu les articles 52 à 55 de la Constitution ;
Vu le décret n° 53-192 du 14 mars 1953 modifié relatif à la ratification et à la publication des engagements internationaux souscrits par la France ;
Vu le décret n° 2000-941 du 18 septembre 2000 portant publication de la convention sur la reconnaissance des qualifications relatives à l’enseignement supérieur dans la région européenne, faite à Lisbonne le 11 avril 1997,
Décrète :
Article 1
L’accord entre la République française et le Saint-Siège sur la reconnaissance des grades et diplômes dans l’enseignement supérieur (ensemble un protocole additionnel d’application), signé à Paris le 18 décembre 2008, sera publié au Journal officiel de la République française.
Article 2
Le Premier ministre et le ministre des affaires étrangères et européennes sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

Annexe
A C C O R D
ENTRE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE ET LE SAINT-SIÈGE SUR LA RECONNAISSANCE DES GRADES ET DIPLÔMES DANS L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR, ENSEMBLE UN PROTOCOLE ADDITIONNEL D’APPLICATION, SIGNÉ À PARIS LE 18 DÉCEMBRE 2008
La République française, d’une part,
et
Le Saint-Siège, d’autre part,
ci-après dénommés « les Parties »,
Considérant la Convention sur la reconnaissance des qualifications relatives à l’enseignement supérieur dans la région européenne, signée à Lisbonne le 11 avril 1997 et ratifiée par les deux Autorités ;
Réaffirmant leur engagement, dans le cadre du « processus de Bologne », de participer pleinement à la construction de l’espace européen de l’enseignement supérieur en améliorant la lisibilité des grades et des diplômes d’enseignement supérieur délivrés par les établissements habilités à cet effet sont convenus de ce qui suit :

Article 1er
Objet de l’accord
Le présent accord, selon les modalités énoncées dans son protocole additionnel, a pour objet :
1. la reconnaissance mutuelle des périodes d’études, des grades et des diplômes de l’enseignement supérieur délivrés sous l’autorité compétente de l’une des Parties, pour la poursuite d’études dans le grade de même niveau ou dans un grade de niveau supérieur dans les établissements dispensant un enseignement supérieur de l’autre Partie, tels que définis à l’article 2 du présent accord ;
2. la lisibilité des grades et des diplômes de l’enseignement supérieur délivrés sous l’autorité compétente de l’une des Parties par une autorité compétente de l’autre Partie.

Article 2
Champ d’application
Le présent accord s’applique :
Pour l’enseignement supérieur français : aux grades et diplômes délivrés sous l’autorité de l’Etat par les établissements d’enseignement supérieur.
Pour les Universités catholiques, les Facultés ecclésiastiques et les établissements d’enseignement supérieur dûment habilités par le Saint-Siège : aux grades et diplômes qu’ils délivrent dans les disciplines énumérées dans le protocole additionnel. Une liste des institutions ainsi que des grades et diplômes concernés sera élaborée par la Congrégation pour l’Education catholique, régulièrement tenue à jour et communiquée aux Autorités françaises.

Article 3
Entrée en vigueur
Le présent accord entre en vigueur le premier jour du deuxième mois suivant la date de la dernière notification des parties s’informant mutuellement de l’accomplissement des procédures internes requises pour son entrée en vigueur.

Article 4
Modalités de mise en œuvre
Un protocole additionnel joint au présent accord et faisant partie intégrante de ce dernier, prévoit les modalités d’application des principes contenus au présent accord. Ce document pourra être précisé ou modifié par les autorités compétentes désignées par les deux Parties, sous la forme d’un échange de lettres.

Article 5
Résolution des différends
En cas de différend concernant l’interprétation ou l’application du présent accord et de son protocole additionnel, les services compétents des deux Parties se consultent en vue de régler le différend par voie de négociation amiable.

Article 6
Durée de l’accord
Le présent accord est conclu pour une durée indéterminée. Il peut être dénoncé par chacune des Parties et cette décision entrera en application trois mois après cette notification officielle.
En foi de quoi, les soussignés, dûment habilités à cet effet, ont signé le présent accord.
Fait à Paris, le jeudi 18 décembre 2008, en double exemplaire, en langue française.

