Bonjour à toutes et à tous,

Le blog de Michelet est resté quelque peu à l'abandon ces derniers jours, faute de temps.

Cependant sachez qu'il restera en activité temps qu'il y aura des informations à faire passer sur les difficultés que rencontre l'université.

Voici donc des nouvelles fraiches pour se rendre compte que, malgré tout ce qui se dit et cette période d'examens, le mouvement n'est pas terminé. Et pensez aussi que le blog reste un espace de dialogue, donc n'hésitez pas à laisser vos commentaires.

Pour commencer, prenez le temps de signer l'appel de Florence pour un enseignement de  l'histoire de l'art dans tous les pays de l'Union : http://www.apahau.org/

Bien à vous tous.

Appel de Florence


A l'occasion du colloque de Florence sur la didactique de l'histoire de l'art qui s'est tenu en vendredi et samedi 22-23 mai 2009, il a été décidé de lancer un "appel de Florence" pour sensibiliser les élites politiques, les futurs députés européens et l'opinion publique sur l'importance d'un enseignement d'histoire de l'art dans tous les pays de l'Europe, de l'école au lycée, pour mieux former les futurs citoyens européens.
Cet "appel de Florence" est mis en ligne dans différents pays de l'Union européenne pour lui assurer une large publicité et diffusion.

L'APAHAU, (Association des professeurs en Archéologie et Histoire de l'art des Universités) est une association loi 1901. Elle a pour but de créer un lien entre les enseignants-chercheurs en Archéologie et Histoire de l'Art des établissements de l’enseignement supérieur, de favoriser le développement des études dans ces domaines et d’aider à la diffusion des résultats de la recherche en France et à l’étranger. Elle publie une revue Histoire de l'art.

Un geste fort pour l’Europe : un enseignement de l’histoire de l’art dans tous les pays de l’Union. Chaque année, des millions de membres de l’Union européenne, ceux-là mêmes qui sont invités à voter le 7 juin, profitent du principe de libre circulation pour découvrir les paysages, les musées, les traces du passé et les œuvres d’art contemporain de leurs voisins européens. Comment faire de ce formidable mouvement, de ces multiples découvertes, en un capital européen, en une ressource pour l’édification de l’Europe ? En transformant, par un enseignement d’histoire de l’art à l’école, ce qui relève de la consommation en un processus d’acculturation, de prise de conscience d’un patrimoine commun, d’appropriation d’une histoire artistique vécue sous le signe de l’échange, depuis des millénaires, de Ségovie à Cracovie, d’Athènes à Édimbourg ou Copenhague, de Florence à Munich et à Budapest. Donner une dimension européenne à un tel enseignement d’histoire de l’art, qui n’existe à ce jour que dans quelques pays, l’instituer dans tous les pays d’Europe, ce serait, en associant les futurs citoyens d’Europe à leur propre histoire, donner un remarquable élan à une Europe de la culture. Alors que l’histoire de l’Europe a été faite pendant longtemps de conflits qui opposaient des peuples, de traités qui ont divisé arbitrairement un territoire, de langues imposées injustement, de dominations culturelles, alors que le fonctionnement de l’Union est vécu comme quelque chose de compliqué et de lointain, l’histoire des formes artistiques constitue pour l’Europe un continuel processus d’échanges, d’enrichissements mutuels à tout niveau de la création dans un espace commun, du modeste maçon de village (qui met en œuvre des savoirs et des références architecturales venant de différents pays), à Léonard de Vinci, Picasso et Ingmar Bergman. Ainsi, par l’apport des « Barbares », Rome put revivifier l’héritage artistique de la civilisation grecque ; dans l’Espagne des Omeyades se réalisa une brillante synthèse entre les cultures arabes et européennes, notamment dans l’architecture ; avant le premier conflit mondial, l’Art nouveau (également appelé selon les pays Jugendstil, Stile Liberty, Modern Style ou Modernismo) réunit, en dépit des tensions nationales et linguistiques, une communauté européenne des arts. Instituer un enseignement d’histoire de l’art à l’école dans tous les pays de l’Union permettrait à tous ses habitants de comprendre l’esprit de communauté artistique qui unit l’Europe depuis plus de trois millénaires. Les œuvres d’art, de la mosquée de Cordoue aux photos des châteaux d’eaux des Becher, étudiées dans leur dimension historique, sont la meilleure introduction aux religions, aux mouvement d’idées et aux civilisations qui ont forgé l’histoire du continent , et à la place artistique que peut tenir l’Europe dans la civilisation globale actuelle, alors que les formes artistiques empruntent de nouvelles voies et que les échanges s’accélèrent et se multiplient. Le langage des images, très présent dans les expressions les plus contemporaines, est commun à tous les citoyens de l’Union. Dans les 27 pays de l’Union, une formation d’au moins une heure hebdomadaire en histoire de l’art serait pour chaque jeune européen un moment précieux de rencontre avec la richesse artistique de sa cité, de son pays, de l’Europe, une incitation à la mobilité et à la découverte au sein du continent, d’intégration culturelle européenne dans le respect de l’histoire.. Du patrimoine industriel aux traditionnels beaux-arts, des vestiges archéologiques aux créations les plus contemporaines, cet enseignement serait naturellement ouvert : ouvert à toutes les composantes et populations qui forment l’Europe actuellement, et apte ainsi à mettre en confrontation les objets de la civilisation européenne avec les cultures du monde ; ouvert à l’avenir, en intégrant pleinement la création vivante. Un enseignement d’histoire de l’art, de l’école au lycée, dans tous les pays de l’Europe, est un geste que l’Union doit faire pour l’Europe, ses générations futures, la conscience de son avenir.

Signez l'appel ici : 

jeudi 23 avril 2009

Moderniser l’université, c’est aussi défendre un idéal, par la Conférence des Présidents d’Université-Le Monde, Mercredi 22 Avril 2009

Un mouvement national de protestation s’exprime dans les universités françaises depuis plusieurs semaines. Ce mouvement est consécutif à des projets de réformes empilées, lancées le plus souvent dans la précipitation, et sans dialogue préalable suffisamment large. Protestation à laquelle s’est ajoutée l’incompréhension de la communauté devant des suppressions de postes et la mise en cause des organismes de recherche. Il en a résulté de vives réactions avec colère et désarroi de la communauté universitaire, même si ses analyses étaient parfois contradictoires.

Certaines inquiétudes et contestations sont légitimes, tout comme est nécessaire la modernisation de notre enseignement supérieur. L’ampleur du mouvement a permis l’ouverture de négociations qui ont abouti à un retrait de fait des textes incriminés, au rétablissement des moyens correspondant aux postes supprimés, ainsi qu’à l’engagement de ne pas en supprimer d’autres ; des négociations sont encore en cours ou programmées, en particulier sur la formation des maîtres, sur la recherche et sur le système d’allocation des moyens. Ces négociations doivent être absolument engagées par les ministères concernés avec toutes les parties.

La nouvelle crise que traversent les universités françaises n’a que trop duré, car sa prolongation nuit gravement à leur image, à leur réputation et à leur attractivité. Cette crise qui perdure empêche une partie d’entre elles de remplir leurs missions fondamentales, notamment au bénéfice des étudiants les plus démunis, et ne peut que décevoir tous ceux qui, se fondant sur la réputation internationale de nos établissements, ont fait le pari d’y venir du monde entier.

A la déstabilisation de nos établissements, s’ajoutent désormais des modes d’action qui sont aux antipodes des valeurs universitaires de dialogue et de respect : agressions physiques et verbales contre des responsables et des personnels universitaires, annonces fracassantes de délivrance complaisante de diplômes, entraves au droit d’étudier librement, harcèlement systématique des instances délibératives et décisionnelles dans les établissements, détérioration des locaux. Nous ne pouvons pas accepter que s’installe une telle violence dans des lieux qui ne vivent que par la liberté et la tolérance intellectuelles. Non, ce n’est pas ainsi que nous concevons nos universités. Si de nouvelles avancées peuvent être obtenues par la mobilisation, il est impératif que d’autres formes d’action lui succèdent.

Les signataires de ce texte partagent tous l’idée que les universités constituent une chance pour la nation. Comme toutes les universités européennes, nos établissements seront autonomes, ils définiront de manière collégiale leur projet au service du savoir, des usagers et des territoires. Nous ne pouvons imaginer que le fonctionnement démocratique de nos universités soit mis au seul service des ordres d’un ministère ou de quelque instance nationale que ce soit. Nous sommes favorables à l’autonomie d’établissements publics, assurant un service public, une véritable autonomie d’hommes et de femmes libres et responsables, réunis autour d’un projet et assumant leurs choix dans des conseils élus. Nous restons également attachés à un Etat régulateur qui assure, mieux qu’il ne l’a fait jusqu’à présent, l’égalité sur tout le territoire entre les citoyens, et entre les fonctionnaires.

L’université est une chance pour les étudiants et salariés qui y trouvent une culture et une formation ouverte et pluridisciplinaire, une chance pour tous ceux à qui elle permet, surtout en cette période de crise économique, financière et sociale, d’obtenir un diplôme et une bonne préparation à l’insertion professionnelle.

L’université est une chance pour le développement des savoirs fondamentaux, de la recherche et de l’innovation, une chance pour notre rayonnement international, pour notre pays et l’équilibre de nos territoires. L’université a une tradition d’impertinence et de bouillonnement critique, et elle est aussi et d’abord lieu de créativité intellectuelle et d’humanisme.

Cette chance doit être préservée car elle est notre bien commun.

Nous ne ferons pas progresser l’université dans la cacophonie institutionnelle et dans la confusion politique. Nous ne moderniserons pas l’université en affaiblissant les valeurs qui la fondent. Nous ne sauverons pas l’université en détruisant sa crédibilité auprès de tous ceux qui ont foi en elle et qui comptent sur elle. Nous ne renforcerons pas l’université en en faisant le champ clos de conflits politiques et sociaux qui, pour réels qu’ils soient, lui sont en partie extérieurs.

Nous demandons donc solennellement que tous ceux qui sont attachés aux instances universitaires élues et représentatives en garantissent le fonctionnement démocratique. Nous demandons que soit respecté le droit d’étudier et de travailler dans les universités et qu’au plus vite, les enseignements puissent reprendre et être réorganisés partout où ils sont ou ont été perturbés. De même, nous demandons que des solutions adaptées permettent qu’une validation claire garantisse la qualité des diplômes délivrés. Nous demandons enfin que l’emporte de part et d’autre, au niveau national comme au niveau local, la volonté de négociation et de compromis dans le respect des personnes et des personnels, des institutions et des étudiants.

Nous formulons aussi le voeu pressant que soient maintenant trouvés un autre rythme et d’autres modalités pour les réformes à venir. L’enseignement supérieur a considérablement évolué pendant ces quarante dernières années et continuera à le faire, au rythme de la société et parfois en la précédant, sans qu’il soit besoin de réformes précipitées.

Car il faut surtout maintenant convaincre les pouvoirs publics et la société tout entière d’investir plus massivement dans les universités : cette idée fait son chemin, mais ce n’est pas un acquis irréversible, et il faut que nous sachions maintenir et renforcer la confiance dans les établissements qui assument la plus grande part des missions d’enseignement supérieur et de recherche de notre pays.

Nous voulons en somme que nos universités puissent se consacrer à ce pourquoi elles sont conçues et financées, ce pourquoi nous avons choisi d’y travailler : la formation et l’insertion réussies de diplômés hautement qualifiés, la recherche de pointe et l’innovation sociale et technologique, la construction du futur et le rayonnement international de nos régions et de notre pays.