Pour la République française :
Bernard Kouchner Ministre des Affaires étrangères et européennes
Pour le Saint-Siège :
Mgr Dominique Mamberti Secrétaire pour les Relations avec les Etats

PROTOCOLE ADDITIONNEL À L’ACCORD ENTRE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE ET LE SAINT-SIÈGE SUR LA RECONNAISSANCE DES GRADES ET DIPLÔMES DANS L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR
Conformément à l’article 4 de l’accord entre la République française et le Saint-Siège sur la reconnaissance des grades et diplômes dans l’enseignement supérieur, signé à Paris le 18 décembre 2008, les deux Parties sont convenues d’appliquer les principes contenus dans l’accord selon les modalités qui suivent :

Article 1er
Champ d’application du protocole additionnel
Le présent protocole s’applique :
Pour l’enseignement supérieur français : aux grades et diplômes délivrés sous l’autorité de l’Etat par les établissements d’enseignement supérieur autorisés.
Pour les universités catholiques, les facultés ecclésiastiques et les établissements d’enseignement supérieur dûment habilités par le Saint-Siège : aux grades et diplômes qu’ils délivrent dans les disciplines énumérées à l’article 2 du protocole additionnel. Une liste des institutions ainsi que des diplômes concernés sera élaborée par la Congrégation pour l’Education catholique, régulièrement tenue à jour et communiquée aux autorités françaises.
Article 2
Information sur les grades et diplômes
Pour l’enseignement supérieur français : les grades fixent les principaux niveaux de référence de l’Espace européen de l’enseignement supérieur.
Ils sont au nombre de quatre : le baccalauréat comme condition d’accès aux diplômes de l’enseignement supérieur ; la licence (180 crédits européens ECTS sur la base de 60 crédits ECTS par an) ; le master (300 crédits européens ECTS sur la base de 60 crédits ECTS par an) ; le doctorat.
Le grade est conféré par un diplôme délivré sous l’autorité de l’Etat et porteur de la spécialité.
Pour les universités catholiques, les facultés ecclésiastiques et les établissements d’enseignement supérieur dûment habilités par le Saint-Siège :
― diplômes délivrés par les universités catholiques et les établissements d’enseignement supérieur dûment habilités par le Saint-Siège ;
― diplômes ecclésiastiques directement délivrés par les facultés ecclésiastiques sous l’autorité du Saint-Siège.
Article 3
Reconnaissance des diplômes conférant un grade et entrant dans le champ d’application
Pour l’application du présent protocole, le terme « reconnaissance » signifie qu’un diplôme obtenu dans l’une des Parties est déclaré de même niveau pour produire les effets prévus par l’Accord.
Sur requête préalable des intéressés, sont reconnus de même niveau :
a) Le doctorat français et les diplômes ecclésiastiques de doctorat ;
b) Les diplômes français de master (300 crédits ECTS) et les diplômes ecclésiastiques de licence ;
c) Le diplôme français de licence (180 ECTS) et les diplômes ecclésiastiques de baccalauréat.
Les autorités compétentes pour la reconnaissance des diplômes sont :
― pour la lisibilité des grades et diplômes de l’enseignement supérieur délivrés sous l’autorité compétente de l’une des Parties :
― en France : le Centre national de reconnaissance académique et de reconnaissance professionnelle ― Centre ENIC-NARIC France près le Centre international d’études pédagogiques (CIEP) ;
― auprès du Saint-Siège : le bureau du Saint-Siège pour les reconnaissances académiques, qui se trouve auprès de la Nonciature en France.
― pour la poursuite d’études :
― dans les établissements d’enseignement supérieur français : l’établissement d’enseignement supérieur dans lequel souhaite s’inscrire l’étudiant ;
― dans les universités catholiques, les facultés ecclésiastiques et les établissements d’enseignement supérieur dûment habilités par le Saint-Siège : le bureau du Saint-Siège pour les reconnaissances académiques, qui se trouve auprès de la Nonciature en France.

Article 4
Reconnaissance des périodes d’études et des diplômes ne conférant pas un grade
1. Les études et les établissements où elles sont poursuivies doivent correspondre aux conditions prévues à l’article 1er du présent protocole.
2. Sur demande préalable des intéressés, les examens ou périodes partielles d’études validées dans des établissements dispensant un enseignement supérieur donnant lieu à la délivrance d’un diplôme reconnu dans l’une des Parties sont pris en compte, notamment sur la base du système de crédits européens ECTS, pour la poursuite d’études au sein des établissements dispensant un enseignement supérieur reconnu dans l’autre Partie.
3. L’autorité compétente pour la reconnaissance des périodes d’études est :
― dans les établissements d’enseignement supérieur français : l’établissement d’enseignement supérieur au sein duquel le demandeur souhaite poursuivre ses études ;
― dans les universités catholiques, les facultés ecclésiastiques et les établissements d’enseignement supérieur dûment habilités par le Saint-Siège : en accord avec la Congrégation pour l’éducation catholique, le bureau du Saint-Siège pour les reconnaissances académiques, qui se trouve auprès de la Nonciature en France.
Article 5
Suivi du présent protocole
Les services compétents des deux Parties se réunissent en tant que de besoin pour l’application du présent protocole.
Les services chargés de l’information sur les diplômes délivrés dans chacune des deux Parties sont :
― pour la France : le centre ENIC-NARIC France ;
― pour le Saint-Siège : en accord avec la Congrégation pour l’éducation catholique, le bureau du Saint-Siège pour les reconnaissances académiques, qui se trouve auprès de la Nonciature en France.

Fait à Paris, le 16 avril 2009.

Nicolas Sarkozy
Par le Président de la République :
Le Premier ministre,
François Fillon
Le ministre des affaires étrangères et européennes,
Bernard Kouchner
(1) Le présent accord est entré en vigueur le 1er mars 2009.

Compte-rendu de l'Élysée suite à la présentation du décret sur le statut des enseignants-chercheurs au Conseil des Ministres, le Mercredi 22 Avril

Compte-rendu :

“La ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche a présenté :
- Un décret modifiant le décret du 6 juin 1984 fixant les dispositions statutaires communes applicables aux enseignants-chercheurs et portant statut particulier du corps des professeurs des universités et du corps des maîtres de conférences et portant diverses dispositions relatives aux enseignants-chercheurs.
- Un décret relatif aux règles de classement des personnes nommées dans les corps d’enseignants-chercheurs des établissements publics d’enseignement supérieur et de recherche relevant du ministre chargé de l’enseignement supérieur.
- Un décret modifiant le décret du 16 janvier 1992 relatif au Conseil national des universités.

1. Le nouveau décret statutaire fait suite à une concertation approfondie. Il permet d’assouplir et de moderniser le fonctionnement de l’université, dans le double intérêt du service public et des universitaires, tout en consacrant les garanties reconnues aux enseignants-chercheurs. Le décret réaffirme ainsi la double mission d’enseignement et de recherche des universitaires, ainsi que les principes d’indépendance et de libre expression nécessaires à l’exercice de ces missions.
Dans le même temps, il offre la possibilité d’une modulation de la répartition du service de l’universitaire entre les différentes activités. Cette possibilité nouvelle, permettant de mieux prendre en compte les compétences et talents, donne une souplesse qui doit permettre de concilier projet collectif et projet individuel. Les décisions seront prises avec l’accord de l’intéressé et après avis motivé des directeurs de l’unité de recherche et de la composante de rattachement.
Par ailleurs, l’effort fait pour définir les tâches susceptibles d’être assumées par les enseignants-chercheurs (notamment dans le domaine de l’expertise et de l’insertion professionnelle) permettra une meilleure reconnaissance de la diversité de leurs activités.
En outre, le décret accélère les carrières des enseignants-chercheurs et, dans un souci d’efficacité, déconcentre les actes de gestion.

Il apporte également des garanties en termes de transparence :
- transparence des critères retenus pour les promotions, fondées sur une évaluation nationale réalisée par des experts de la discipline ;
- transparence de la politique indemnitaire, elle aussi mise en oeuvre sur la base de cette évaluation.

2. Le décret qui régit le Conseil national des universités (CNU) a été complété dans le même esprit d’efficacité, d’impartialité et de transparence. Il ajoute aux missions du CNU l’évaluation régulière, tous les quatre ans, de tous les enseignants-chercheurs. Il accroît les garanties présentées par cette institution, en termes de déontologie et d’impartialité.

3. Le troisième décret réforme les modalités du classement à l’entrée dans les corps des maîtres de conférences et des professeurs. Il améliore de façon significative la prise en compte, lors de ce classement, des activités antérieures au recrutement. Sont ainsi retenues, selon des modalités adaptées aux différentes situations, les recherches effectuées aussi bien pour préparer le doctorat qu’après son obtention. Au total, la rémunération des jeunes maîtres de conférences sera augmentée de 12 à 25 % dès septembre 2009, afin d’accroître l’attractivité de leurs fonctions.

François Fillon-France Inter-Mercredi 22 Avril



Nous sommes dans une autre dimension apparemment...