L’université est une chance... Préservons-la !

Lionel Collet, président de la CPU,
Simone Bonnafous, université Paris-XII-Val-de-Marne/vice-présidente de la CPU,
Jacques Fontanille, université de Limoges/vice-président de la CPU.
Membres du conseil d’administration de la CPU :

Yvon Berland, université Aix-Marseille-II - Méditerranée,
Khaled Bouabdallah, université de Saint-Etienne-Jean Monnet,
Alain Brillard, université de Mulhouse-Haute-Alsace,
Gilbert Casamatta, Institut national polytechnique de Toulouse,
Philippe Dulbecco, université Clermont-Ferrand-I - université d’Auvergne,
Daniel Filâtre, université Toulouse-II-Le Mirail,
Jean-Pierre Finance, université Nancy-I - Henri-Poincaré,
Camille Galap, université du Havre,
Jean-Pierre Gesson, université de Poitiers,
Axel Kahn, université Paris-Descartes,
Yves Lecointe, université de Nantes,
Eric Martin, université de Bretagne-Sud - Lorient - Vannes,
Jean-Loup Salzmann, université Paris-Nord,
Louis Vogel, université Paris-II - Panthéon-Assas.

"Interdiction politique" d’un cours hors les murs au Museum National d'Histoire Naturelle. Témoignage

*Je suis inquiet, très, très inquiet...*

Vendredi dernier, à titre de solidarité avec mes collègues enseignants de l’Université de Paris 8 engagés, en tant que titulaires et chercheurs de l’Education Nationale, dans une opposition difficile à Valérie Pécresse, j’ai décidé de tenir mon cours sur la biodiversité et l’origine de la protection des espèces et des espaces, que je donne habituellement dans les locaux du département de Géographie (où j’enseigne depuis 20 ans), dans l’espace du Jardin des Plantes (Muséum National d’Histoire Naturelle), là où fut inventée la protection de la nature. Une façon, avec ce « cours hors les murs », de faire découvrir ces lieux aux étudiants et d’être solidaire avec la grogne actuelle mais sans les pénaliser avant leur s partiels.

Mardi, arrivé à 14 h 30, avant les étudiants, j’ai eu la surprise de me voir interpeller dés l’entrée franchie par le chef du service de sécurité tout en constatant que les deux portes du 36 rue Geoffroy Saint Hilaire était gardées par des vigiles...

« Monsieur Vadrot ? ».
euh...oui
Je suis chargé de vous signifier que l’accès du Jardin des Plantes vous est interdit
Pourquoi ?
Je n’ai pas à vous donner d’explication....
Pouvez vous me remettre un papier me signifiant cette interdiction ?
Non, les manifestations sont interdites dans le Muséum
Il ne s’agit pas d’une manifestation, mais d’un cours en plein air, sans la moindre pancarte...
C’est non....
Les étudiants, qui se baladent déjà dans le jardin, reviennent vers l’entrée, le lieu du rendez vous. Le cours se fait donc, pendant une heure et demie, dans la rue, devant l’entrée du Muséum. Un cours qui porte sur l’histoire du Muséum, l’histoire de la protection de la nature, sur Buffon. A la fin du cours, je demande à nouveau à entrer pour effectuer une visite commentée du jardin. Nouveau refus, seuls les étudiants peuvent entrer, pas leur enseignant. Ils entrent et, je décide de tenter ma chance par une autre grille, rue de Buffon. Où je retrouve des membres du service de sécurité qui, possédant manifestement mon signalement, comme les premiers, m’interdisent à nouveau l’entrée.

Evidemment, je finis pas le fâcher et exige, sous peine de bousculer les vigiles, la présence du Directeur de la surveillance du Jardin des Plantes. Comme le scandale menace il finit par arriver. D’abord parfaitement méprisant, il finit pas me réciter mon CV et le contenu de mon blog. Cela commencer à ressembler à un procès politique, avec descriptions de mes opinions, faits et gestes. D’autres enseignants du département de Géographie, dont le Directeur Olivier Archambeau, président du Club des Explorateurs, Alain Bué et Christian Weiss, insistent et menacent d’un scandale.

Le directeur de la Surveillance, qui me dit agir au nom du Directeur du Muséum (où je pensais être honorablement connu), commençant sans doute à discerner le ridicule de sa situation, finit par nous faire une proposition incroyable, du genre de celle que j’ai pu entendre autrefois, comme journaliste, en Union soviétique :

Ecoutez, si vous me promettez de ne pas parler de politique à vos étudiants et aux autres professeurs, je vous laisse entrer et rejoindre les étudiants...
Je promets et évidemment ne tiendrai pas cette promesse, tant le propos est absurde.

J’entre donc avec l’horrible certitude que, d’ordre du directeur et probablement du ministère de l’Education Nationale, je viens de faire l’objet d’une « interdiction politique ». Pour la première fois de mon existence, en France.

Je n’ai réalisé que plus tard, après la fin de la visite se terminant au labyrinthe du Jardin des Plantes, à quel point cet incident était extra-ordinaire et révélateur d’un glissement angoissant de notre société. Rétrospectivement, j’ai eu peur, très peur...

CM Vadrot

Communiqué de SLU, 22 avril 2009

ASSEZ DES MENSONGES D’ÉTAT !
Après le mépris de Nicolas Sarkozy, celui de Valérie Pécresse puis de François Fillon

Les faits sont têtus, et il ne suffit pas d’une communication fondée sur le mensonge pour les modifier ; c’est pourtant ce que tentent Valérie Pécresse et François Fillon ces jours-ci, pour habiller d’effets de manche ce qui n’est rien d’autre qu’un passage en force et une véritable provocation. Non, le mouvement des universitaires n’est pas minoritaire. Non, le décret sur le statut des enseignants-chercheurs ne leur confère pas davantage de liberté ; non, la « mastérisation » ne permet pas d’élever le niveau de recrutement des enseignants ; non, les moyens accordés aux universités ne sont pas, dans la plupart des cas, en augmentation.

Valérie Pécresse a envoyé le vendredi 17 avril une lettre à la CPU qui laisse pantois tout lecteur quelque peu informé. Son intervention au Talk du Figaro mardi 21 avril est du même acabit, de même que l’intervention de François Fillon sur France Inter le matin du mercredi 22 avril.

Dans quel univers vivent-ils donc, où les mots n’ont plus le sens qu’on croyait pouvoir raisonnablement leur donner ? Le « profond respect » que Monsieur Fillon professe pour les enseignants-chercheurs n’est pas loin des « preuves d’amour » que Madame Pécresse prétend leur donner encore et toujours. Un tel « respect » qui considère que les enseignants-chercheurs sont incapables de comprendre le texte d’un décret qui les concerne s’appelle du mépris Mais ce n’est pas sur le terrain des sentiments que nous les attendons : c’est sur celui des faits. Or, ces faits sont têtus : 1/ la concertation dont se prévaut la ministre est une mascarade ; 2/ l’ensemble de l’argumentation gouvernementale relève du pur et simple mensonge. Cela fait 11 semaines que cela dure. Ça suffit !

2 représentants des syndicats sur 35 ont approuvé le nouveau décret sur les statuts

Valérie Pécresse nous a elle-même obligés à déclencher le plus long mouvement social de l’université française depuis des décennies (près de trois mois de grève bientôt pour nombre de collègues et d’universités). Son autosatisfaction prêterait à sourire si les problèmes n’étaient extrêmement sérieux. De plan de communication en « concertations » (consistant à laisser parler ses interlocuteurs sans tenir compte de ce qu’ils disent), Madame la Ministre s’est en fait montrée incapable d’instaurer le moindre dialogue avec la grande majorité de la communauté universitaire. La disparition complète de la soi-disant mission de médiation confiée à Mme Bazy-Malaurie, pourtant annoncée avec tambours et trompettes début février, l’indiquait déjà.

Le projet de décret relatif au statut des enseignants-chercheurs n’est en rien « parfaitement conforme aux aspirations des universitaires » comme l’affirmait encore, sans plaisanter, François Fillon ce matin.

Faut-il rappeler que plusieurs dizaines de Conseils d’administration et de conseils scientifiques d’universités françaises ont voté des motions demandant le retrait de ce projet en l’état ? Faut-il rappeler une fois encore les déclarations sans ambiguïtés de l’ensemble des sociétés savantes allant dans le même sens ? Faut-il rappeler que les syndicats de l’enseignement supérieur ont refusé massivement le projet ? Ainsi, dans les deux organisations paritaires CTPU et CSFPE, Valérie Pécresse n’a recueilli que de maigres fruits « de la réécriture de ce décret en concertation avec les organisations syndicales » (Talk Figaro, 21 avril 2009) : elle n’a trouvé que 2 représentants syndicaux sur les 35 que comptent les deux instances pour approuver son projet de décret [1].

Il n’y a eu en réalité qu’une concertation choisie, avec des interlocuteurs qui étaient susceptibles d’accepter in fine les projets ministériels. Mme Pécresse le sait. Nous le savons. Qu’elle cesse de mentir. Sur ce point comme sur les autres.

L’accumulation de mensonges ne fait pas une vérité

L’image trompeuse que le gouvernement veut donner à l’opinion est la suivante : un mouvement serait né parce qu’un projet de décret aurait été « mal compris » (F. Fillon sur France Inter) – par des gens dont le métier est pourtant précisément de bien comprendre des phénomènes complexes. Depuis, ce « décret a été réécrit intégralement ». Il « préserve totalement la liberté des enseignants-chercheurs » et ferait du métier d’enseignant-chercheur « un métier revalorisé », y compris financièrement puisque « les salaires de début de carrière augmenteront jusqu’à 25% » (rappelons que cette revalorisation est totalement indépendante de la modification du statut des enseignants-chercheurs : elle fait d’ailleurs l’objet d’un décret distinct, adopté ce matin en Conseil des Ministres). Il serait donc « parfaitement conforme aux aspirations des universitaires », ce que la « CPU a d’ailleurs confirmé » au chef du gouvernement pas plus tard qu’hier. Aujourd’hui, le « mouvement est très minoritaire » - même si François Fillon reconnaît plus d’une vingtaine d’universités affectées par le mouvement, ce qui est un progrès par rapport aux propos de sa ministre qui il y a un mois n’en avouait qu’une douzaine… - et donnerait lieu à des débordements inacceptables. Mais où sont donc ces nombreux « débordements » ? Il y en a eu certes ici et là mais ce qui est surtout étonnant, c’est qu’un mouvement si long et si mal compris de ses interlocuteurs ministériels n’ait pas donné lieu à de plus nombreux dérapages. Une fois de plus, il faut le constater : le sens des responsabilités et la sérénité ont été de notre côté beaucoup plus que de celui de nos adversaires. Enfin, pour F. Fillon, « il est [donc] temps que ce mouvement s’arrête. »

De telles affirmations constituent une injure à une communauté qui est particulièrement bien placée pour savoir qu’il ne suffit pas d’affirmer des faits pour que ceux-ci soient établis. Les « résultats » que Valérie Pécresse et François Fillon se targuent de façon grotesque d’avoir obtenus sont pourtant loin de nous « rassurer » : les prétendues « concessions » gouvernementales n’ont en rien altéré la logique des réformes en cours. La remise en cause radicale du statut des enseignants-chercheurs mettra fin à leur indépendance et à leur égalité (voir à ce sujet l’analyse du collectif des juristes Défense de l’Université ), le nouveau statut est inacceptable sans fixation d’une référence chiffrée précise à un maximum d’heures d’enseignement et sans remise en cause de toute modulation de service à la hausse. En outre, ce décret n’est pas la seule raison de notre colère. La destruction de la formation disciplinaire et professionnelle des futurs collègues du premier et du second degré est toujours à l’ordre du jour (elle n’est que repoussée, et encore partiellement, d’un an), avec à la clé, une précarisation de masse dans l’ensemble de l’enseignement public.