Valérie Pécresse-Le Figaro-Le Talk, le 21/04/09

Quelques citations de notre ministre de l'Enseignement supérieur :
"Par le dialogue on peut obtenir des résultats..."
"La bonne voix quand on est pas d'accord avec le gouvernement, c'est pas de bloquer une université, c'est de dialoguer avec le ministre."

Pour accéder à la vidéo, cliquez sur le titre de ce post.

vendredi 10 avril 2009

Compte-rendu de l'AG unitaire Michelet Mardi 7 Avril

Ordre du jour

État de la mobilisation
Question de la validation du semestre
Revendications
Perspectives et Moyens d’actions
Votes des représentants pour les diverses coordination

Tribune et ordre du jour votés à l’unanimité moins 2 abstentions


État de la mobilisation

Enseignant
Compte-rendu de la CNU.
Modalité de validation etc. concernant les UFR au sein d’une même université. Une tendance est observée : radicalisation : incident, débat sur une motion suivant les interventions policières ; comment peut-on réagir face à ces violences ? Lecture d’une partie de la motion.
Dans la discussion, la convergence des luttes et la désobéissance civile ont été longuement abordées : l’idée est d’inscrire le mouvement dans un milieu plus vaste, fonction publique et hôpitaux. Discussion à Michelet sur partis politiques, quelle campagne électorale (passer à la grève de la faim – lecture de la motion sur la radicalisation du mouvement) Plusieurs appels lancés par de nombreuses universités : ils ont voulu lancer un appel pour que la position soit claire quant au sujet des réformes et de la validation du semestre.
La motion résume cette validation automatique : « la CNU SOUTIENT les UFR qui décideront de la validation automatique »
Réponse face à notre situation : le mouvement durera tant que nous n’auront aucune réponse par rapport à nos revendications.

Étudiant
« 2 assemblées générales P1 & P4 à la Sorbonne : la 1ère, enseignants et biatoss, et la 2nde étudiants ; pour la première assemblé reconduction de la grève, pour l’assemblée étudiante (300 étudiants environ) vote de la grève jusqu’au 4 mai. Les personnels ont voté le principe que la grève ne devait pénaliser personne : désire de validation automatique du semestre. » Rappel sur la manif en fin d’intervention

Étudiant
Modalité d’intervention et niveau d’action. Plan de débat : enseignants et étudiants côte à côte : s’arranger entre chaque service publique également pour pouvoir créer un vrai mouvement et une convergence des luttes.

Professeur : « présent à l’AG de ce matin au Panthéon ; la poursuite du mouvement a été votée à l’unanimité ; poursuite du mouvement à la rentrée des vacances. Par ailleurs, fut votée une motion sur le risque que le gouvernement faisait peser sur la fin du semestre : les discussions furent longues mais ont abouti - le personnel est prêt à poursuivre le mouvement

Étudiante
Etat de la mobilisation sur Michelet : ce que nous permet la grève.
Elle permet que les universités soient une force d’opposition et d’action (ex des actions comme les Mercredis de Michelet) attente de proposition, réflexion avec les autres universités et écoles. Etudiants de la Femis qui viennent discuter de leur modalité d’action sur le cinéma
Aussi la semaine dernière : tournée vers le service publique -> convergence des luttes : retour concret par rapport à ce point là, la nécessité est au rassemblement : il est important de continuer la grève : proposer des solutions alternatives et exercer une vraie pression sur le gouvernement en utilisant les acteurs extérieurs (autres manifestants)

Étudiant de la Femis
Solidaire du mouvement. Mouvement qui se met en place à la Femis ; on veut penser ensemble à plus d’ouverture on veut casser l’image de l’école qui est la notre : création de collectif transversaux de réflexion : que signifie aujourd’hui faire du cinéma ? Désire de rencontres et de débats ; on veut restructurer l’école (femis2009@gmail.com)

Enseignant
Action administrative : démission des taches administrative du personnel : 19 responsables de diplôme et d’autres fonctions ont mis fin à leur mandats à l’UFR 03. 51 au total pour Paris 1.
Vraie solidarité dans le mouvement.

Étudiant
Parler du mouvement : après les vacances les cours vont-ils reprendre ? Non, le mouvement ne se ferme pas. Le Décret n’a pas encore de réponse claire, le problème est toujours présent

Étudiant
La Ronde des obstinés, explication ; tient de la performance et de la manifestation pacifique : invitation lancée, appel à participation intensive pendant les vacances !

Enseignant
Les analyses se multiplient pour montrer à quel point les avancées sont fausses, SLRU etc . publication de discours de type juridique (sur ces sites) qui permettent une meilleure compréhension du mouvement et de manière plus objective

Question de la Validation du semestre

Enseignant
Défense d’une motion sur le risque de non validation du semestre pour Paris 4 aux CA et AG de la Sorbonne (intervention). L’idée de non-validation est de neutraliser le semestre : présente le semestre comme neutralisé et présente la motion au recteur (à situation grave, décision grave). Rappel de la mission de l’université, et position officielle de la Sorbonne ; que signifie la non validation du semestre ? Si ce semestre ne compte pour personne (Licence sur 5 semestres, ce mouvement restera dans les mémoires pendant 3 ans ; toute autre solution de validation n’est pas envisageable puisqu’elle amènera forcément à remettre en route l’activité pédagogique ; il légitime sa motion et le fait que se soit voté. La reprise des cours empêcherait la continuation du mouvement.

Enseignant
Mise au point pour Paris 1 : le président arrivant à la fin de son mandat passera la présidence à son successeur le 1mai (premier élément à prendre en compte) le contexte est différent de celui de Paris 4 aux vues de ce changement.
Paris 1 est une université qui comprend 3 grandes composantes : Sciences éco, Droit et Sciences humaines.
Les UFR de Droit ont assuré des enseignements quasi normaux donc les examens sont maintenus. Pour ce qui est des UFR de sciences humaines, dans leur grande majorité en grève, la question de la non validation n’est pas abordée, le cadre étant différent. Ils travaillent donc sur les modalités de validation aménagée

Étudiante
Explication sur la commission au sujet de la validation du semestre.
Une commission paritaire composée de 5 étudiants et 5 professeurs s’est réunie vendredi dernier au sujet de la question de la validation du semestre pour Paris 1. Cette commission est évolutive puisque l’objectif est d’adapter les modalités d’évaluation de ce semestre en fonction de l’évolution du mouvement. Pour le moment, pas de reprise des cours.

Enseignant
Il faut faire durer le mouvement, donc ne vous attendez pas à une reprise des cours à la rentrée ! Une motion est ressortie de cette comission, adoptée à l’unanimité par le conseil d’UFR.
Lecture de la motion : le calendrier des examens pourra être reporté jusqu’au 20 juin maximum, 2 notes (un partiel + un oral, écrit, interrogation, etc, à partir de quelques références bibliographiques et/ou axes de travail qui vont être proposés par les enseignants)
La rentrée des vacances de printemps, une réunion d’information sera tenue par chaque enseignant, la commission continuera d’exister en cas de litige.

Enseignant
Historiens ; cet UFR est l’un des plus mobilisés – ils ont décidé de mettre en place un protocole qui permettrait de pouvoir faire se tenir les examens quoi qu’il arrive.
Non reprise de cours votée à la rentrée. Le protocole préparé par la commission pédagogique consiste à annuler le contrôle -> exams terminaux, avec un programme réduit. Chaque enseignant définit son enseignement. Chaque enseignant peut définir des modalités d’exams.

Étudiante
Proposition d’établir une commission de réflexion des étudiants et des professeurs de Paris 4 – juste commission de proposition à soumettre au conseil – étudier certains cas non abordés – toujours dans le but de trouver des solutions et de garantir à tout le monde une valeur à leurs diplômes : validation automatique non sérieuse et non valorisante : trouver de nouvelles solutions et se baser sur les expériences extérieure »

Étudiante
Point sur les mandats CNU : les portes paroles aujourd’hui rencontre FSU et Snesup.

Étudiant
Légitimité des validations, mais le débat ne doit pas en rester là. Rappel sur l’utilité de ces deux ministres Darcos et Pécresse (et leur intervention récente). Le semestre neutre, nous ne pouvons pas vivre cette grève comme une défaite ; mais ça serait une preuve de victoire que la validation automatique. Il faut demander la validation du semestre.