La série de mensonges accumulés par le gouvernement met gravement en jeu l’autorité de la parole de l’État, et l’attitude du gouvernement sur ces dossiers dénote un autoritarisme forcené bien contraire à la prétendue « autonomie » dont bénéficieraient les universités. Ainsi, Mme Pécresse fait passer au Conseil d’Etat puis au Conseil des Ministres le décret statutaire en pleine période de vacances universitaires (craint-elle à ce point la réaction d’une « minorité » d’universitaires ?). Elle fait fi des prérogatives de l’AERES pour confier directement aux services du ministère l’évaluation des quelques maquettes « métiers de l’enseignement », suite au refus par l’AERES d’évaluer la campagne actuelle . Elle ignore l’assemblée plénière de la CPU qui a pourtant reconnu le caractère inapplicable de la mastérisation en l’état et exigé une prise de position urgente du gouvernement concernant la préparation aux concours pour 2009-2010. Autrement dit : quand même des instances inféodées au gouvernement sont saisies de doute, on les contourne.

En simplifiant les choses jusqu’à la caricature et au mensonge, en faisant mine subitement de s’intéresser aux étudiants les plus fragiles socialement alors même qu’une proposition de loi vise à instituer un prêt étudiant qui irait de pair avec une augmentation considérable des droits d’inscription, en annonçant de façon aussi tonitruante qu’irréaliste que le ministère « vérifiera que les cours ont été rattrapés », le gouvernement fait également preuve d’un populisme irresponsable.

Dès lors, parfaitement conscients des enjeux pour l’université française et ses étudiants, nous pensons donc au contraire que le temps n’est pas venu de « reprendre une activité normale ». La coupe est désormais plus que pleine. Le mouvement du monde de l’enseignement supérieur et de la recherche n’est ni mal comprenant, ni minoritaire, ni près de s’arrêter : nous le prouverons dans les jours qui viennent.

22 avril 2009
Notes
[1] - au CTPU du 24 mars 2009 : Favorable au texte : 17 (soit 15 administration, 2 AutonomeSup) ; Abstention : 5 (UNSA, SGEN) ; Ont quitté la réunion : 8 (SNESUP, FO)

au Conseil supérieur de la Fonction Publique d’État (CSFPE) du 9 avril 2009 : Pour l’adoption : 20 (administration) ; Contre : 11 (CGT, FO, Solidaires, FSU) ; Abstentions : 9 (CFDT, CFTC, CGC, UNSA)

Le gouvernement ne recule devant rien. Surtout pas devant la laïcité.

Dès le mois de Janvier 2009, il avait été question d’un accord France-Vatican : “Selon cet accord, les diplômes délivrés par les instituts catholiques contrôlés par le Vatican seront reconnus en France au même titre que les diplômes délivrés par les universités publiques. Non seulement cet accord porte sur les diplômes canoniques, ce qui peut se concevoir mais mériterait discussion, puisque les diplômes canoniques font partie du champ initial des instituts catholiques, mais aussi sur les formations profanes, ce qui est proprement inacceptable.” Remember l’instituteur et le curé …

Cet accord avait été très vigoureusement dénoncé comme portant atteinte à la laïcité, notamment par la CPU dans sa lettre à Nicolas Sarkozy du 6 Janvier, ainsi que par la 3ème coordination nationale des universités.

Aujourd’hui, cet accord a finalement été adopté, et pas seulement pour les disciplines “canoniques” ! Ce décret n’est pas seulement une honte c’est un scandale gravissime qui revient sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat et sur la laïcité.
Sa logique est liée au traité européen qui reconnaît le vatican comme un état et qui permet de considérer les diplômes décernés par ses universités comme des diplômes d”Etat. Une petite porte ouverte par laquelle on fait sortir la laïcité… L’accord avec le Vatican aurait du faire l’objet d’un débat parlementaire et aurait du être présenté devant le conseil constitutionnel. C’est inacceptable
cf. http://www.legifrance.gouv.fr

Décret du 16 avril 2009 sur la reconnaissance des grades et diplômes de l’enseignement supérieur catholique.

JORF n°0092 du 19 avril 2009 page 6746 texte n° 10

DECRET
Décret n° 2009-427 du 16 avril 2009 portant publication de l’accord entre la République française et le Saint-Siège sur la reconnaissance des grades et diplômes dans l’enseignement supérieur (ensemble un protocole additionnel d’application), signé à Paris le 18 décembre 2008 (1)
NOR: MAEJ0903904D
Le Président de la République,
Sur le rapport du Premier ministre et du ministre des affaires étrangères et européennes,
Vu les articles 52 à 55 de la Constitution ;
Vu le décret n° 53-192 du 14 mars 1953 modifié relatif à la ratification et à la publication des engagements internationaux souscrits par la France ;
Vu le décret n° 2000-941 du 18 septembre 2000 portant publication de la convention sur la reconnaissance des qualifications relatives à l’enseignement supérieur dans la région européenne, faite à Lisbonne le 11 avril 1997,
Décrète :
Article 1
L’accord entre la République française et le Saint-Siège sur la reconnaissance des grades et diplômes dans l’enseignement supérieur (ensemble un protocole additionnel d’application), signé à Paris le 18 décembre 2008, sera publié au Journal officiel de la République française.
Article 2
Le Premier ministre et le ministre des affaires étrangères et européennes sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

Annexe
A C C O R D
ENTRE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE ET LE SAINT-SIÈGE SUR LA RECONNAISSANCE DES GRADES ET DIPLÔMES DANS L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR, ENSEMBLE UN PROTOCOLE ADDITIONNEL D’APPLICATION, SIGNÉ À PARIS LE 18 DÉCEMBRE 2008
La République française, d’une part,
et
Le Saint-Siège, d’autre part,
ci-après dénommés « les Parties »,
Considérant la Convention sur la reconnaissance des qualifications relatives à l’enseignement supérieur dans la région européenne, signée à Lisbonne le 11 avril 1997 et ratifiée par les deux Autorités ;
Réaffirmant leur engagement, dans le cadre du « processus de Bologne », de participer pleinement à la construction de l’espace européen de l’enseignement supérieur en améliorant la lisibilité des grades et des diplômes d’enseignement supérieur délivrés par les établissements habilités à cet effet sont convenus de ce qui suit :

Article 1er
Objet de l’accord
Le présent accord, selon les modalités énoncées dans son protocole additionnel, a pour objet :
1. la reconnaissance mutuelle des périodes d’études, des grades et des diplômes de l’enseignement supérieur délivrés sous l’autorité compétente de l’une des Parties, pour la poursuite d’études dans le grade de même niveau ou dans un grade de niveau supérieur dans les établissements dispensant un enseignement supérieur de l’autre Partie, tels que définis à l’article 2 du présent accord ;
2. la lisibilité des grades et des diplômes de l’enseignement supérieur délivrés sous l’autorité compétente de l’une des Parties par une autorité compétente de l’autre Partie.

Article 2
Champ d’application
Le présent accord s’applique :
Pour l’enseignement supérieur français : aux grades et diplômes délivrés sous l’autorité de l’Etat par les établissements d’enseignement supérieur.
Pour les Universités catholiques, les Facultés ecclésiastiques et les établissements d’enseignement supérieur dûment habilités par le Saint-Siège : aux grades et diplômes qu’ils délivrent dans les disciplines énumérées dans le protocole additionnel. Une liste des institutions ainsi que des grades et diplômes concernés sera élaborée par la Congrégation pour l’Education catholique, régulièrement tenue à jour et communiquée aux Autorités françaises.

Article 3
Entrée en vigueur
Le présent accord entre en vigueur le premier jour du deuxième mois suivant la date de la dernière notification des parties s’informant mutuellement de l’accomplissement des procédures internes requises pour son entrée en vigueur.

Article 4
Modalités de mise en œuvre
Un protocole additionnel joint au présent accord et faisant partie intégrante de ce dernier, prévoit les modalités d’application des principes contenus au présent accord. Ce document pourra être précisé ou modifié par les autorités compétentes désignées par les deux Parties, sous la forme d’un échange de lettres.

Article 5
Résolution des différends
En cas de différend concernant l’interprétation ou l’application du présent accord et de son protocole additionnel, les services compétents des deux Parties se consultent en vue de régler le différend par voie de négociation amiable.

Article 6
Durée de l’accord
Le présent accord est conclu pour une durée indéterminée. Il peut être dénoncé par chacune des Parties et cette décision entrera en application trois mois après cette notification officielle.
En foi de quoi, les soussignés, dûment habilités à cet effet, ont signé le présent accord.
Fait à Paris, le jeudi 18 décembre 2008, en double exemplaire, en langue française.

Pour la République française :
Bernard Kouchner Ministre des Affaires étrangères et européennes
Pour le Saint-Siège :
Mgr Dominique Mamberti Secrétaire pour les Relations avec les Etats

PROTOCOLE ADDITIONNEL À L’ACCORD ENTRE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE ET LE SAINT-SIÈGE SUR LA RECONNAISSANCE DES GRADES ET DIPLÔMES DANS L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR
Conformément à l’article 4 de l’accord entre la République française et le Saint-Siège sur la reconnaissance des grades et diplômes dans l’enseignement supérieur, signé à Paris le 18 décembre 2008, les deux Parties sont convenues d’appliquer les principes contenus dans l’accord selon les modalités qui suivent :

Article 1er
Champ d’application du protocole additionnel
Le présent protocole s’applique :
Pour l’enseignement supérieur français : aux grades et diplômes délivrés sous l’autorité de l’Etat par les établissements d’enseignement supérieur autorisés.
Pour les universités catholiques, les facultés ecclésiastiques et les établissements d’enseignement supérieur dûment habilités par le Saint-Siège : aux grades et diplômes qu’ils délivrent dans les disciplines énumérées à l’article 2 du protocole additionnel. Une liste des institutions ainsi que des diplômes concernés sera élaborée par la Congrégation pour l’Education catholique, régulièrement tenue à jour et communiquée aux autorités françaises.
Article 2
Information sur les grades et diplômes
Pour l’enseignement supérieur français : les grades fixent les principaux niveaux de référence de l’Espace européen de l’enseignement supérieur.
Ils sont au nombre de quatre : le baccalauréat comme condition d’accès aux diplômes de l’enseignement supérieur ; la licence (180 crédits européens ECTS sur la base de 60 crédits ECTS par an) ; le master (300 crédits européens ECTS sur la base de 60 crédits ECTS par an) ; le doctorat.
Le grade est conféré par un diplôme délivré sous l’autorité de l’Etat et porteur de la spécialité.
Pour les universités catholiques, les facultés ecclésiastiques et les établissements d’enseignement supérieur dûment habilités par le Saint-Siège :
― diplômes délivrés par les universités catholiques et les établissements d’enseignement supérieur dûment habilités par le Saint-Siège ;
― diplômes ecclésiastiques directement délivrés par les facultés ecclésiastiques sous l’autorité du Saint-Siège.
Article 3
Reconnaissance des diplômes conférant un grade et entrant dans le champ d’application
Pour l’application du présent protocole, le terme « reconnaissance » signifie qu’un diplôme obtenu dans l’une des Parties est déclaré de même niveau pour produire les effets prévus par l’Accord.
Sur requête préalable des intéressés, sont reconnus de même niveau :
a) Le doctorat français et les diplômes ecclésiastiques de doctorat ;
b) Les diplômes français de master (300 crédits ECTS) et les diplômes ecclésiastiques de licence ;
c) Le diplôme français de licence (180 ECTS) et les diplômes ecclésiastiques de baccalauréat.
Les autorités compétentes pour la reconnaissance des diplômes sont :
― pour la lisibilité des grades et diplômes de l’enseignement supérieur délivrés sous l’autorité compétente de l’une des Parties :
― en France : le Centre national de reconnaissance académique et de reconnaissance professionnelle ― Centre ENIC-NARIC France près le Centre international d’études pédagogiques (CIEP) ;
― auprès du Saint-Siège : le bureau du Saint-Siège pour les reconnaissances académiques, qui se trouve auprès de la Nonciature en France.
― pour la poursuite d’études :
― dans les établissements d’enseignement supérieur français : l’établissement d’enseignement supérieur dans lequel souhaite s’inscrire l’étudiant ;
― dans les universités catholiques, les facultés ecclésiastiques et les établissements d’enseignement supérieur dûment habilités par le Saint-Siège : le bureau du Saint-Siège pour les reconnaissances académiques, qui se trouve auprès de la Nonciature en France.

Article 4
Reconnaissance des périodes d’études et des diplômes ne conférant pas un grade
1. Les études et les établissements où elles sont poursuivies doivent correspondre aux conditions prévues à l’article 1er du présent protocole.
2. Sur demande préalable des intéressés, les examens ou périodes partielles d’études validées dans des établissements dispensant un enseignement supérieur donnant lieu à la délivrance d’un diplôme reconnu dans l’une des Parties sont pris en compte, notamment sur la base du système de crédits européens ECTS, pour la poursuite d’études au sein des établissements dispensant un enseignement supérieur reconnu dans l’autre Partie.
3. L’autorité compétente pour la reconnaissance des périodes d’études est :
― dans les établissements d’enseignement supérieur français : l’établissement d’enseignement supérieur au sein duquel le demandeur souhaite poursuivre ses études ;
― dans les universités catholiques, les facultés ecclésiastiques et les établissements d’enseignement supérieur dûment habilités par le Saint-Siège : en accord avec la Congrégation pour l’éducation catholique, le bureau du Saint-Siège pour les reconnaissances académiques, qui se trouve auprès de la Nonciature en France.
Article 5
Suivi du présent protocole
Les services compétents des deux Parties se réunissent en tant que de besoin pour l’application du présent protocole.
Les services chargés de l’information sur les diplômes délivrés dans chacune des deux Parties sont :
― pour la France : le centre ENIC-NARIC France ;
― pour le Saint-Siège : en accord avec la Congrégation pour l’éducation catholique, le bureau du Saint-Siège pour les reconnaissances académiques, qui se trouve auprès de la Nonciature en France.

Fait à Paris, le 16 avril 2009.

Nicolas Sarkozy
Par le Président de la République :
Le Premier ministre,
François Fillon
Le ministre des affaires étrangères et européennes,
Bernard Kouchner
(1) Le présent accord est entré en vigueur le 1er mars 2009.

Compte-rendu de l'Élysée suite à la présentation du décret sur le statut des enseignants-chercheurs au Conseil des Ministres, le Mercredi 22 Avril

Compte-rendu :

“La ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche a présenté :
- Un décret modifiant le décret du 6 juin 1984 fixant les dispositions statutaires communes applicables aux enseignants-chercheurs et portant statut particulier du corps des professeurs des universités et du corps des maîtres de conférences et portant diverses dispositions relatives aux enseignants-chercheurs.
- Un décret relatif aux règles de classement des personnes nommées dans les corps d’enseignants-chercheurs des établissements publics d’enseignement supérieur et de recherche relevant du ministre chargé de l’enseignement supérieur.
- Un décret modifiant le décret du 16 janvier 1992 relatif au Conseil national des universités.

1. Le nouveau décret statutaire fait suite à une concertation approfondie. Il permet d’assouplir et de moderniser le fonctionnement de l’université, dans le double intérêt du service public et des universitaires, tout en consacrant les garanties reconnues aux enseignants-chercheurs. Le décret réaffirme ainsi la double mission d’enseignement et de recherche des universitaires, ainsi que les principes d’indépendance et de libre expression nécessaires à l’exercice de ces missions.
Dans le même temps, il offre la possibilité d’une modulation de la répartition du service de l’universitaire entre les différentes activités. Cette possibilité nouvelle, permettant de mieux prendre en compte les compétences et talents, donne une souplesse qui doit permettre de concilier projet collectif et projet individuel. Les décisions seront prises avec l’accord de l’intéressé et après avis motivé des directeurs de l’unité de recherche et de la composante de rattachement.
Par ailleurs, l’effort fait pour définir les tâches susceptibles d’être assumées par les enseignants-chercheurs (notamment dans le domaine de l’expertise et de l’insertion professionnelle) permettra une meilleure reconnaissance de la diversité de leurs activités.
En outre, le décret accélère les carrières des enseignants-chercheurs et, dans un souci d’efficacité, déconcentre les actes de gestion.

Il apporte également des garanties en termes de transparence :
- transparence des critères retenus pour les promotions, fondées sur une évaluation nationale réalisée par des experts de la discipline ;
- transparence de la politique indemnitaire, elle aussi mise en oeuvre sur la base de cette évaluation.

2. Le décret qui régit le Conseil national des universités (CNU) a été complété dans le même esprit d’efficacité, d’impartialité et de transparence. Il ajoute aux missions du CNU l’évaluation régulière, tous les quatre ans, de tous les enseignants-chercheurs. Il accroît les garanties présentées par cette institution, en termes de déontologie et d’impartialité.

3. Le troisième décret réforme les modalités du classement à l’entrée dans les corps des maîtres de conférences et des professeurs. Il améliore de façon significative la prise en compte, lors de ce classement, des activités antérieures au recrutement. Sont ainsi retenues, selon des modalités adaptées aux différentes situations, les recherches effectuées aussi bien pour préparer le doctorat qu’après son obtention. Au total, la rémunération des jeunes maîtres de conférences sera augmentée de 12 à 25 % dès septembre 2009, afin d’accroître l’attractivité de leurs fonctions.

François Fillon-France Inter-Mercredi 22 Avril



Nous sommes dans une autre dimension apparemment...

Valérie Pécresse-Le Figaro-Le Talk, le 21/04/09

Quelques citations de notre ministre de l'Enseignement supérieur :
"Par le dialogue on peut obtenir des résultats..."
"La bonne voix quand on est pas d'accord avec le gouvernement, c'est pas de bloquer une université, c'est de dialoguer avec le ministre."

Pour accéder à la vidéo, cliquez sur le titre de ce post.

lundi 20 avril 2009

La Ronde des Obstinés se dédouble le Mardi 21 Avril!

Mardi 21 avril - la Ronde Infinie des Obstinés tourne au Conseil d'État.

Le 21 avril, le décret statutaire des enseignants-chercheurs sera examiné
par le Conseil d'État. Au beau milieu des vacances, dans la précipitation
et le secret qui entoure traditionnellement les consultations du Conseil
d'État, Valérie Pécresse tente de passer en force sur l'un des points
majeurs de la mobilisation universitaire. Pour manifester notre
opposition à cette nouvelle manoeuvre, la Ronde des Obstinés se dédoublera
pour tourner simultanément sur la place du Palais-Royal (Paris 1er),
devant le Conseil d'État, et sur la place de Grève.

Soyez nombreux à venir ce mardi place de l'Hôtel de Ville à 13h30, pour
rejoindre en procession le Conseil d'État et y tourner de 14h à 16h ! Nous
retrouverons ensuite le lieu habituel de la ronde, pour la poursuivre
obstinément.

Réunion du Comité de Mobilisation

Bonjour à toutes et à tous!

En ces temps de vacances universitaires, je suppose que la plupart d'entre vous est fort fort lointain autant physiquement que mentalement!

Pour ceux que ça intéresse, qui sont disponibles, inquiets, motivés, ceux qui s'ennuient ou je ne sais quoi d'autre encore :
RÉUNION DU COMITÉ DE MOBILISATION À MICHELET LE LUNDI 20 AVRIL À 14H00

L'objectif de cette réunion est d'une part de réfléchir à la rentrée et à la reprise du mouvement plus motivés que jamais, et d'autre part, pour y arriver justement, de reparler tous ensemble de ce pour quoi nous nous battons et comment nous nous battons.

Venez nombreux et exprimer vous! Venez avec vos espoirs, vos inquiétudes et vos idées, et partageons tout ça ensemble pour être d'autant plus solides et unis le moment venu!

LA LUTTE, C'EST CLASSE!

vendredi 10 avril 2009

Compte-rendu de l'AG unitaire Michelet Mardi 7 Avril

Ordre du jour

État de la mobilisation
Question de la validation du semestre
Revendications
Perspectives et Moyens d’actions
Votes des représentants pour les diverses coordination

Tribune et ordre du jour votés à l’unanimité moins 2 abstentions


État de la mobilisation

Enseignant
Compte-rendu de la CNU.
Modalité de validation etc. concernant les UFR au sein d’une même université. Une tendance est observée : radicalisation : incident, débat sur une motion suivant les interventions policières ; comment peut-on réagir face à ces violences ? Lecture d’une partie de la motion.
Dans la discussion, la convergence des luttes et la désobéissance civile ont été longuement abordées : l’idée est d’inscrire le mouvement dans un milieu plus vaste, fonction publique et hôpitaux. Discussion à Michelet sur partis politiques, quelle campagne électorale (passer à la grève de la faim – lecture de la motion sur la radicalisation du mouvement) Plusieurs appels lancés par de nombreuses universités : ils ont voulu lancer un appel pour que la position soit claire quant au sujet des réformes et de la validation du semestre.
La motion résume cette validation automatique : « la CNU SOUTIENT les UFR qui décideront de la validation automatique »
Réponse face à notre situation : le mouvement durera tant que nous n’auront aucune réponse par rapport à nos revendications.

Étudiant
« 2 assemblées générales P1 & P4 à la Sorbonne : la 1ère, enseignants et biatoss, et la 2nde étudiants ; pour la première assemblé reconduction de la grève, pour l’assemblée étudiante (300 étudiants environ) vote de la grève jusqu’au 4 mai. Les personnels ont voté le principe que la grève ne devait pénaliser personne : désire de validation automatique du semestre. » Rappel sur la manif en fin d’intervention

Étudiant
Modalité d’intervention et niveau d’action. Plan de débat : enseignants et étudiants côte à côte : s’arranger entre chaque service publique également pour pouvoir créer un vrai mouvement et une convergence des luttes.