Étudiante
Ce qui a été décidé par la commission la semaine dernière semble être la bonne position car elle permet la poursuite du mouvement. La non validation n’est pas acceptable pour bon nombre d’étudiants, les professeurs qui se déclarent grévistes ne veulent pas pourrir le semestre des étudiants : maintenir un partiel aménagé permet vraiment la continuation du mouvement : cela permettrait aussi à des enseignants hésitants et étudiants de rejoindre le mouvement. La campagne du ministère table sur une reprise des cours, mais nous devons encore tenir et réunir toujours plus de monde au regard des semaines dernières, Darcos et Pécresse présentent les choses de façon incertaine, mais rien n’est tapé par écrit, rien n’est clair, nous devons continuer »

Enseignant
Quelle que soit la décision que l’on sera amené à prendre quant à la validation, quelque chose est plus important c’est le statut de l’université : la LRU et les projets de réformes sur les statut des enseignants vont modifier définitivement le statut de l’université : il faut agir maintenant. Sur la validation du semestre : décision provisoire qui dépendra de la suite du mouvement de grève : à P4 il faut profiter du tout petit privilège pour faire connaître dans toutes les universités notre position et que des décisions ont déjà été envisagées.

Étudiante
Peut-on parler d’examens quand on a pas eu de cours ? Neutralisation ? Valider la Licence avec 5 semestres, et le rattrapage pour le premier semestre. Cette validation automatique est la solution la plus juste du moment.

Enseignant
Comment peut-on organiser un examen sans avoir un nombre minimum de cours et de la matière pour établir un vrai examen avec du sens ? Il semble plus juste et plus censé de s’orienter vers la neutralisation !

Étudiant
Il est important qu’il y ait des modalités de validation. Mais s’il y a un moyen de validation il n’y a plus aucun moyen de faire peser un poids dans la balance pour faire pression.

Enseignant
Sur la question de la validation et de la non validation du semestre à la fin de l’AG enseignant d’hier a été votée une motion de validation automatique du semestre à 36 voix pour et 31 voix contre ( le débat portait sur le mot automatique ). Beaucoup ne sont pas d’accord car par là, le risque est de se priver d’une arme contre le gouvernement pour qu’ils retirent leurs projets de décrets : la validation du semestre s’impose, c’est un autre problème qui doit être décidé en CNU pas en AG !

Enseignant
Je veux que le gouvernement plie c’est pourquoi j’ai voté cette motion comme une menace contre le gouvernement. On ne peut pas encore se prononcer sur la question de validation du semestre, on est en train de se priver d’une arme, cette menace est en place grâce au CA. A partir du moment où on promet quelque chose il faut aller jusqu’au bout et la tenir. La mobilisation est à un tournant important et les seuls mots d’ordres doivent être à la continuation du mouvement.
C’est un conflit idéologique qui risque de durer très longtemps.

Étudiante
La question de validation du semestre concerne avant tout les étudiants; on ne peut pas se baser que sur la question de la validation à ce moment de la mobilisation au regard des expériences de chacun il faut établir une communication entre les professeurs et les étudiants.

Votes
Motion soumise au vote, concernant uniquement Paris 4 :
« Constitution d’une commission de propositions et de réflexion sur les modalités d’évaluation et/ou de validation du semestre en cours à Paris 4. Cette commission sera paritaire (5enseignants/5 étudiants) et n’aura aucun pouvoir décisionnel. Ces propositions seront soumises au vote lors du Conseil d’UFR. »

Motion adoptée
Enseignants :
Isabelle Ewing ( maitre de conf )
Emmanuel Lurin (Ater )
Marie Anne Desbals (PRAG)
Hélène Siard ( maitre de conf )
Wassili Joseph (Ater )

Étudiants :
Charlotte Cosson L3
Rachel Tapia M1
Violaine Heritier M1
Elsa Fritsh L1
Ophélie Bellanger M1



Revendications

- Retrait du décret sur le statut des enseignants- chercheurs y compris dans la version issue des « négociations » au 6 mars 2009
- Retrait du décret sur la masterisation
- Titularisation des personnels BIATOSS et salaires 1500e minimum
- Plan de financement à long terme de l’enseignement (de la maternelle à l’université) et création de postes à la hauteur des besoins
- Contre les suppressions de postes dans toute l’éducation de la maternelle à l’université
- Abrogation de la LRU
- Retrait de la réforme sur l’allocation des moyens
- Retrait du Contrat Doctoral Unique
- Retrait du plan Campus
- Réévaluation du statut des enseignants titulaires d’un doctorat mais non-statutaires (Abrogation du critère des 900 h annuelles exigées par l’Etat pour pouvoir enseigner à l’Université en tant que chargé de cours ou de TD titulaire d’un doctorat mais non statutaire afin d’avoir un emploi conforme à son diplôme)
- Contre la hausse des frais d’inscription
- Contre le projet de loi sur le prêt étudiant

Plateforme Reconduite jusqu’à la prochaine AG à l’unanimité moins 4 voies



Perspectives et moyens d’actions.