Professeur : « présent à l’AG de ce matin au Panthéon ; la poursuite du mouvement a été votée à l’unanimité ; poursuite du mouvement à la rentrée des vacances. Par ailleurs, fut votée une motion sur le risque que le gouvernement faisait peser sur la fin du semestre : les discussions furent longues mais ont abouti - le personnel est prêt à poursuivre le mouvement

Étudiante
Etat de la mobilisation sur Michelet : ce que nous permet la grève.
Elle permet que les universités soient une force d’opposition et d’action (ex des actions comme les Mercredis de Michelet) attente de proposition, réflexion avec les autres universités et écoles. Etudiants de la Femis qui viennent discuter de leur modalité d’action sur le cinéma
Aussi la semaine dernière : tournée vers le service publique -> convergence des luttes : retour concret par rapport à ce point là, la nécessité est au rassemblement : il est important de continuer la grève : proposer des solutions alternatives et exercer une vraie pression sur le gouvernement en utilisant les acteurs extérieurs (autres manifestants)

Étudiant de la Femis
Solidaire du mouvement. Mouvement qui se met en place à la Femis ; on veut penser ensemble à plus d’ouverture on veut casser l’image de l’école qui est la notre : création de collectif transversaux de réflexion : que signifie aujourd’hui faire du cinéma ? Désire de rencontres et de débats ; on veut restructurer l’école (femis2009@gmail.com)

Enseignant
Action administrative : démission des taches administrative du personnel : 19 responsables de diplôme et d’autres fonctions ont mis fin à leur mandats à l’UFR 03. 51 au total pour Paris 1.
Vraie solidarité dans le mouvement.

Étudiant
Parler du mouvement : après les vacances les cours vont-ils reprendre ? Non, le mouvement ne se ferme pas. Le Décret n’a pas encore de réponse claire, le problème est toujours présent

Étudiant
La Ronde des obstinés, explication ; tient de la performance et de la manifestation pacifique : invitation lancée, appel à participation intensive pendant les vacances !

Enseignant
Les analyses se multiplient pour montrer à quel point les avancées sont fausses, SLRU etc . publication de discours de type juridique (sur ces sites) qui permettent une meilleure compréhension du mouvement et de manière plus objective

Question de la Validation du semestre

Enseignant
Défense d’une motion sur le risque de non validation du semestre pour Paris 4 aux CA et AG de la Sorbonne (intervention). L’idée de non-validation est de neutraliser le semestre : présente le semestre comme neutralisé et présente la motion au recteur (à situation grave, décision grave). Rappel de la mission de l’université, et position officielle de la Sorbonne ; que signifie la non validation du semestre ? Si ce semestre ne compte pour personne (Licence sur 5 semestres, ce mouvement restera dans les mémoires pendant 3 ans ; toute autre solution de validation n’est pas envisageable puisqu’elle amènera forcément à remettre en route l’activité pédagogique ; il légitime sa motion et le fait que se soit voté. La reprise des cours empêcherait la continuation du mouvement.

Enseignant
Mise au point pour Paris 1 : le président arrivant à la fin de son mandat passera la présidence à son successeur le 1mai (premier élément à prendre en compte) le contexte est différent de celui de Paris 4 aux vues de ce changement.
Paris 1 est une université qui comprend 3 grandes composantes : Sciences éco, Droit et Sciences humaines.
Les UFR de Droit ont assuré des enseignements quasi normaux donc les examens sont maintenus. Pour ce qui est des UFR de sciences humaines, dans leur grande majorité en grève, la question de la non validation n’est pas abordée, le cadre étant différent. Ils travaillent donc sur les modalités de validation aménagée

Étudiante
Explication sur la commission au sujet de la validation du semestre.
Une commission paritaire composée de 5 étudiants et 5 professeurs s’est réunie vendredi dernier au sujet de la question de la validation du semestre pour Paris 1. Cette commission est évolutive puisque l’objectif est d’adapter les modalités d’évaluation de ce semestre en fonction de l’évolution du mouvement. Pour le moment, pas de reprise des cours.

Enseignant
Il faut faire durer le mouvement, donc ne vous attendez pas à une reprise des cours à la rentrée ! Une motion est ressortie de cette comission, adoptée à l’unanimité par le conseil d’UFR.
Lecture de la motion : le calendrier des examens pourra être reporté jusqu’au 20 juin maximum, 2 notes (un partiel + un oral, écrit, interrogation, etc, à partir de quelques références bibliographiques et/ou axes de travail qui vont être proposés par les enseignants)
La rentrée des vacances de printemps, une réunion d’information sera tenue par chaque enseignant, la commission continuera d’exister en cas de litige.

Enseignant
Historiens ; cet UFR est l’un des plus mobilisés – ils ont décidé de mettre en place un protocole qui permettrait de pouvoir faire se tenir les examens quoi qu’il arrive.
Non reprise de cours votée à la rentrée. Le protocole préparé par la commission pédagogique consiste à annuler le contrôle -> exams terminaux, avec un programme réduit. Chaque enseignant définit son enseignement. Chaque enseignant peut définir des modalités d’exams.

Étudiante
Proposition d’établir une commission de réflexion des étudiants et des professeurs de Paris 4 – juste commission de proposition à soumettre au conseil – étudier certains cas non abordés – toujours dans le but de trouver des solutions et de garantir à tout le monde une valeur à leurs diplômes : validation automatique non sérieuse et non valorisante : trouver de nouvelles solutions et se baser sur les expériences extérieure »

Étudiante
Point sur les mandats CNU : les portes paroles aujourd’hui rencontre FSU et Snesup.

Étudiant
Légitimité des validations, mais le débat ne doit pas en rester là. Rappel sur l’utilité de ces deux ministres Darcos et Pécresse (et leur intervention récente). Le semestre neutre, nous ne pouvons pas vivre cette grève comme une défaite ; mais ça serait une preuve de victoire que la validation automatique. Il faut demander la validation du semestre.

Étudiante
Ce qui a été décidé par la commission la semaine dernière semble être la bonne position car elle permet la poursuite du mouvement. La non validation n’est pas acceptable pour bon nombre d’étudiants, les professeurs qui se déclarent grévistes ne veulent pas pourrir le semestre des étudiants : maintenir un partiel aménagé permet vraiment la continuation du mouvement : cela permettrait aussi à des enseignants hésitants et étudiants de rejoindre le mouvement. La campagne du ministère table sur une reprise des cours, mais nous devons encore tenir et réunir toujours plus de monde au regard des semaines dernières, Darcos et Pécresse présentent les choses de façon incertaine, mais rien n’est tapé par écrit, rien n’est clair, nous devons continuer »

Enseignant
Quelle que soit la décision que l’on sera amené à prendre quant à la validation, quelque chose est plus important c’est le statut de l’université : la LRU et les projets de réformes sur les statut des enseignants vont modifier définitivement le statut de l’université : il faut agir maintenant. Sur la validation du semestre : décision provisoire qui dépendra de la suite du mouvement de grève : à P4 il faut profiter du tout petit privilège pour faire connaître dans toutes les universités notre position et que des décisions ont déjà été envisagées.

Étudiante
Peut-on parler d’examens quand on a pas eu de cours ? Neutralisation ? Valider la Licence avec 5 semestres, et le rattrapage pour le premier semestre. Cette validation automatique est la solution la plus juste du moment.

Enseignant
Comment peut-on organiser un examen sans avoir un nombre minimum de cours et de la matière pour établir un vrai examen avec du sens ? Il semble plus juste et plus censé de s’orienter vers la neutralisation !

Étudiant
Il est important qu’il y ait des modalités de validation. Mais s’il y a un moyen de validation il n’y a plus aucun moyen de faire peser un poids dans la balance pour faire pression.

Enseignant
Sur la question de la validation et de la non validation du semestre à la fin de l’AG enseignant d’hier a été votée une motion de validation automatique du semestre à 36 voix pour et 31 voix contre ( le débat portait sur le mot automatique ). Beaucoup ne sont pas d’accord car par là, le risque est de se priver d’une arme contre le gouvernement pour qu’ils retirent leurs projets de décrets : la validation du semestre s’impose, c’est un autre problème qui doit être décidé en CNU pas en AG !

Enseignant
Je veux que le gouvernement plie c’est pourquoi j’ai voté cette motion comme une menace contre le gouvernement. On ne peut pas encore se prononcer sur la question de validation du semestre, on est en train de se priver d’une arme, cette menace est en place grâce au CA. A partir du moment où on promet quelque chose il faut aller jusqu’au bout et la tenir. La mobilisation est à un tournant important et les seuls mots d’ordres doivent être à la continuation du mouvement.
C’est un conflit idéologique qui risque de durer très longtemps.

Étudiante
La question de validation du semestre concerne avant tout les étudiants; on ne peut pas se baser que sur la question de la validation à ce moment de la mobilisation au regard des expériences de chacun il faut établir une communication entre les professeurs et les étudiants.

Votes
Motion soumise au vote, concernant uniquement Paris 4 :
« Constitution d’une commission de propositions et de réflexion sur les modalités d’évaluation et/ou de validation du semestre en cours à Paris 4. Cette commission sera paritaire (5enseignants/5 étudiants) et n’aura aucun pouvoir décisionnel. Ces propositions seront soumises au vote lors du Conseil d’UFR. »

Motion adoptée
Enseignants :
Isabelle Ewing ( maitre de conf )
Emmanuel Lurin (Ater )
Marie Anne Desbals (PRAG)
Hélène Siard ( maitre de conf )
Wassili Joseph (Ater )

Étudiants :
Charlotte Cosson L3
Rachel Tapia M1
Violaine Heritier M1
Elsa Fritsh L1
Ophélie Bellanger M1



Revendications

- Retrait du décret sur le statut des enseignants- chercheurs y compris dans la version issue des « négociations » au 6 mars 2009
- Retrait du décret sur la masterisation
- Titularisation des personnels BIATOSS et salaires 1500e minimum
- Plan de financement à long terme de l’enseignement (de la maternelle à l’université) et création de postes à la hauteur des besoins
- Contre les suppressions de postes dans toute l’éducation de la maternelle à l’université
- Abrogation de la LRU
- Retrait de la réforme sur l’allocation des moyens
- Retrait du Contrat Doctoral Unique
- Retrait du plan Campus
- Réévaluation du statut des enseignants titulaires d’un doctorat mais non-statutaires (Abrogation du critère des 900 h annuelles exigées par l’Etat pour pouvoir enseigner à l’Université en tant que chargé de cours ou de TD titulaire d’un doctorat mais non statutaire afin d’avoir un emploi conforme à son diplôme)
- Contre la hausse des frais d’inscription
- Contre le projet de loi sur le prêt étudiant

Plateforme Reconduite jusqu’à la prochaine AG à l’unanimité moins 4 voies



Perspectives et moyens d’actions.

Étudiants
Le vendredi a lieu une réunion depuis 2 semaines, pour réfléchir sur le mouvement et passer par dessus la timidité dans les AG. Il y a été décidé la semaine dernière de rédiger un tract pour faire durer le mouvement pendant les vacances, rédiger un tract simple plus facile à saisir lors de la lecture et de l’appréhension. Invitation à participation.

Étudiante
C’est bien de discuter et de se réunir mais il existe déjà un comité de mobilisation auquel on peut se joindre. Il est dommage de disperser les forces ainsi en faisant les choses chacun dans son coin.

Étudiante
Au départ c’était juste des discutions entre amis puis d’autres personnes se sont ajouté. Nous ne formons pas un nouveau comité de mobilisation ni un groupe alternatif.

Étudiante
On vous invite à la réunion du comité de mobilisation.

Étudiant
La CNU a posée des dates de diffusion. Le site reste ouvert pendant les vacances, il serait bien qu’on se réunisse deux fois par semaines. Cet après midi il y a une manifestation des salariés de la FNAC Bastille, c’est l’occasion d’aller tracter et diffuser. Il y a eu le vote à la CNU et à la CNE de mettre en place des journées de rencontres et de débats interprofessionnels.