Étudiants
Le vendredi a lieu une réunion depuis 2 semaines, pour réfléchir sur le mouvement et passer par dessus la timidité dans les AG. Il y a été décidé la semaine dernière de rédiger un tract pour faire durer le mouvement pendant les vacances, rédiger un tract simple plus facile à saisir lors de la lecture et de l’appréhension. Invitation à participation.

Étudiante
C’est bien de discuter et de se réunir mais il existe déjà un comité de mobilisation auquel on peut se joindre. Il est dommage de disperser les forces ainsi en faisant les choses chacun dans son coin.

Étudiante
Au départ c’était juste des discutions entre amis puis d’autres personnes se sont ajouté. Nous ne formons pas un nouveau comité de mobilisation ni un groupe alternatif.

Étudiante
On vous invite à la réunion du comité de mobilisation.

Étudiant
La CNU a posée des dates de diffusion. Le site reste ouvert pendant les vacances, il serait bien qu’on se réunisse deux fois par semaines. Cet après midi il y a une manifestation des salariés de la FNAC Bastille, c’est l’occasion d’aller tracter et diffuser. Il y a eu le vote à la CNU et à la CNE de mettre en place des journées de rencontres et de débats interprofessionnels.

Votes

- Reconduction de la grève totale jusqu’au Mardi 28 Avril
- Piquet de grève ÉTUDIANTS/ENSEIGNANTS
- Mise en place d’un comité de grève national
- Banalisation des cours les jours de mobilisation, AG, manifestation…
- Grande journée de mobilisation le mercredi
- Multiplication des actions de sensibilisation (tracts…)
- Création d’états généraux de l’Education et de la formation du Supérieur.
- Poursuite des cours alternatifs en extérieur

Reconduction de la plateforme approuvée majoritairement.

Prochaine AG 12H pour le 28 avril.

Réformes de l'université : ça pourrait durer...

Manifestations du Mercredi 8 Avril




Sans papiers, bénévoles, parents, étudiants, enseignants, chercheurs, ingénieurs, toutes les couches de la population étaient dans la rue en même temps ou presque.

Le 8 avril, dans toute la France, les délinquants solidaires manifestaient. A Paris le rendez-vous avait lieu place St Michel.
C'était aussi une journée de manifestion pour l'éducation et la recherche : de la maternelle à l'université. A Paris, le rendez-vous était à Denfert.

vendredi 6 mars 2009

Rencontre avec Yang Yi, INHA, Mercredi 11 Mars, 10h00

Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Institut national d’Histoire de l’Art
6, rue des Petits-Champs
75002 Paris

Mercredi 11 mars 2009 – 10h00 Salle Perrot (2eme étage)

Michel Poivert reçoit le photographe Yang Yi

A propos de la série UPROOTED (déraciné)


Si vous voulez en savoir plus et voir un peu les photos : le site de la galerie qui expose cette série Paris-Beijing


Parlez-en autour de vous!

vendredi 27 février 2009

Débats, la journée du Vendredi 27 Février

PMF 

- 10h-12h, amphi L, Christian CHEVANDIER (MC, Paris I) et UN CHEMINOT GREVISTE lors du mouvement de l’automne 2007 « Faire dans la France d’aujourd’hui. Les mouvements sociaux depuis les années 1970 » 

- 12h30-14h, amphi H, Autour de la notion du charisme dans l’enseignement Isabelle KALINOWSKI (CNRS), « Charisme et Magie chez Max Weber » Maria STAVRINAKI (MC, Paris I), « Charisme et Magie au Bauhaus » 

- 14h30-17h, amphi K, Paris I accueille deux historiens de l’art, Jean-Claude LEBENSZTEJN (Professeur Emerite, Paris I), « Décorum : l’Arétin et Michel-Ange. L’Inquisition et Véronèse » Giovanni CARERI (Directeur d’Etudes, EHESS), « Torpeur et folie des ancêtres. Les marges de la Chapelle Sixtine » 

- 17h-18h, amphi K, Pascale Dubus (MC, Paris I), « Minorer la tempête : les représentations du Déluge Universel dans la première moitié du Cinquecento » 