Votes

- Reconduction de la grève totale jusqu’au Mardi 28 Avril
- Piquet de grève ÉTUDIANTS/ENSEIGNANTS
- Mise en place d’un comité de grève national
- Banalisation des cours les jours de mobilisation, AG, manifestation…
- Grande journée de mobilisation le mercredi
- Multiplication des actions de sensibilisation (tracts…)
- Création d’états généraux de l’Education et de la formation du Supérieur.
- Poursuite des cours alternatifs en extérieur

Reconduction de la plateforme approuvée majoritairement.

Prochaine AG 12H pour le 28 avril.

Manifestation De la Maternelle à l'Université Mercredi 8 Avril

Réformes de l'université : ça pourrait durer...

Manifestations du Mercredi 8 Avril




Sans papiers, bénévoles, parents, étudiants, enseignants, chercheurs, ingénieurs, toutes les couches de la population étaient dans la rue en même temps ou presque.

Le 8 avril, dans toute la France, les délinquants solidaires manifestaient. A Paris le rendez-vous avait lieu place St Michel.
C'était aussi une journée de manifestion pour l'éducation et la recherche : de la maternelle à l'université. A Paris, le rendez-vous était à Denfert.

mercredi 8 avril 2009

Calendrier du Mercredi 8 Avril, Paris

N'oubliez pas chers lecteurs la manifestation du Mercredi 8 Avril "De la Maternelle à l'Université".

Le départ se fera aux alentours de 14h30, depuis Denfert-Rochereau pour se diriger vers l'Assemblée Nationale.

En temps que journée de mobilisation, la banalisation s'applique sur le site de l'Institut Michelet soyez donc nombreux à être au rendez-vous.

mardi 7 avril 2009

No Comment - Manif' en Image par Libé/Labo

Libé/Labo partage une série d'images ( vidéos prises lors de la manifestation du 10 février 2009 ).

Nous vous présentons ce montage vidéo; bien qu'il ne soit pas exactement d'actualité au regard des dates, il le reste au regard du mouvement et du message.

Libé/Labo : "Florilège de slogans et de banderoles, vus mardi ( 10 février ) dans la manifestation parisienne des enseignants-chercheurs, BIATOSS et étudiants."

lundi 6 avril 2009

Ce que dit Valérie Pécresse sur ses réformes



Jean-Pierre Sueur (PS - SOC - Loiret) : "Madame la Ministre Valérie Pécresse, êtes vous décidée à nous donner des réponses précises et concrètes à ce sujet ?"

Vidéo Fac OFF




À chacun sa façon de se mobiliser.

C'est ce que nous prouve les enseignants Historiens et leurs étudiants ( tant bien au sein de l'UFR d'Histoire, que de l'UFR d'Histoire de l'Art et d'Archéologie ) de Paris 1.

Cette vidéo, précisons le, fut élaborée non seulement par les enseignants et étudiants de Paris 1 (mise en scène et paroles) mais aussi par l'équipe de tournage du site "Sorbonne en grève" (qui s'est donc occupé du montage vidéo).

- Cliquez sur le titre de l'article pour vous rendre directement sur le site de "Sorbonne en Grève" -

Ce tube qui reprend la célèbre chanson de Donna Summer "Hot Stuff", est un moyen ingénieux de faire un compromis entre, l'engagement de chacun, soit la mobilisation, ainsi que la créativité de tous, et de prouver, après maintenant 9 semaines de grève, l'importance que ce mouvement contre les réformes Pécresse/Darcos suscite "dans" l'Education (de la maternelle à l'enseignement supérieur).

Calendrier du Mardi 7 Avril, Michelet

La prochaine Assemblée Générale Unitaire de l'institut Michelet réunissant Paris 1 & Paris 4, aura lieu le Mardi 7 Avril 2009 à 12h.


Venez Nombreux

dimanche 5 avril 2009

Calendrier du Vendredi 10 Avril, Paris

Paris 1

PMF


12h-13h30, Amphi L. Projection vidéo La crise financière – Commission des finances Assemblée Nationale, et débat animé par Sabine Monnier.
10h-12h, Amphi N. Rencontre pédagogique avec les enseignants d’histoire ancienne, avec F. Chausson, M. Bats, C. Berrendonner, C. D’Ercole, G. Deschodt, A. Hostein, R. Laignoux, pour les étudiants de L2 d’Histoire.
13h30-15h30, Amphi N. Rencontre pédagogique des L2 avec les enseignants d’histoire médiévale, organisée par O. Mattéoni.

SAINT-CHARLES

14h-16, Amphi. Projection de L’An 01 de Jacques Doillon (1973)

SORBONNE

9h-11h, Salle Marc Bloch. Projection-débat sur Le Cuirassé Potemkine. Avec Myriam Tsikounas & Jean Bulot.

PARIS 1 HORS LES MURS

10h : Opéra Bastille. Visite-conférence avec M. Tracol : « La République en statues » Rendez-vous devant les escaliers de l’Opéra ; prévoir des déplacements en métro.
13h30 : Place de l’Hôtel de Ville. Visite-conférence avec V. Denis : « La police de Paris de Louis XIV à la fin de l’Ancien Régime ».
15h-17h, Parc de Choisy (sur la grande pelouse centrale). Florence Hulak : Comment écrire l’histoire d’une révolution ?


Paris 4

11h Place de la Sorbonne : débat Caroline Callard, Nicolas Offenstadt, Sophie Wahnich, « Violence, histoire et politique »
13h : pique-nique Cour d’Honneur
+ Débat Education nationale, spectacles, etc.

CSU jean Sarrailh et CIUP, Piscine de la Maison Internationale
Le SUAPS vous invite toute la semaine prochaine à venir participer à des rassemblements sportifs et à montrer votre solidarité au mouvement « De la maternelle à l’université.. » Contact : Brigitte.Friang@paris-sorbonne.fr
à partir de 9h30 : Activités aquatiques


Paris 10

10h00 : Printemps des Colères 2 (à confirmer)

Calendrier du Jeudi 9 Avril, Paris

Paris 1

INSTITUT DE GEOGRAPHIE


11h, Grand Amphi. Projection-débat proposée par Mustafa Dikeç, professeur invité à l’Institut de Géographie, Royal Holloway, University of London : « Enfermement et espaces d’exception : du Panoptic à Guantanamo » ; projection du documentaire Calais, la dernière frontière.
15h, salle 106. « Des SIG libres... ». Atelier SIG ouvert à tous proposé par Joël Boulier (venir avec son ordinateur portable si possible).

SAINT-CHARLES

10h30, 14h, 16h30 : Marche à partir du Centre Saint-Charles Gustavo Ciriaco & Andrea Sonnberger : Here whilst we walk-Paris (durée 1h15). Inscription : galerie.micheljourniac@club-internet.fr RDV 15 M avant le début de chaque marche à la galerie de l’UFR 04 au Centre Saint-Charles.
11h -13 h, Amphi Olivier Schefer : Zombies, monstres politiques.
14h-16h, Amphi. Nadia Jacoby : La Crise : quelles réponses politiques ?
16h-17h, Amphi. Concert LIBSO, French song
17h-18h, Amphi. Concert Punk : IN VINASSE VERITO

SORBONNE

9h-11h, Salle à préciser. Xavier Guchet : Les sociétés de contrôle. Normaliser par les technologies.
9h-11h, Salle D 634. François Colcombet (ancien magistrat et parlementaire, président de la C6R) : Les institutions de la Ve République et les réformes de la justice : réflexions d’un praticien sur une évolution. Conférence animée par Olivier Mattéoni.
9h–11h, Amphi Turgot. Laurent Feller : Robert Guiscard et la conquête de l’Italie méridionale par les Normands.

Horaire à confirmer, Salle Marc Bloch. Projection–débat sur Une étoile est née de William Wellman, avec Janet Gaynor et Fredric March (1937), suivie d’une discussion sur le vedettariat cinématographique animée et organisée par Myriam Juan.

PARIS 1 HORS LES MURS

9h45 : Place Henri Frenay. Visite-conférence avec A. Marès, R. Meissel, A. Soubigou : « Le Paris des Bulgares » Inscriptions : Alain.Soubigou@univ-paris1.fr RV sur le côté de la gare de Lyon
10 h : Place de la Sorbonne, devant la statue d’Auguste Comte. Visite-Conférence avec T. Amalou, I. Brian, N. Lemaître : « Le Paris des dévots et des Jansénistes »
11 h : Cité de l’Histoire de l’immigration, Porte Dorée. Visite-conférence avec N. Offenstadt, S. Venayre : « Le Bois de Vincennes, de saint Louis aux expositions coloniales » (Prévoir un pique-nique).


Paris 4

10h30, place de la Sorbonne : conférence alternative de Barbara Le Lan sur une émission d’Europe 1 réalisée à la Sorbonne
11h, place de la Sorbonne : Alexandra Sippel, Mandeville et l’éducation des pauvres

Malesherbes

16h : Malesherbes (amphi 111) : Réunion avec les étudiants de Master de Paris 4 (Hélène Schmutz, George Felten, Alexandra Sippel)
Nuit de jeudi à vendredi : Paris 4 fait la ronde des obstinés

CSU jean Sarrailh et CIUP, Piscine de la Maison Internationale
Le SUAPS vous invite toute la semaine prochaine à venir participer à des rassemblements sportifs et à montrer votre solidarité au mouvement « De la maternelle à l’université.. » Contact : Brigitte.Friang@paris-sorbonne.fr
à partir de 10h00 : Tournoi de Volley-ball


Paris 10

Département de sociologie


10h30, salle D04, réunion d’UFR SSA : "Conditions de délivrance des diplômes ?"

Calendrier du Mercredi 8 Avril, Paris

Paris 1

INSTITUT D’ART ET D’ARCHEOLOGIE


10h, Amphi. Conférence-débat de l’Institut National de Recherches en Archéologie Préventive en présence des membres du Collectif CDD INRAP d’Ile de France, et d’un CDI responsable d’opération à l’Inrap.

PMF

11h-13h, Amphi H. Projection du film The Yes Men de Chris Smith, Dan Ollman et Sarah Price (2005), suivie d’une discussion avec Jean Dellemotte (sous réserve), Sophie Jallais et Carlo Vercellone (Économistes, Paris 1). Les "Yes Men", un petit groupe d’activistes, créent un faux site Internet affilié à l’Organisation Mondiale du Commerce. Leur ruse fonctionnant au-delà de leurs espérances, ils parviennent à intégrer les rangs de l’OMC, alors qu’ils sont politiquement opposés à ladite organisation. Se rendant de conférences internationales en conférences internationales, ils profitent alors de leur nouveau statut pour défendre leurs "points de vue" et égratigner les manières du libre-commerce mondial.
12h-14h, Amphi N. Réunion pédagogique des L1 avec les enseignants d’histoire moderne
17h30, Amphi L. Réunion-débat organisée par des étudiants de l’UEC sur les élections européennes : « L’Enjeu des Européennes dans un contexte de crise et de luttes sociales » avec Christian Picquet (gauche unitaire), Ian Brossat (parti communiste français), Eric Coquerel (parti de gauche), Alain Tailleur (CGT Renault)

SORBONNE

9h-10h30, Centre de Recherches d’Histoire Moderne Conférence d’Alain Cabantous & Isabelle Brian : Les origines historiques du problème irlandais (sous réserve).
11h, Amphi Richelieu (lieu à confirmer). Assemblée Générale commune du site Sorbonne, étudiants et enseignants (Paris 1 et Paris IV)
16h-17h30, Amphi Lefebvre. Rémy Caveng : « Vers un salariat (néo)libéral ? Précarisation et régime de mise au travail (1) : la déstabilisation des normes d’emploi », cours alternatif de sociologie du travail.

PARIS 1 HORS LES MURS

8h-10h, métro Cluny-La Sorbonne. Frédéric Fruteau de Laclos : Valeurs de la science.
14h & 16h30 : Marche à partir du Centre Saint-Charles (horaires sous réserve de la manifestation) Gustavo Ciriaco & Andrea Sonnberger : Here whilst we walk-Paris(durée 1h15). Inscription : galerie.micheljourniac@club-internet.fr RDV à 13h45 à la la galerie de l’UFR 04 au Centre Saint Charles.


Paris 4

Centre Sorbonne


9h : Réunion des comités de Paris 1 et Paris 4
11h : AG de la Sorbonne – amphi Richelieu (inviter instits)
14h : manifestation
CSU jean Sarrailh et CIUP, Piscine de la Maison Internationale
Le SUAPS vous invite toute la semaine prochaine à venir participer à des rassemblements sportifs et à montrer votre solidarité au mouvement « De la maternelle à l’université.. » Contact : Brigitte.Friang@paris-sorbonne.fr
à partir de 14h00 : Journée Forme


Paris 10

10h30-13h30 : De la maternelle à l’université sur le campus de Nanterre
Pour échanger sur les attaques contre le service public de l’éducation et sur les perspectives de mobilisation :
10h30-12h30 : meeting avec interventions des écoles, collèges, lycées, universités représentés, et aussi des autres secteurs mobilisés qui viendraient dans le cadre d’une convergence des luttes élargie
12h30-13h30 : échanges autour d’un pique-nique en commun
13h30 : départ commun vers la manifestation parisienne De la maternelle à l’université".

Pour plus de renseignement : http://nanterre.mobilisee.over-blog.com/article-29852657.html

Département de sociologie

9h30, Amphi C1, réunion des enseignants et des étudiants de sociologie

Calendrier du Mardi 7 Avril, Paris

Paris 1

PANTHÉON

10h, RV devant la salle 1 : AG des personnels de l’Université Paris I

PMF

13h-15h, Amphi N Réunion pédagogique des L1 avec les enseignants d’histoire contemporaine.
14h00-15h30, IDUP (18e étage). Mustafa Dikeç (Professeur à l’Université de Londres) : Les Banlieues et les émeutes en France.
15h-17h, Amphi L. Massimo Vitali (Comités Internationalistes) : Le choix de l’internationalisme. Troisième conférence dans le cadre d’un cycle sur l’actualité de la pensée marxiste face aux derniers événements de politique internationale, notamment la crise des relations globales et ses conséquences sociales. La Conférence sera suivie d’un débat sur “Le retour de l’État dans l’économie et sur la réforme de l’Éducation nationale”.

SORBONNE

11h-12h, Amphi Descartes. Christophe Charle : Avant-gardes , modernité et politique : de Manet à la nouvelle peinture (1863-1886)
11h-13h, Salle D640. Marie-Claude Blanc-Chaléard : L’histoire des bidonvilles en région parisienne (années 1950-1970).
12h-13h, Amphi Descartes. Violaine Sebillotte : Histoire antique et mythographies
14h-17h, Salle Picard. Ilios Yannakakis, enseignant aux universités de Lille III et Olomouc (République tchèque), dirigeant étudiant dans les années 1960 : L’évolution des universités tchécoslovaques, 1956-1968, et héritage jusqu’à nos jours. Conférence dispensée dans le cadre du cycle sur “Le mouvement des étudiants en Europe centrale et orientale aux XIXe & XXe siècles”, avec Antoine Marès et Alain Soubigou.
15h, Amphi Turgot. Eric Vallet : Shelomo Dov Goitein et l’histoire des juifs en terre d’Islam. Conférence dispensée dans le cadre du cycle “L’Orient construit par les historiens”.

PARIS 1 HORS LES MURS

10 h : Place du Châtelet, près de la fontaine. Visite-conférence avec F. Micheau et E. Vallet : « Paris et l’Égypte au début du XIXe siècle »
11h30 : Place de l’Hôtel de Ville. Jeu de l’oie géant avec cases étudiants & enseignants et pique-nique organisés par Paris 7.
13h15 : Petit Palais Cécilia D’Ercole : « Archéologie et histoire » Réservation : ceciliadercole@noos.fr RV Petit Palais, entrée des groupes, avenue Winston Churchill, Métro Champs-Élysées Clémenceau.
13h30 : Place de l’Hôtel de ville. Théâtre philosophique : lecture collective du Gorgias de Platon, proposée par l’UFR 10. Si vous souhaitez participer, ou faire participer des étudiants à la lecture : mnbernard@gmail.com
14 h : Rendez-vous devant l’Hôtel Carnavalet. Visite-conférence avec L. Depretto et G. Calafat : « Le Marais du XVIIe siècle »


Paris 4

Centre Clignancourt


11h : Adrien Lherm, Le système éducatif aux Etats-Unis
12h : Réunion d’information débat avec les étudiants à Clignancourt
14h : Caroline Callard : « Quelle pédagogie à l’université ? »

Centre Malesherbes

13h30 : Chasse à la Pécresse (balle au prisonnier), dans la cour de Malesherbes
15h (sous réserve) : mise en bouche : lecture des premiers extraits de la Princesse de Clèves en novlangue

Hall de Malesherbes

11h - 12h : Qu’est-ce qu’une "décision démocratique" ? (II) : Légitimité et légalité (Jean-François Laplénie) loges de droite dans le hall
14h30 - 16h30 : L’individu et le pouvoir (I) Nécessité de l’engagement et tentation du retrait : Don Carlos de Schiller (Jean-François Laplénie) loges de droite dans le hall
15h30 : Faust revisited : réécriture de la pièce de Goethe.

Cours hors les murs

14h - 15h : Cours alternatif au parc Monceau « Les humanistes et le voyage »
CSU jean Sarrailh et CIUP, Piscine de la Maison Internationale
Le SUAPS vous invite toute la semaine prochaine à venir participer à des rassemblements sportifs et à montrer votre solidarité au mouvement « De la maternelle à l’université.. » Contact : Brigitte.Friang@paris-sorbonne.fr

à partir de 16h00 : Tournoi de Basket-ball


Paris 7

11h30 : jeu de Loi géant place de grève face à l’Hotel de Ville accompagné d’un pique-nique.
Le jeu de Loi de 30 cases au sol comportera deux types de commentaires : l’un pour les étudiants et l’autre pour les enseignants chercheurs. Les règles et les commentaires sont axés sur ce qu’il arrivera une fois que les décrets et réformes seront totalement mis en place.


Paris 10

Département de sociologie

10h, DD, AG des doctorants
10h30-12h30, salle D09 : Bernard Friot, Les contradictions de l’emploi comme support des droits sociaux.
12h30 : AG dans l’amphi D1
15h30-17h30, salle D09 : Le salariat est-il une classe sociale ? Présentation des travaux de l’Institut européen du salariat par Bernard Friot, Matthieu Hély, Maud Simonet, Nicolas Castel et des étudiants de l’IDHE.

Calendrier du Lundi 6 Avril, Paris

Paris 1

INSTITUT D’ART ET D’ARCHEOLOGIE

15h-16h30, Petit Amphi « Les espaces, les catégories, et les priorités de la politique de la ville », Conférence-débat avec Mustafa Dikeç, professeur invité à l’Institut de Géographie, Royal Holloway, University of London.
PMF
14h-16h, Amphi H, Projection du documentaire /Sicko/ de Michael Moore, présentée par Jean-Marie Monnier, Nadine Thèvenot, et Bruno Tinel (UFR d’économie).

SAINT-CHARLES

14h-16h, Amphi, Théâtre en lutte de Sciences Po’ : Soutenance de thèse de Valérie Pécresse

SORBONNE

11h-14h, Salle Cavaillès, « Je me souviens de la Sorbonne ». Séance 2 de l’Atelier autour de « La Sorbonne contemporaine ». Si la Sorbonne était fermée, rendez-vous devant la statue d’Auguste Comte.
13h-14h, salle Marc Bloch, Bernard Legras, professeur d’histoire grecque : L’originalité de l’Égypte dans le monde hellénistique.
14h-16h, salle Marc Bloch, Antoine Destemberg : La grève, une invention universitaire et médiévale. Le modèle parisien des stratégies d’actions collectives (XIIIe-XVe siècles).

PARIS 1 HORS LES MURS

14 h : Moulin Rouge Visite-conférence avec L. Bihl et M. Bouyssy : Montmartre, fin de siècle. Rendez-vous au Métro Place Blanche, côté Moulin Rouge.
14h-17h : Marche à partir du Centre Saint-Charles 3e SESSION DU WORKSHOP : « Promenade réaliste/promenade fiction. Les paysages étaient extraordinaires ! » Inscription : galerie.micheljourniac@club-internet.fr RDV à 13h45 à la la galerie de l’UFR 04 au Centre Saint Charles.
15h-16h, Place de la Sorbonne, Francis Joannes : Un grand mythe mésopotamien : la descente de la déesse Ishtar aux Enfers ou le premier strip-tease de l’Histoire.


Paris 4

Centre Sorbonne


9h Cour Saint-Jacques : réunion des comités étudiants-personnels Paris 4
10h Salle des Actes : AG de l’UFR d’anglais
12h Milne-Edwards : AG des personnels de Paris 4
12h Richelieu : AG des étudiants de Paris 4
15h : réunion commission « mixte » Primaire-Secondaire

Centre Malesherbes

9h - 10h : La dimension aventureuse de la situation de grève (Marianne Lorenzi) - loges de gauche dans le hall
12h : le "crieur" dans la cour de Malesherbes fera un point sur la réforme et les "avancées"... et il annoncera les événements du jour.
13h30 : Chamboule-tout : mangez des petits pois pour casser la LRU ! Et vengez le pauvre Woyzeck !
14h - 15h : Le "je" et le "nous" dans le discours politique (Marianne Lorenzi) loges de gauche dans le hall
CSU jean Sarrailh et CIUP, Piscine de la Maison Internationale

Le SUAPS vous invite toute la semaine prochaine à venir participer à des rassemblements sportifs et à montrer votre solidarité au mouvement « De la maternelle à l’université.. » Contact : Brigitte.Friang@paris-sorbonne.fr
à partir de 14h00 : Tournoi de Foot en salle.
à partir de 15h00 : Activités aquatiques


Paris 5

10h : Manifestation devant la cité nationale de l’immigration
16h15 : Concert de casseroles devant le Panthéon


Paris 7

12h, Amphi 1A : Réunion d’information ÉTUDIANTS ÉTRANGERS : DE QUELS DROITS ?.
Depuis quelques années, un large mouvement de défense des jeunes « sans-papiers » scolarisés a vu le jour. Le réseau « Education Sans Frontières » a permis à beaucoup d’élèves de l’enseignement primaire et secondaire de sortir de l’isolement, de mener une lutte pour leur régularisation et celle de leur famille et de faire reconnaître leur droit d’être scolarisés et de vivre en France. Dans l’enseignement supérieur, nous assistons depuis plusieurs années à la dégradation de la situation des étudiants étrangers.

Cette réunion aura pour objet :
1) de faire le point sur la réglementation et les pratiques administratives en vigueur.
2) d’envisager des modalités pratiques de soutien

jeudi 2 avril 2009

Vendredi de la Sorbonne, 3 Avril

PLACE DE LA SORBONNE: soleil, musique, culture et mobilisation!