- 18h-20h, amphi K, Débat organisé par les étudiants sur l’OTAN

EHESS : changeons le programme
- 9h-11h, GRAND DEBAT : "Quelle politique européenne de la recherche et de l’enseignement supérieur ?" 105, Bd Raspail, Amphithéâtre, avec la participation de Daniel Cohn-Bendit (député européen), Laurence Giavarini (SLU), Sylvain Piron (EHESS), Michel Saint-Jean (SLR) 

- 9h-11h, 105, Bd Raspail, salle 1, Juliette Rennes, Pierre Fiala, Christine Barats, Roser Cusso : « Langages de la réforme et discours d’expertise à l’université » 

- 11h-13h, 105, Bd Raspail, salle 9, Isabelle Backouche, Liora Israël : « Construire un corpus d’archives : le temps long de la recherche » 

- 13h-15h, 105, Bd Raspail, salle 1, Marc Bessin, Numa Murard : « Genre et production de la connaissance : retour sur des expériences collectives (CERFI années 70, APRE années 80) » 

- 15h-17h, 105, Bd Raspail, salle 6, Paolo Napoli avec la participation de Emanuele Conte (Université de Rome Tre) : « Le droit d’utiliser le corps d’autrui. Théories médiévales et reprises contemporaines ». Le séminaire se poursuivra jusqu’à 18h avec une comparaison à propos de l’application de la loi sur l’autonomie dans les universités italiennes. 

17h-19h, 105, Bd Raspail, salle 8, Maurizio Gribaudi, Michèle Riot-Sarcey, avec la participation d’Alessandro Stella : « Penser l’actualité de l’événement : de l’université à la Guadeloupe »

Paris I Sorbonne
- 9h-11h Salle Bloch :
La Commune parisienne de 1871 imaginée par des artistes soviétiques 
Projection du Film La Nouvelle Babylone (URSS, 1929, réalisé par Grigori Kozintsev et Leonid Trauberg, musique de Dimitri Chostakovitch)
Présentation par Myriam Tsikounas
- 11h : Enseigner et rechercher en Afrique par Alphonse Maindo et les Doctorants de la GIRAF
- 14h Amphithéâtre de Gestion : L'entrée dans la vie active : quel rôle pour l'Université ? Avec :
Julien Bayou, du collectif Génération précaire
Delphine Dulong, maître de conférences en science politique (Univ. Paris 1)
Malcolm Hammer, du collectif Génération précaire, co-auteur de
l'ouvrage Le Parcours du combattant stagiaire (ed. Mille et une nuits)
Merci de vous inscrire pour cette dernière auprès de Florence
Brisset-Foucault, ATER, Univ. Paris 1 (06 32 95 51 96)

lundi 23 février 2009

Autres actions, Michelet, Mercredi 25 Février,

Auront lieu à Michelet de 10h à 21h en Amphi :

10h : Film Universités, le grand soir (2008), en présence du réalisateur Thomas Lacoste, cinéaste, éditeur, directeur et fondateur de la Bande Passante. Avec ses invités : Daniel Bensaïd, Keith Dixon, Elsa Dorlin et Toni Negri

14h : Débat « la culture sens dessus dessous – quels moyens, quels possibles et quels lieux pour la création et la réflexion ? »
Avec la participation de :
- Nicolas Frize, compositeur
- Vincent Krier, représentant de l’USPAC-CGT
- Sylvie Fanchon, artiste et professeure à l'Ensb-a, Paris
- Didier Alaine, bibliothèques
- Valérie Renault, archéologie (Inrap)
- Mathilde Priolet, Université Paris 8
- Thomas Lacoste, cinéaste

17h : Rencontre avec Eric Hazan, écrivain et éditeur (La Fabrique)
(Rappel : Même heure, au Louvre, "L'Université en deuil"

18h30 : Projection-Débat
"Il s'agit de ne pas se rendre", Un film de Naïma Bouferkas et Nicolas Potin
" Printemps 2006, Toulouse. La rue déborde, le gouvernement entend "ceux qui manifestent, mais aussi ceux qui ne manifestent pas" Grèves, cortèges monstres, occupations et blocages. Le décor est planté, c'est le mouvement C2 anti CPE ».
Deux mois de routine brisée, c'est peu, mais ça laisse du temps pour discuter, s'organiser, se confronter. Grévistes, salariés, syndicalistes, policiers, usagers « pris en otage » : on est aux premières loges. Savoir terminer une grève ? Ne pas se rendre. "
En présence des réalisateurs.