12h: Supert concert de jazz jusqu'à 14h environ, avec un entracte à 12h45 pour laisser place aux Darcolinaires, procès de Darcos fait d'après les Catilinaires, par les Lettres Classiques.
A Partir de 14h, des artistes de rues montent de petits spectacles et des lectures de contes.
Pendant ce temps, des conférences se tiendront sûrement.
Boeufs de jazz à partir de 16h: qui veut jouer est le bienvenu!

Pensez à amener votre bonne humeur et votre haine des réformes actuelles!

Manifestation du Jeudi 2 Avril

La manifestation "De la maternelle à l'université" du Jeudi 2 Avril partira de la Place du Panthéon à 14h30. Elle se dirigera vers l’Hôtel Matignon.
Le parcours sera : rue Soufflot - boulevard Sant Michel - boulevard du Montparnasse - boulevard Raspail - Sèvres Babylone.

Venez nombreux!

Compte-rendu de l'AG unitaire Paris 1 & Paris 4 du Mardi 31 Mars

AG 31 mars 2009

Etat de la mobilisation

Étudiant
Le comité de mobilisation grossit, on attend quand même plus de monde. Plusieurs commissions.
Réunion lundi et après l'ag du comité de mobilisation.

Étudiant
cne : dates de manifestation et de mobilisation : jeudi 2 avril, mercredi 8 avril (ensemble de l'éducation), 7 avril : meeting inter-pro
censier : meeting inter-pro vendredi dernier, concert de la compagnie jolie môme
volonté de relancer cette action sur censier, sûrement vendredi prochain
impression de solitude après le 19 mars
c'est une fausse impression, il y a plein de grèves partout : il faut rejoindre les secteurs en lutte

un lycéen
les lycéens étaient mobilisés contre les réformes Darcos en décembre
problème pendant les blocages (police, élèves renvoyés) : depuis, plus de mouvement
les lycéens étaient présents le 19, ag, les lycéens sont prêts à se mobiliser...

Étudiant
mercredis de Michelet : pas d'étudiants, ce n'est pas normal : les gens qui veulent avoir cours, eh bien qu'ils viennent aux cours alternatifs !
Programmations prestigieuses ! Il faut y venir !
Exemple de la Sorbonne : Molinier a demandé de bloquer la fac car il n'arrive pas à empêcher que les cours se tiennent
Sorbonne foraine : l'autorisation a été donné par la préfecture, pourtant Daniel Lévine (vice président) a refusé de prêter du matériel (chaises, tables, électricité) malgré cette autorisation...

Enseignant
AG entre directeurs d'ufr : tension et fatigue générale pour tout le monde
conflits entre ufrs
mais ici à Michelet c'est harmonieux. Il faut maintenir l'unité, même si les attitudes sont extrêmes des deux côtés (du côté des grévistes et du côté des non-grévistes
le gouvernement recule sur des points techniques (sur la masterisation) mais les enseignants continuent à penser que les avancées ne sont pas satisfaisantes. Il faut continuer.

Étudiant
mercredi prochain à censier : meeting inter-pro
demain : journée tournée vers l'interpro (sans papier qui occupent le KFC des Halles, postiers du 92)


Revendications

Enseignant
Partage l'analyse de Farnoux sur la masterisation : rien n'est acquis
pareil sur le statut des enseignants-chercheurs (modulation : ceux qui font plus d'enseignements sont finalement plus payés que ceux qui font plus de recherche), la quatrième version du décret n'est toujours pas satisfaisante.

Étudiant
Rien n'a été gagné sur le statut des enseignants-chercheurs
modulation : foutage de gueule, le syndicat autonome qui l'a signé est droitier et ultra minoritaire
le mouvement n'avance pas, le gouvernement joue le pourrissement
les profs culpabilisent, tout le monde est fatiguée, la grève est remise en question
mais si on lâche aujourd'hui, on n'aura rien gagné

prêt étudiant, augmentation des frais d'inscription, le projet s'inspire du modèle australien : études très chères
la licence coûtera autour de 10 000 euros !
il faut s'appuyer sur le projet de loi, le dénoncer ouvertement
les lycéens sont très sensibles à ces arguments
l'université ne sera plus ouverte à tous si cette loi passe, même si il y a déjà des problèmes aujourd'hui, ce serait encore pire
Il ne faut pas lâcher, aller vers le reste du secteur de l'éducation

Étudiant
Veut faire l'iufm l'année prochaine, doit faire un master science de l'éducation. On lui a dit qu'on pouvait venir de n'importe quelle licence : c'est faux, elle a été refusé dans plusieurs facs
seules des semi privées l'acceptent : très cher
cours : cognitivo-comportementaliste...on apprend à éduquer l'enfant comme un animal...(s'il est mauvais élève, c'est car il a un problème avec son cerveau...) autre vision de l'éducation, dangereuse.

Étudiant
Augmentation des frais d'inscription
étude des conséquences de cette politiques aux usa : frais augmentent de 500 %, 25-35 ans : nombre de diplômés inférieur à la génération précédente
les députés UMP proposent des mesures à l'américaine... qui ne marchent pas aux usa !

Enseignant
ceux qui font plus d'enseignement seront plus payés...or à l'heure actuelle, c'est déjà difficile d'avoir des heures complémentaires, ce sera impossible.

Étudiant
Les universitaires sont méprisés, les arrangements proposés sont ridicules
arrêter la grève alors qu'on n'a eu aucune avancées : non !

Étudiant
AG Paris 1, 2, 3, 4 : a produit un appel à continuer la lutte

Vote de la plate-forme de revendications : reconduite à l'unanimité

Perspectives et moyens d'action

Étudiant
Commission réflexion textes, étudie les textes de lois
on a contacté les députés communistes. Début mars : communiqué de presse (pc, ps, verts) demande la mise en place de discussion sur la loi. Proposé à l'assemblée, refusé (pas étudié)
Ces députés ont quand même constitué une commission, on va essayer d'être reçu par eux

Étudiant
plate-forme re-votée : c'est bon signe, les gens ont envie de se battre contre le gouvernement
Victor n'a pas l'impression que le parlement peut changer quoi que ce soit. Il faut changer les choses dans la rue, dans les comité de mobilisation...
comment on construit la grève ?
Il y a beaucoup de gens au comité de mobilisation, mais pas assez de profs ! Ils devraient venir avec nous sur les lycées, aller voir les professeurs du secondaire.
Farnoux parle d'unité, il y en a eu une avec les bibliothécaires qui étaient en grève... ne le sont plus maintenant
le blocage fait du bruit, fait avancer les choses...

Enseignant
Réunion de profs dans la matinée : soucis de valider le second semestre
les étudiants veulent être associés à l'invention des modes de validation. Propose une réunion profs-étudiants d'ici trois jours. Pas d'idées pré-conçues, tout le monde veut continuer le mouvement
propose un vote de délégués : enseignants et chaque niveau de l'ufr 03

Enseignant
Il faut rester mobiliser
malgré tout, on a obtenu un certain nombre de choses
la grève est relativement efficace...est-ce que rester mobiliser ça veut dire reconduire la grève totale ? Est-ce qu'on peut envisager une grève partielle
si on veut valider ce semestre, que fait-on ? Monsieur Lelurin veut une autre modalité de grève

Étudiant
Des amis salariés n'étaient pas au courant que les facs étaient mobilisées !
Il faut differ des tracts au sortie des métro, sur les grands boulevards

Étudiant
Est contre la grève partielle. Prend l'exemple des lycées : recul de Darcos, puis difficultés à se re-mobiliser
ce mouvement est historique : profs qui ne se sont jamais mobilisés se mobilisent
consensus qui touche plein de monde
ce serait aberrant de reprendre les cours ! On est dans une dynamique, si on la casse avec une grève partielle on se tire une balle dans le pied.

Enseignant
Les enseignants et étudiants sont inquiets sur la validation du semestre, on va trouver une solution
il ne faut pas annoncer des reprises de cours, car le rapport de force avec le gouvernement nous est favorable (Pécresse accusée d'être responsable de la validation du semestre sur rtl), il faut en profiter, tenir compte de cette actualité médiatique

Étudiant
Importance de rester mobiliser
Division dans la population sur la question de la grève. Si on abandonne on se fera passer pour des agitateurs gauchistes qui font la grève pour le plaisir, et quand ils ont peur pour leur année retournent en cour
De grandes choses peuvent être acquises par les grèves (ça a été le cas tout le long du siècle)
la prochaine manif c'est la 1er mai : c'est loin, il faut faire d'autres choses avant
on ne gagne rien sans rien : si le sacrifice est nécessaire, faisons le !

Étudiant
On parle de radicalisation du mouvement : le blocage en est une forme. Ce serait une manière de soutenir les bibliothécaires
De plus certains étudiants ont encore cours...

Enseignant
Démission des responsabilités administratives et pédagogiques : votées en cnu
décision doit être pesée...lourde en responsabilité mais peut-être efficace

Enseignant
La banalisation est effective
qu'il y ait des cours ou non, il n'y a plus personne à la fac (même aux mercredi de Michelet)
la question de la validation ne se pose même plus ! Il faut dire à la ministre : maintenant, nous ne pouvons plus valider, à cause de vous ! C'est la seul moyen d'action que nous avons
Quand un cheminot est en grève, son train n'arrive pas à destination !
La non validation est un horizon indépassable

Étudiant
C'est un discours dangereux, les travailleurs veulent quand même être payés même s'il font grève
Il faut en discuter en comité de mobilisation

Enseignant
La grève et la démission ne change rien. La seule chose qu'on peut mettre dans la balance : la validation du semestre.
Il faut agiter le spectre de la non validation du semestre à l'extérieur de l'université ! (ce qui n'empêche pas que les profs trouvent des solutions pour régler le problème)


Étudiant
Stérile de parler ici de la validation du semestre

Étudiant
Appel qui partirait de la sorbonne : « si pas de satisfaction, pas de diplômes », on pourrait être suivi par les autres facs et faire flancher le gouvernement très rapidement

Étudiant
Il ne faut pas dé-solidariser les deux mouvements (profs étudiants)
beaucoup de contestations éparpillées (poste...), on ne dit pas que c'est une politique générale, il faut le dire !
Unification des différentes protestations

Étudiant
Il faut faire avancer le mouvements : faire des choses avant le premier mai : s'ouvrir vers l'extérieur.
Le barrage filtrant est un moyen d'action à essayer, si ça n'est pas efficace, on abandonnera.
Appel à la journée du 2 et du 8.
Il faut se tourner vers l'extérieur

Enseignant
tout le monde s'en fout du blocage. Personne ne vient à la journée mercredi de Michelet

Enseignant
Le problème des personnels de bibliothèques justifie le blocage...mais n'est pas suffisant, n'affolera pas les populations, ne sera pas hyper médiatique.
Les profs et les étudiants font la grève ensemble, pas la peine de bloquer.

Étudiant
il faut être complice et pas otage du mouvement : l'argument de la non validation est mauvais : il faut des concertations communes entre étudiants et profs pour la validation

Étudiant
Le blocage permet l'échange avec les étudiants de la fac, la dicussion
La menace de non validation risque de désolidariser certains étudiants du mouvement


Votes des perspectives
Reconduction des points déjà votés
Appel à la non validation du semestre si les exigences des universitaires ne sont pas entendues
Pas de barrage filtrant
Une délégation étudiante a été élue pour participer à la commission de validation du semestre qui aura lieu vendredi

La prochaine AG se tiendra mardi 7 avril à 12 heures